Le féminisme islamique est-il un pseudo-féminisme ? *

par Avr 25, 2016Articles de fond, Islam, Laïcité, Québec humaniste, Religions0 commentaires

Michèle Sirois

Michèle Sirois

Michèle Sirois est anthropologue et membre de PDF-Québec (Pour les droits des femmes du Québec) et co-auteure de Individu et société. Introduction à la sociologie, Gaétan Morin éd., 2009, 4e éd.

* Ce texte est une mise à jour du texte publié dans sa forme originale sur le site Sisyphe : Michèle Sirois « Le féminisme islamique : nouveau concept ou leurre efficace ? », 27 décembre 2012 http://sisyphe.org/spip.php?article4342

« Nous avions jadis les mêmes ennemis : le patriarcat et les lois divines. » [1] Voilà le cri du cœur que nous a lancé un groupe de féministes laïques algériennes et iraniennes dans une lettre ouverte adressée aux amies féministes. Avec l’avènement du féminisme islamique, qu’en est-il actuellement de cette communauté d’intérêts et d’objectifs avec le mouvement féministe ? À quelle sorte de féminisme nous convie le féminisme islamique ? Le féminisme qui s’inscrit dans un référent religieux, et plus spécifiquement le féminisme islamique, existe-t-il vraiment en tant que mouvement qui défend la pleine et entière égalité des femmes avec les hommes ?

Ce concept suscite plusieurs questions : comment articuler toutes les atteintes aux droits des femmes avec la perspective d’un féminisme islamique ? Ce dernier est-il un leurre ou un réel instrument d’émancipation des femmes ?

Le féminisme peut-il s’appliquer aux diverses cultures ?

Plusieurs théoriciennes du féminisme islamique travaillent à « décoloniser » le féminisme. Le texte « Les femmes musulmanes sont une vraie chance pour le féminisme. Entretien avec Zahra Ali » [2] est très révélateur de la volonté de ces « féministes islamiques » de lutter contre l’« impérialisme occidental ». En effet, comme partout, les groupes dominés contestent leur place sur l’échiquier mondial et revendiquent un meilleur partage des richesses et des pouvoirs. Le féminisme islamique s’inscrit dans cette mouvance antiimpérialiste. Le féminisme qualifié d’occidental par les gens de cette mouvance anticolonialiste, est alors suspecté d’imposer des modèles qui ne conviennent pas aux femmes musulmanes. D’où la nécessité d’y substituer un féminisme islamique, à l’image du black feminism revendiqué par certaines femmes noires anticolonialistes. En fait, les féministes islamiques ignorent sans doute que le féminisme n’est pas occidental par essence, puisqu’il a réussi à émerger en Occident uniquement en se battant contre les traditions. L’émancipation des femmes en Occident n’a pas été plus « naturelle » qu’elle peut l’être dans d’autres traditions, qu’elles soient musulmanes, hindoues ou juives.

Le féminisme islamique a émergé dans les pays où les femmes vivent sous lois musulmanes (ex. Iran et Indonésie) et qui n’ont d’autres moyens pour obtenir des réformes en faveur des femmes que de présenter la recherche d’égalité comme étant conforme au Coran. Leur réel but est d’obtenir plus de droits et plus d’émancipation pour les femmes. Cependant, leurs réformes restent souvent modérées, car de très fortes résistances émergent lorsqu’elles touchent à des questions comme l’héritage. Certaines féministes du Maghreb ont d’ailleurs renoncé à revendiquer la pleine égalité des femmes quant à leur part d’héritage, craignant pour leur propre sécurité, notamment dans un contexte de montée de l’islamisme et de l’expansion du wahhabisme financée par l’Arabie saoudite.

Tout autre est le féminisme islamique qui est véhiculé par les femmes qui vivent sous lois laïques (ex. en France ou au Québec) et qui tentent de se référer à la religion musulmane comme source principale de leur féminisme. Tel fut la Collective des féministes musulmanes [3] qui décriait le projet de Charte de la laïcité présentée par le Parti québécois à l’automne 2013 afin de permettre aux femmes voilées d’occuper des emplois dans les institutions publiques tout en arborant un signe religieux ostentatoire. En fait, ces féministes défendaient davantage le port du voile que les droits des femmes. Quand on met de l’avant les libertés religieuses en faveur de pratiques sexistes et discriminatoires, le résultat peut-il être autre que de restreindre le mouvement de libération et d’émancipation des femmes ?

Autre question importante soulevée par ce concept de féminisme islamique : comment pourra-t-on réaliser un mouvement féministe solidaire dans un Québec où la majorité des femmes ont le « privilège d’être blanches » (pour reprendre un thème cher à l’analyse de l’intersectionnalité des oppressions qui fait, entre autres, la promotion du concept de « blanchité »), si on fragmente la lutte contre l’oppression patriarcale au nom de la lutte antiraciste et anticolonialiste ? On doit absolument tenir compte de ces oppressions et être solidaires des femmes qui sont minoritaires, afin d’atteindre non seulement l’égalité entre les sexes, mais aussi l’égalité entre les femmes. Cependant, on ne doit pas perdre de vue la direction qui doit unir toutes les femmes dans la lutte contre le patriarcat. Il faut recentrer la lutte autour du féminisme « radical », à savoir enlever le mal à la racine, c’est-à-dire le patriarcat qu’il soit chrétien, juif, musulman, hindouiste ou bouddhiste.

Le féminisme islamique évoque, comme justification de sa pertinence, l’hypersexualisation qui sévit en Occident. Il est vrai que l’hypersexualisation est une manifestation de la société patriarcale occidentale actuelle. Cependant, est-ce que lui substituer un patriarcat islamique est un bon moyen de lutter contre une des formes occidentales du patriarcat ? Les trois religions monothéistes sont patriarcales [4] et le féminisme a toujours combattu les diktats religieux qui oppriment les femmes. Certes, il peut y avoir des féministes islamiques, chrétiennes, juives ou hindouistes, mais ces féministes peuvent-elles vraiment prétendre s’inspirer de leur religion pour contester leur religion patriarcale ? Une relecture des textes dits sacrés peut apporter certaines améliorations à la condition des femmes, mais elle nous semble loin d’être suffisante pour assurer la pleine égalité des femmes avec les hommes, notamment parce que la suprématie des hommes est légitimée par le texte « sacré » lui-même.

Le Coran peut-il être source d’émancipation des femmes ?

Voilà quelques-unes des questions que je poserais à celles qui affirment puiser leur féminisme dans le texte du Coran. Comment concilient-elles leur « féminisme » avec certains extraits du Coran [5] où les hommes peuvent battre leurs femmes à la simple crainte d’infidélité ou quand elles n’obéissent pas (Sourate 4 : 34), où les femmes menstruées sont déclarées impures (Sourate 2 : 222), où l’homme peut répudier sa femme (Sourate 66 : 5), où le témoignage d’une femme ne vaut que la moitié de celui d’un homme (Sourate 2 : 282), où le garçon recevra une part d’héritage qui sera le double de celui de la fille (Sourate 4 : 11), où les hommes ont autorité sur leurs femmes du seul fait de la préférence de Dieu en leur faveur (Sourate 4 : 34), où la virginité et la jeunesse des femmes sont considérées comme des valeurs très importantes (Sourate 56 : 35-38), où les femmes doivent être fidèles à leur mari alors qu’eux ont droit à plusieurs femmes et à des captives (Sourate 23 : 1-6), etc. Quoique Mahomet ait apporté un certain progrès à la condition des femmes bédouines du VIIe siècle, il s’avère que la domination des femmes musulmanes ne peut être attribuée uniquement à des interprétations patriarcales du Coran. L’infériorisation des femmes se trouve bien inscrite dans le Coran lui-même. On pourrait d’ailleurs faire le même constat pour le christianisme ou pour le judaïsme.

Quand les féministes islamiques vont-elles commencer à dénoncer les privilèges accordés aux hommes par le Coran même, et non pas seulement à cause d’une interprétation patriarcale de la tradition islamique ? En fait, plusieurs musulmanes qui se disent féministes se contentent de négocier individuellement une amélioration de leur situation personnelle : elles font rédiger un contrat de mariage où le mari s’engage à avoir leur accord pour prendre une deuxième épouse ; elles font des demandes pour faire enlever le voile qui sépare la partie des femmes dans la salle de prière à la mosquée, ou pour avoir le droit de se baigner (selon des horaires non-mixtes, avec un burqini ???), etc. Comme elles ne remettent pas en question fondamentalement le patriarcat de leur religion, comment pourraient-elles être solidaires des autres femmes musulmanes qui n’ont pas le même pouvoir de négociation qu’elles ?

On peut remarquer qu’il y a très peu de contestations de ces féministes islamiques à propos des versets du Coran qui traitent du statut et des rôles traditionnels des femmes dans la famille. Ont-elles peur de contribuer à stigmatiser les hommes de leur communauté d’appartenance ? On a l’impression de retrouver le même aveuglement que celui des partisans de la gauche avant la chute du Bloc de l’Est, ceux-ci ne voulant pas dénoncer les abus autoritaires et les violations des droits de la personne qui avaient cours dans ces pays, de peur de stigmatiser les partis communistes.

Chez plusieurs féministes islamiques, on sent davantage de solidarité envers les hommes de l’Oumma (communauté musulmane qui dépasse les frontières) qu’envers les femmes des autres pays et religions. Est-ce que ce féminisme s’inscrit bien dans la tradition du féminisme québécois qui s’est forgé à partir de la solidarité des femmes afin de combattre le patriarcat ainsi que les lois « divines » qui renforçaient la domination des femmes ?

Le féminisme islamique est peut-être une stratégie qui se justifie dans une société islamique autoritaire et quand il n’y a pas moyen de faire avancer la cause des femmes autrement. Par contre, dans nos sociétés plus libérales, le féminisme islamique n’est-il pas une tactique de récupération des frustrations des femmes ou un moyen pour marquer l’identité d’un groupe social minoritaire face au groupe dominant et, finalement, constituer essentiellement un outil de contestation du féminisme occidental et, plus largement, de la société occidentale ? Nous sommes en droit de questionner le « féminisme islamique » en nous demandant s’il est aussi, ou même surtout, un instrument dans les mains de groupes d’intérêts politiques.

Que penser du voile ?

La question du voile ne peut être évacuée facilement, parce qu’il est ostensible et ostentatoire dans notre société. De plus, la multiplication de ces voiles ne peut être détachée de l’histoire politique récente et de l’essor de l’islamisme politique sur la planète.

Pour commencer, il faut bien distinguer entre les motivations qui amènent à porter le voile et la signification du voile. Il existe plusieurs motivations pour porter le voile : le besoin de s’identifier à un groupe, le désir de respecter la volonté de Dieu qui demande que la femme soit modeste, le désir de s’opposer à ses parents, etc. Par contre, il n’existe qu’une seule signification à ce symbole religieux : le voile est un signe religieux sexiste et discriminatoire, car seules les femmes doivent cacher leurs cheveux pour ne pas « stimuler la concupiscence de l’homme ». Le message est : « Cette femme est la « chasse gardée» du père, du mari, du frère, de l’oncle, du fils ». C’est donc un signe de soumission aux diktats des hommes qui se camouflent derrière une prétendue soumission à Dieu. La plupart du temps, les hommes ne portent pas l’identité de leur groupe : ils s’habillent à l’occidental (jeans, baskets, casquette, coupe-vent, etc.), se baignent en maillot, portent des manches courtes quand il fait chaud et même parfois des bermudas, etc. Dans le film iranien « Une séparation », gagnant de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2012, les femmes voilées étaient pratiquement les seuls repères qui nous permettaient de dire que nous étions en Iran, les hommes étant presque tous habillés à l’occidentale. D’ailleurs, pourquoi la fidélité à leur religion et à leur Dieu imposerait-elle aux femmes musulmanes de retourner aux modes vestimentaires de l’Arabie du 7e siècle après Jésus-Christ, tout en permettant aux hommes musulmans de pouvoir s’habiller comme les autres hommes du 21e siècle ?

Le voile envoie comme message que ce sont les femmes non-voilées qui provoquent et excitent les hommes avec leur chevelure. C’est la femme qui est responsable de se cacher, et non pas l’homme de contrôler ses propres désirs. Auparavant au Québec, il en était de même avec la question du viol : la femme était coupable d’avoir été violée, car elle n’était pas au bon endroit, pas à la bonne heure, habillée de façon jugée provocante, avec un passé qui montre qu’elle n’était plus vierge, etc. Faut-il s’étonner que les Québécoises, qui ont lutté pour que ce soit l’homme qui soit considéré coupable du viol et non pas la victime, aient l’impression que la banalisation du voile fait reculer leurs luttes pour l’émancipation ?

La liberté de choix du voile n’est qu’un leurre. Quand un certain nombre de femmes portent le voile, les autres femmes sont souvent accusées d’être immodestes, provocantes, voire même d’être des « putains ». Il existe actuellement au Québec et ailleurs dans le monde une montée des pressions communautaires qui font croître le port du voile. Comment expliquer que ce voile soit imposé ou « librement choisi » dans la période qui entoure l’arrivée des menstruations, sinon que le voile est un instrument de contrôle de la sexualité et de la fécondité des femmes ? Comment expliquer que, de plus en plus, ce sont de toutes petites filles qui le portent. Un libre choix à cinq ans ? Ou plus vraisemblablement un instrument de visibilité pour un mouvement politique qui s’appuie sur la mainmise des hommes sur la sexualité des femmes. En fait, l’islam politique, aussi appelé islamisme, semble encourager cette visibilité que lui apporte le voile islamique.

Plusieurs tenants de la laïcité ouverte aux accommodements religieux, et au voile islamique, affirment que cela va favoriser l’intégration des femmes, notamment en leur permettant de travailler dans la fonction publique. Cet argument n’est corroboré par aucune étude. Notons, à ce sujet, qu’il n’a été aucunement mention du port du voile comme moyen d’intégration des femmes musulmanes à l’intérieur du plan d’action 2012-2015 qui a émergé des ateliers organisés à Montréal par les États généraux sur la situation des femmes immigrées et racisées. [6] N’est-ce pas ces restrictions imposées aux femmes, et de plus en plus aux toutes petites filles, qui permettent de repérer les adeptes de la religion musulmane et d’établir un dangereux profilage ethnico religieux, notamment contre l’ensemble de la communauté maghrébine et moyen-orientale ? Ce profilage est favorisé, entre autres facteurs, par les accommodements religieux et le manque de balises fermes touchant la laïcité.

Le féminisme islamique peut-il renouveler le féminisme ?

Un certain nombre de femmes qui s’affirment féministes islamiques sont liées à des mouvements politiques qui s’inscrivent dans la mouvance des Frères musulmans ou des pétromonarchies conservatrices. Serait-ce pour cela qu’elles ne condamnent pas les déclarations des représentants des Frères musulmans en Égypte qui se sont prononcés contre la loi d’interdiction de l’excision adoptée en 2008 ? Alors que l’organisation mondiale de la santé révèle que plus de 80% des femmes égyptiennes sont excisées, Azza El Garf, une députée du parti des Frères musulmans égyptiens, a affirmé en mars 2012 que ceux-ci voyaient l’excision comme une opération d’embellissement de la femme. [8] Serait-il plus facile de dénoncer les chirurgies esthétiques occidentales que celles qui sont promues par des musulmans afin d’exciser les femmes ?

N’est-il pas présomptueux d’affirmer, comme le fait Zahra Ali, que le féminisme occidental piétine et tourne en rond et que l’arrivée de femmes musulmanes constitue une véritable chance de renouveler notre féminisme ? Est-ce que cela ferait avancer ou bien dévier le combat fondamental que nous devons continuer de mener contre l’atteinte aux droits des femmes ? En mai 2009, la prise de position de la Fédération des femmes du Québec en faveur du voile a plutôt créé une scission qu’un avancement du mouvement féministe. Depuis, on constate que plusieurs femmes se sentent trahies par un féminisme embourbé dans le relativisme culturel et criant au racisme, à la xénophobie et au colonialisme aussitôt qu’on parle d’accorder la priorité aux droits des femmes plutôt qu’aux libertés religieuses, ou encore d’imposer des limites à la diversité des pratiques culturelles afin de respecter l’intégrité physique et psychologique des femmes, et de favoriser leur intégration. Pour reprendre les mots de Yolande Geadah, nous devons promouvoir le droit à la différence, mais non pas la différence des droits. [7]

Voilà pourquoi des doutes sérieux sont soulevés quant à la validité d’un concept comme le féminisme islamique et à la pertinence des justifications apportées au port du voile dans les institutions publiques. Après les luttes de libération nationale qui ont mené à l’indépendance de plusieurs pays soumis à la colonisation, en 2011 le printemps arabe a révélé une importante quête de liberté. C’est dans ce contexte que la question des droits des femmes est devenue l’un des enjeux importants de ces révoltes. Plus que jamais un mouvement féministe authentique et sans frontières s’avère essentiel pour l’émancipation de toutes les femmes, quelles que soient leur communauté d’origine, leur classe sociale, leur orientation sexuelle ou leurs convictions spirituelles.

  1. Féministes laïques algériennes et iraniennes, « Lettre ouverte à nos amies féministes. Nous avions jadis les mêmes ennemis : le patriarcat et les lois divines » http://sisyphe.org/spip.php?article3309
  2. Contretemps, « Les femmes musulmanes sont une vraie chance pour le féminisme ». Entretien avec Zahra Ali, 24 novembre 2012 http://www.contretemps.eu/interviews/%C2%AB-femmes-musulmanes-sont-vraie-chance-f%C3%A9minisme-%C2%BBentretien-zahra-ali
  3. La Collective des féministes musulmanes, « Pas en notre nom ! », Le Devoir, 26 septembre 2015, http:// www.ledevoir.com/politique/quebec/388346/pas-ennotre-nom
  4. Michèle Sirois, « La place et le rôle de la femme dans l’islam, le christianisme et le judaïsme » http://sisyphe. org/spip.php?article4341
  5. D. Masson, Le Coran, tomes I et II, Paris, Gallimard, 1967, collection Folio classique, no 1233 et 1234
  6. Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), Plan d’action 2012-2015 Issu des États généraux sur la situation des femmes immigrées et racisées 20-21 et 22 janvier 2012, http://etatsgeneraux2012.files.wordpress. com/2012/05/plan-daction-c3a9tats-gc3a9nc3a9raux1. pdf
  7. Jessica Gray, «Islamist Parliamentarian Objects to Egypt’s Ban on FGM», 27 mars 2012 http://womensenews.org/story/genital-mutilation/120327/islamist-parliamentarian-objects-egypts-ban-fgm#.UOS53uTAfYK
  8. Françoise Guénette, «Une laïcité à peaufiner», Gazette des femmes, 1 octobre 2007 http://www.gazettedesfemmes.ca/2226/une-laicite-a-peaufiner/

 

Programmes contre la radicalisation

Quelle radicalité veut-on combattre avec les budgets étatiques, l’argent des payeurs de taxes, avec ces programmes maintenant établis tant au niveau de la province du Québec que de la ville de Montréal ?

S‘agit-il de combattre l’exigence radicale que notre peuple demeure religieux, prêt à servir de poules pondeuses et chairs à canons ? S’agit-il d’endiguer les 1 % qui s’accaparent  radicalement la quasi-totalité des ressources mondiales ? S’agit-il de stopper la destruction radicale de l’environnement planétaire ? S’agit-il de démanteler la corruption radicale des partis politiques ? S’agit-il de stopper l’assaut radical en cours sur les services de l’État québécois en éducation et en santé ? Alors si tel est le cas, c’est avec enthousiasme que je paierai mes taxes et impôts pour ces magnifiques programmes contre la radicalisation. CB

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