Pourquoi avons-nous besoin, au Québec, d’un programme universel et obligatoire de formation à la citoyenneté plutôt que notre actuel programme d’éthique et culture religieuse ?

par Avr 24, 2016Articles de fond, Éthique, Laïcité, Québec humaniste0 commentaires

CLAUDE BRAUN

CLAUDE BRAUN

Administrateur et éditeur en chef du "Québec humaniste"

Claude Braun a été professeur de neurosciences cognitives à l'UQAM de nombreuses années. Retraité depuis peu, Il a publié nombres de documents de recherches sur le sujet. Il a été également éditeur du "Québec laïque"  et est depuis quelques années l'éditeur en chef  de notre revue "Québec humaniste" Il a également publié "Québec Athée" en 2010. Téléchargeable gratuitement en utilisant ce lien avec  les compliments de l'auteur.

NDLR Le texte qui suit n’engage que l’auteur. La proposition qui y est formulée n’a pas été discutée au Conseil national de l’Association humaniste du Québec et ne représente donc pas un point de vue officiel de l’association.

Le Québec a besoin d’un programme de Formation à la citoyenneté, en remplacement total du programme d’Éthique et culture religieuse actuel. Ceci est nécessaire parce que presque toutes les problématiques, qui sont d’importance éthique, sont tabou dans notre système scolaire, et même dans beaucoup de familles. C’est en grande partie, mais pas exclusivement, à cause de l’autoritarisme obscurantiste de notre passé religieux ainsi que de celui de nos nouveaux immigrants. Le but avoué et officiel du programme actuel d’ÉCR est de favoriser le « vivre ensemble ». Mais de limiter le « vivre ensemble » à un enseignement factuel d’un grand nombre de religions, ne couvre qu’une dimension extrêmement limitée de la vie éthique, sociale, culturelle. Pire ! Il mise sur une sensibilisation, ouverture et tolérance ne portant que sur les aspects les plus archaïques, les plus obscurantistes, les plus autoritaristes et absolutistes de la culture humaine. Le programme ÉCR est un recul majeur par rapport à la situation qui prévalait auparavant au Québec. Avant ÉCR, instauré en 2008, au moins les élèves québécois pouvaient se faire inscrire ou s’inscrire eux-mêmes (à partir de 14 ans) à une formation morale dans laquelle on abordait, même si superficiellement et avec de faibles moyens, une grande diversité de problématiques de la modernité, dont plusieurs ne sont même pas conceptualisées par les révélations initiales des diverses religions (ex. : droits et libertés des enfants, internet, contrôle chimique des naissances, avortement chirurgical, reproduction assistée, etc.).

Le Québec a besoin de comprendre pourquoi de nombreux parents souhaitent que leurs enfants soient endoctrinés dans une mentalité éthique absolutiste. Ils cherchent une solution facile et simple pour que leurs enfants ne commettent pas d’impairs, résistent aux tentations de la déchéance, se comportent de façon radicalement domestiquée. Sans nécessairement faire la réflexion requise pour en mesurer la valeur, les parents souhaitent que les enfants se fassent subjuguer par un code simple qui puisse les confiner à un nombre limité d’attitudes, de croyances et de comportements qui feront en sorte que les parents n’auront pas de « problèmes » avec eux. La religion de leur groupe ethnique apparaît dans un tel contexte comme une solution toute prête, capable d’inoculer leurs enfants contre toute déviation possible du chemin de vie simple, limpide et droit qu’ils pensent approprié pour leurs enfants.

Le Québec a besoin de convaincre ses citoyens que la religion, qu’elle soit enseignée culturellement ou dogmatiquement, imposée à l’école aux enfants, n’est pas la solution. Plus précisément il faut expliquer en quoi il s’agit d’une solution inefficace par rapport au but. Oui, il est valable de former les élèves pour que les parents puissent vivre confortablement et sereinement leur parentalité. Et oui, le Québec est capable de formuler une façon efficace, moderne et consensuelle d’y arriver. Mais attention, on ne forme pas les enfants à l’école seulement pour satisfaire les plus crasses besoins des parents ni pour parer aux craintes les plus excessives de ces derniers. Nous formons les enfants au bénéfice d’abord et avant tout des enfants eux-mêmes.

Le Québec a besoin d’un programme de formation à la citoyenneté aussi parce que beaucoup de parents sont mal équipés pour former de futurs adultes autonomes, sains, épanouis, conviviaux, productifs, et heureux. Nombreux sont les parents québécois analphabètes (800,000 selon une évaluation gouvernementale datant de 2016), déficients mentaux (2 % de la population), criminels (.04 % selon statistiques Québec). Ce sont des faits qui doivent être constatés et auxquels l’État doit faire face par son système scolaire.

Le Québec doit déboulonner le mythe toxique voulant que les enfants soient l’exclusive propriété de leurs parents. Le Québec doit aussi renverser la campagne démagogique et populiste en cours du gouvernement du parti Libéral du Québec et du parti Coalition Avenir Québec promouvant la dévolution du pourvoir des commissions scolaires pour le placer entre les mains des parents. Qu’il existe des commissions scolaires ou pas, c’est à l’État démocratique de financer et de livrer le système d’éducation publique de la nation. La Direction de la Protection de la Jeunesse nous démontre qu’il est parfois nécessaire, heureusement le moins souvent possible, de protéger des enfants contre leurs propres parents. Le Québec doit accepter et même entreprendre avec détermination la formation collective de ses propres citoyens tout en laissant beaucoup de marge de manœuvre aux parents. Par le truchement de son système d’éducation le Québec doit aider ses citoyens juvéniles à maîtriser la modernité afin d’y mieux survivre, de s’épanouir, d’accéder à des rôles contributifs pour l’avenir de l’ensemble de la collectivité, même si les enfants ne votent pas et ne contribuent pas aux caisses électorales des partis.

Le Québec doit aider ses enfants à comprendre ce qui leur arrive de façon à ce qu’ils absorbent leurs vécus en en prenant possession pour le mieux. Par exemple, il a toujours été tabou à l’école d’aborder dans le détail l’hygiène, la vaccination, les tâches ménagères, les diverses pratiques culturelles telles circoncision, transfusion sanguine, vaccination, de crainte d’empiéter sur des terrains « sensibles » des parents. Mais ce sont les enfants qui absorbent ces pratiques, c’est de leurs vies qu’il s’agit. Sans prôner un quelconque encadrement « forcé » de ces attitudes, croyances, pratiques, le programme de formation à la citoyenneté adopte le principe affirmant que l’enfant a le droit d’être informé de ce qu’il vit, de ce qu’il mange, de ce qu’on lui injecte, de comment on perce ses dents pour placer un plombage, des obligations qu’on lui impose, des privilèges qu’on lui accorde, d’où il a le droit d’aller et d’où il est interdit qu’il aille, de ce qu’on l’oblige à faire et de ce qu’on lui interdit de faire. Il faut le laisser comprendre le comment, quand, où, qui, et pourquoi du chemin qu’on lui trace et surtout du chemin qu’il va inexorablement se tracer lui-même qu’on veuille qu’il le fasse ou pas.

Le programme prend position résolument pour la transparence bien ajustée à l’âge, c’est-à-dire à la capacité d’absorption de l’enfant. Le programme québécois de formation à la citoyenneté rejette une position totalement libertaire, bien entendu, puisqu’il reconnaît que la capacité d’absorption des questions éthiques est une faculté qui ne part de rien à la naissance et se développe graduellement. Mais le programme rejette aussi tout bienfondé d’un quelconque contrôle absolutiste, autoritariste, dogmatique, phobique ou irrationnel des enfants. Plutôt, il affirme une grande valeur à donner aux enfants d’une information de bonne qualité sur les décisions que prennent les adultes à leur égard et qui concernent leur quotidien comme leur avenir. Le programme de formation à la citoyenneté prend parti contre l’interdiction de connaître et comprendre. Il ne la tolère pas et cherche même à la contrer. Dans sa formation à la citoyenneté, le Québec va dire la vérité aux enfants et cessera de leur mentir, de les manipuler, de les enfermer dans des visions du monde déconnectées de la modernité.

Les principes sous-jacents au programme de formation à la citoyenneté

Le programme de formation à la citoyenneté du Québec se résume à quelques principes :

  1. La vie moderne comporte suffisamment d’écueils pour qu’il soit valable et nécessaire d’équiper les enfants pour voir venir ces écueils, pour savoir comment eux-mêmes les éviter, pour qu’ils puissent résolument leur survivre. Ces écueils sont bien nombreux et bien réels. Le programme est donc, entre autres, un cours d’auto-défense contre les menaces de la vie moderne.
  2. Le programme prend parti pour miser sur la constatation des faits et sur l’usage de la raison pour résoudre les dilemmes moraux.
  3. Le programme instaure, sans compromis possible, un seul dogme, qui est le bienfondé de l’apprentissage du BIEN-VIVRE ENSEMBLE comme principe éthique central.
  4. Le programme exclut tout autre dogme et n’aborde pas les visions du monde dogmatiques sauf brièvement en passant et obliquement.
  5. Le programme adopte une pédagogie sérieuse et ambitieuse, axée sur l’apprentissage d’abord et avant tout, et ensuite sur la facilitation de la pensée critique. L’apprentissage est mesuré, contrôlé et exigé. L’enfant doit réussir son cours de formation à la citoyenneté, examen quantitatif à preuve, pour recevoir son diplôme.
  6. Le programme vise à façonner en douceur des citoyens épanouis, productifs, socialement engagés, libres et justes.
  7. Le programme ne montre pas aux enfants ce qu’est le beau, le bon et le vrai versus le laid, le mauvais et le faux, mais habitue doucement les enfants à avoir des sensibilités sur ces registres.
  8. Le programme vise un équilibre entre la formation pratique du savoir-vivre et l’aspect formel, réfléchi, intellectuel.
  9. Le programme prend garde de transformer les enfants en « moralisateurs » à l’excès, qui se permettraient de passer des jugements moraux intempestifs, inexpugnables, tranchés, péremptoires, brutaux, sur les rapports humains.
  10. Le programme prend garde de ne pas instaurer chez les enfants une « anxiété » excessive face aux périls de la vie moderne. Plutôt il vise à instaurer une attitude de résolution de problèmes, de fortitude personnelle et d’autonomie morale.
  11. Le programme prend acte de nombreuses et complexes sensibilités contradictoires des parents en matière de formation civique et prend garde de heurter le moins possible ces sensibilités. Cependant, le programme n’hésite en aucun cas à cadrer un enseignement ou une discussion éthique dans les limites des institutions gouvernementales ainsi que du règlement scolaire et des lois municipales, chartes et lois provinciales ou fédérales canadiennes ainsi que de l’Organisation des Nations Unies (tant que le Canada adhèrera à cette organisation). Tant que l’enseignant restera dans cette enceinte conceptuelle, aucune abrogation parentale ne sera recevable.
  12. Le professeur en formation à la citoyenneté travaille dans le cadre des changements sociaux (ex. : mutations majeures de la composition ethnoculturelle de la population provenant de l’immigration), de l’évolution des technologies (ex. : internet), des débats sociaux (nouveaux droits, nouveaux problèmes affectant les enfants -l’usage des anabolisants chez les pubères et adolescents par exemple), des lois (ex : changements dans les lois sur la protection de la jeunesse), etc. Par conséquent, L’État prévoit que le professeur de formation à la citoyenneté soit assujetti à une formation continue, plus que les autres professeurs, lui permettant de rester à jour et compétent pour aborder l’actualité culturelle.

Les fausses solutions et mauvaises alternatives au cours éthique et culture religieuse

Beaucoup de mécontents et récalcitrants à l’égard d’ÉCR ont proposé des idées pour combler le manque à gagner : incorporation de l’enseignement culturel de la religion aux cours d’histoire, philosophie pour enfants, laisser seulement le programme d’éthique actuel en place

Il faut faire bien plus que cela pour équiper les enfants pour la modernité. Il faut leur apprendre un minimum de technoscience pour qu’ils puissent s’adapter à la quatrième révolution technoculturelle (machine à vapeur, électricité, pétrole, économie numérique). Il faut leur apprendre à survivre biologiquement en cette ère où l’espérance de vie s’en va littéralement à la baisse.

Il faut leur apprendre la tolérance en dehors des fiefs primaires et caducs des petits mondes ethnoculturels (qu’ÉCR assimile aux religions). Il ne suffit pas de se définir par son groupe religieux et d’affirmer qu’on « respecte » les autres groupes religieux. Le « vivre-ensemble » moderne requiert de cultiver des « tolérances » sur une multitude d’axes tels entre les sexes, entre les gens de diverses orientations et identités sexuelles, entre les gens de différents âges, de différentes couleurs de peau, de différentes orientations politiques, de différentes cultures, etc. Il faut aussi instaurer chez l’écolier un sens aigü de l’écologie si on veut que nos futures générations arrêtent la destruction massive de l’environnement. Rien de tout cela n’est abordé dans quelque révélation abrahmique que ce soit.

Les contenus du programme de formation à la citoyenneté

-La cyber-intimidation, pseudosciences, surconsommation, sectes, gangs de rue, drogues, réseaux sociaux -La mort : la mort digne a-t-elle une valeur ? Peut-on manquer de respect aux morts ? Devoir de mémoire ? Les façons de mourir dans les diverses cultures au Québec. Comment se préparer pour le décès des grands-parents, des oncles et tantes, etc.

-Le suicide, le désir de vivre, la dépression, la maladie mentale

-La maladie physique et le handicap, la souffrance, la compassion, l’accommodement -Les droits et responsabilités des enfants : droit à l’intégrité physique, droit à l’éducation, droit à l’alimentation et au gîte, droit à la dignité et au respect, etc. Responsabilités du maintien de la paix, tâches ménagères, poursuite des études, convivialité

-La santé : importance de l’exercice, de l’alimentation saine, de connaître la nature, du travail, des loisirs, des relations interpersonnelles

-L’hygiène : ses aspects personnels et publics, l’hygiène buccale, comment se garder propre, comment éviter l’infection, l’intoxication, l’aspect personnel et social de la vaccination

-L’écologie : comment préserver la nature pour les générations futures, comment se protéger de la pollution, comment polluer moins

-La criminalité chez les jeunes et surtout sur ses écueils et sa prévention. Prostitution, vente de drogues, gangs de rue, vol à l’étalage, pickpockets, travail au noir

-La sexualité: rapports intersexes, les variantes atypiques de sexualité, le viol, l’exploitation sexuelle, les droits des femmes, les différences entre sexes, l’hypersexualité, la commercialisation de la sexualité, le tourisme sexuel

-La violence à l’école, dans les sports, dans les familles, l’abus, l’inceste

-La fonction sexuelle, contraception, technologies de reproduction, maladies transmises sexuellement, l’hygiène sexuelle, etc.

-La parentalité: comment être de bons parents (vers la fin du secondaire)

-Les grands cas de figure des façons de vivre (célibat, couple, vie en commune, vie axée sur l’altruisme, sur le travail, sur le plaisir, etc.)

-La famille (variantes ethniques, familles reconstituées, multi-générationnelles, absence de famille, etc.) -L’amour, l’amitié, le copinage, la camaraderie, dans la classe, l’école, le groupe, la cohorte, la ruelle, la file d’attente, l’équipe, le voisinage, etc.

-Le terroir : le village, ville, quartier d’où on vient, l’enracinement/déracinement, l’identité ethnique face à la citoyenneté

-Le vivre ensemble dans des situations difficiles (vie de famille, inter-ethnique, intersexes, minorités sexuelles, riches et pauvres, groupes linguistiques, cultures différentes, etc.)

-Les droits et obligations de tout citoyen canadien et québécois, comparés à ce qui se passe dans le reste du monde. Droits de la personne définis par l’Organisation des Nations Unies et d’autres aspects de diverses institutions internationales auxquelles le Canada adhère.

-Les dilemmes imposés par la médecine moderne : peut-on demander à un enfant de fournir un rein à son frère parce que son rein est « particulièrement » compatible ? Est-il légitime de transplanter des organes ? Peuton recevoir le sang des autres ? Le trafic d’organes peut-il être librement commercialisé ? Quelles seraient les conséquences de la légalisation du clonage humain ?

-Les mères porteuses, fécondation in vitro, adoption internationale

-La science politique pour enfants, philosophie pour enfants, esthétique pour enfants, théories des sciences pour enfants (big bang, évolution, etc. : le grand paradigme sous-jacent à toute activité scientifique aujourd’hui).

-La joie, le jeu, le plaisir, l’amusement, le rire, l’humour, le partage, la convivialité, le voyage, les sports, les loisirs -Les plaisirs et utilités d’internet balancés par ses périls et déchéances

-Les difficultés et triomphes des passages: de la petite enfance à la puberté, de la puberté à l’adolescence, à l’âge adulte, à la vieillesse

-La bonne vie, la justice, la liberté, la pensée critique, l’autonomie, l’altruisme

-L’inégalité humaine et sa gestion (pourquoi certains enfants l’ont plus facile, comment on doit gérer ça ?) -La valeur de la paix. Quand la guerre est-elle justifiée ? Qui devrait décider quand il faut aller en guerre ? Qui devrait être soldat ? Peut-on tuer des civils au nom de la guerre ?

-Les religions, agnosticisme, athéisme, humanisme, laïcité, tolérance religieuse, terrorisme, fanatisme. -L’ère digitale. Comment maîtriser un clavier, maîtriser les suites de logiciels Office et Adobe, maîtriser ipods, ipads, ordinateurs, internet.

-Les arts et sciences domestiques. La valeur du rangement, de la propreté, de la bienséance, du bon voisinage, de la quiétude, de l’embellissement de la personne, de la maison, de l’environnement de vie.

-La saine alimentation. Les aliments de base qui sont bons et mauvais pour la santé, comment éviter l’alimentation surcalorique, l’importance de l’exercice, le végétarisme, végétalisme, véganisme, les conséquences de l’hypertransformation alimentaire. Les activités pratiques et sorties culturelles sont rapatriées à l’intérieur du programme de formation à la citoyenneté Le programme de formation à la citoyenneté comporte une haute proportion d’activités organisées en dehors du cadre de l’élève immobile à son pupitre écoutant l’enseignant discourir. Ces activités sont obligatoires et totalement financées par l’État. Aucune dérogation n’est permise. Ces activités sont encadrées par des professeurs spécialisés en formation à la citoyenneté, professeurs qui auront reçu les formations spécifiques aptes à assurer que les sensibilités des parents ne soient pas heurtées outre mesure et que les apprentissages correspondent au niveau développemental de la cohorte d’élèves.

-Projets d’engagement altruiste réel et concret dans la société (ex. : adoption par le groupe cours d’un enfant du tiers monde, par l’entremise de l’UNESCO, organisme auquel le Canada adhère officiellement).

-Activités de développement artistique, scientifique, intellectuel, les mains à la pâte (ex. : monter une pièce de théâtre, une foire scientifique, un récital de poésie, textes, chansons, humour, magie, etc., organiser des jeux intellectuels comme « génie en herbe »).

-Sorties culturelles, dans les musées, lieux de science et culture (accrédités et subventionnés par l’État), avec préparation pédagogique, encadrement et discussion avec le professeur de formation à la citoyenneté.

-Projets sur toute la session académique, sans rupture, concernant l’écologie : jardinage en jardins publics ou à l’école, prendre soin d’un parc local, hygiène d’une ruelle locale, etc.

– E x e r c i c e s d’hygiène personnelle ou interpersonnelle en compagnie d’experts accrédités et professionnels et formés spécifiquement pour faire le tour des écoles pour le programme de formation à la citoyenneté : dentiste, diététiste, médecin de famille, psychologue, etc.

-Activités entièrement financées par l’État sur des sites internet pertinents pour le groupe d’âge, encadrées par le professeur de formation à la citoyenneté qui a reçu une formation technique et pédagogique spécialisée à cet effet (création d’un site facebook, instagram, twitter ou autre, pour le groupe cours, utilisation de sites comme Wikipédia, ainsi que de nombreux autres sites). NB Les applications doivent être scellées et le professeur omniprésent et omniscient dans ce contexte pour éviter les bavures provenant de trolls, proxénètes, pédophiles, taxeurs, recruteurs, etc. …

-Activités sociales par internet telles arrimage d’écoles québécoises permettant des échanges de messages sous contrôle du professeur de formation à la citoyenneté.

-Activités financées par l’État de valorisation de l’école spécifique dans laquelle les enfants étudient, et d’identification à elle, telles conception, production et adoption d’icônes, logos, costumes s’ils le souhaitent, oripeaux, écussons, journée de la fierté de l’école, repas festif, … le tout préparé et organisé en collaboration avec les élèves et les parents

La formation à la citoyenneté : une révolution dans notre façon d’éduquer nos enfants

Voilà donc où se trouve la révolution nécessaire, la libération, la nouvelle pédagogie : accompagner et aider les enfants à devenir des citoyens équipés, autonomes, équilibrés, conviviaux, productifs, heureux, motivés, émancipés, plutôt que de les endoctriner, les méduser, leur mentir, leur cacher la signification de ce qui se passe concrètement dans leurs vies, ou, au mieux, de noyer leurs esprits dans des anachronismes insignifiants d’autres époques et d’autres lieux. Créer un lieu de rencontres pertinent à la vie réelle concrète, familiale, sociale, culturelle, économique, hors école, des enfants. Créer un lieu de très haute pertinence et d’intense participation pour les enfants, un environnement qui donne aux enfants le goût d’aller à l’école plutôt que de la fuir. Il faut jeter aux poubelles, sans appel, le programme actuel d’éthique et culture religieuse et il faut le remplacer par une formation humaniste à la citoyenneté.

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