Un adieu à un ami (Bernard Cloutier 1933 -2011)

par Jan 15, 2011À propos de l'AHQ, Fondation humaniste, Québec humaniste0 commentaires

MICHEL PION

MICHEL PION

Vice-Président et trésorier (président de 2010 à 2013)

Michel Pion est membre de l’AHQ depuis 2006, informaticien de profession il est membre du CA du l’AHQ depuis 2007 et a été l’instigateur principal de la campagne des « Autobus Athées » en 2009 et est à l’origine de la création du bulletin Québec humaniste.

« Ne le plaignez pas trop, il a vécu sans pactes, dans ses paroles comme dans ses actes. »

 Cyrano de Bergerac

Comme vous le savez déjà, un bon ami et pas le moindre des humanistes nous a quittés le premier janvier. Je m’en voudrais de ne pas dire quelques mots sur Bernard Cloutier, membre fondateur de l’Association humaniste et de la Fondation humaniste. La plupart d’entre vous êtes au courant que durant les derniers mois de sa vie Bernard avait pris ses distances de l’Association qu’il a aidée à mettre sur pied. D’autres plus éloquents que moi ont déjà évoqué sa contribution à l’AHQ. Je ne m’attarderai pas aux divergences de vues qui nous séparaient, car tellement plus nous rapprochait. Malgré qu’il ait tourné le dos à l’Association, je ne lui en ai jamais voulu et je continuais à aller le voir chez lui de temps en temps. Au courant de ma vie je n’en ai pas rencontré beaucoup comme Bernard. C’est sans doute l’homme le plus libre que j’ai eu le privilège de côtoyer, même si sa liberté avait un prix. Malgré ses travers (qui n’en a pas ?) je le trouvais fascinant et j’aimais l’entendre parler de ses voyages et de tous les projets qu’il caressait. Même jusqu’à la toute fin il a travaillé sans relâche et n’a jamais perdu sa foi dans les idéaux humanistes que nous partagions. Je ne suis pas près d’oublier toutes les soirées que beaucoup d’humanistes, sceptiques et amis de Bernard avons passées dans son grand appartement qui fut jusqu’à très récemment l’endroit de prédilection des membres de l’Association où nous avions plaisir à nous retrouver. C’est ce souvenir que je conserverai lorsque je penserai à Bernard. Il n’est plus là, mais il vit toujours dans ma mémoire, ce qui demeure la seule forme de vie après la mort à laquelle nous pouvons tous légitimement aspirer. Je le considérais comme mon ami et il va me manquer.

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