Cet article est un cri du cœur et un appel lancé à tous les humanistes afin qu’ils m’appuient dans un rêve fou, celui de prouver au monde entier que le Dieu d’Abraham n’était à l’origine qu’un être humain, élevé au rang de déité. En effet, je suis aujourd’hui convaincu qu’il est possible de démontrer, hors de tout doute raisonnable, que c’est bel et bien une alliance géostratégique conclue au Bronze Moyen (c. 2100–1550 AEC) dans le cadre d’une visée expansionniste de la Mésopotamie qui donna naissance au concept d’Alliance divine; concept sur lequel les croyants appuient toujours leurs réflexions théologiques.

Qu’est-ce que ça change ? Carrément tout ! À l’époque en cours des délires des fondamentalistes religieux, imaginez l’impact sur la crédibilité de leur message si de telles allégations s’avéraient convaincantes, vérifiables et irréfutables. Rêve utopique ? Peut-être pas

tant que ça… Voilà bientôt quinze ans que je me penche sur la question des origines de l’alliance biblique et que je m’emploie à tester et à assembler les éléments de preuves qui m’ont permis de peaufiner cette thèse. Au début, je trouvais l’idée intrigante, sans plus. J’étais seulement curieux de voir si le contexte historique soutenait une telle suggestion. Contre toute attente, plus je lisais, plus je réfléchissais, plus les arguments semblaient vouloir me donner raison. Comme je n’ai trouvé aucune étude en ce sens, je me suis donné
la mission d’en pousser les limites afin de voir qu’elles en seraient les objections et jusqu’où je pourrais la pousser.

Voici donc les grandes lignes de cette thèse qui résiste à un examen approfondi et qui se vérifie de multiples façons. À ce jour, je n’y ai trouvé aucune faille majeure. Elle répond aux critères de plausibilité, d’efficacité et d’irréfutabilité. Bref, elle colle si bien à la réalité, que j’espère que vous trouverez qu’elle mérite d’être très sérieusement considérée.

Un ramassis de vieux mythes

On estime aujourd’hui dans les milieux académiques que c’est sous le roi Josiah, un peu avant la destruction du premier Temple de Jérusalem par Nabuchodonosor, soit au 6e siècle avant notre ère et l’exil des Juifs à Babylone, qu’aurait eu lieu la réforme ayant conduit à la production de la Bible. En raison des évènements surnaturels qui y sont relatés, d’une chronologie défaillante et de l’absence de preuves archéologiques permettant de soutenir l’existence d’un monothéisme hâtif, les experts en sont venus à réfuter
tous les aspects historiographiques des récits de l’Ancien Testament pour n’y voir finalement plus que mythes et légendes. Mais si cette version minimaliste a finalement eu raison des facultés d’histoire et de théologie, force est d’admettre qu’elle s’oppose à ce que la tradition juive affirme depuis des siècles, voire des millénaires. Cette dialectique en apparence insoluble a malheureusement creusé un schisme profond entre les esprits critiques et les croyants. À tel point que les premiers ont jeté le bébé avec l’eau du bain tandis que les  seconds se sont retranchés derrière une foi aveugle.

Ce que j’ai découvert est fascinant : à une époque où la structure des traités politiques n’était pas encore parfaitement établie, le récit d’Abraham (Gn 12-25) décrit les circonstances entourant la mise en place d’une alliance géostratégique avec un roi mésopotamien. Si le
récit biblique ne nous laisse pas cette impression, c’est que nous faisons face à une étonnante illusion littéraire. En effet, tant que le récit de l’Alliance est abordé sous l’angle d’une expérience religieuse, le cerveau ne peut établir les inférences nécessaires pour en saisir le sens profond.

Pourtant, la clé de l’énigme se situe bien là, sous nos yeux. Le pouvoir de l’autosuggestion fait en sorte que le cerveau y lit bien davantage ce qu’on lui a appris, que ce qui y est écrit. Depuis notre tout jeune âge, on nous a appris que « Dieu » a fait une alliance avec Abraham. C’est donc ce que notre cerveau lit dans ce récit.

Pour bien saisir le sens de mon propos et la nécessité de revisiter nos présuppositions et connaissances sur les récits de l’Ancien Testament, il importe de comprendre que tous ceux qui les ont abordés l’ont fait sous l’angle de l’expérience religieuse. Donc, il est peu surprenant d’aboutir à des conclusions incomplètes en partant d’une prémisse biaisée.

Une étonnante illusion littéraire

Une des grandes énigmes de la Bible concerne l’origine et le sens des noms Élohim (Dieu) et Yahvé (« seigneur ») que l’on retrouve dans les textes. En effet pourquoi deux noms pour un seul et même dieu ? La théorie Documentaire, développée par Julius Wellhausen voilà plus d’une centaine d’années, mieux connue sous le nom de JEDP, prétend que ces noms proviennent de lieux géographiques différents. Le nom Yahvé, ou Jéhovah (J) proviendrait du sud, alors que le nom Élohim (E) proviendrait du nord. Il s’ensuivrait que les textes dont nous avons hérité seraient le produit d’un amalgame. La théorie Documentaire invite donc à découper les textes en fonction de l’utilisation des noms Élohim et Yahvé afin d’en retrouver les soi-disant textes « originaux ».

Mais si la théorie Documentaire a déjà produit quelques résultats intéressants, elle est également très sérieusement contestée, car aucun de ces textes supposés n’a jamais été trouvé. Elle ne produit également pas de résultats cohérents pour le texte qui nous  intéresse, soit Gn 12-25. Le problème, selon moi, c’est qu’elle part de la présupposition que les termes Élohim et Yahvé font appel à un seul et même personnage, en l’occurrence « Dieu ». Or, si cette présupposition se vérifie pour l’ensemble des récits bibliques, j’estime que celui de l’Alliance fait exception. On notera en effet que si Dieu s’y manifeste occasionnellement sous une forme immatérielle, il y apparaît beaucoup plus souvent sous une forme anthropomorphique. Je soutiens donc qu’il convient plutôt d’aborder ce texte comme un bloc logique qui fait référence à deux personnages distincts : un roi puissant (Yahvé) et une déité quelconque (Élohim). Élever ce roi au statut de dieu, c’est perdre de vue cette distinction importante, et avec elle, le fait que la figure anthropomorphe  faisait à l’origine référence à un être humain et la figure immatérielle à une divinité. C’est donc au fil du temps que l’amalgame entre Yahvé, l’être anthropomorphe et Élohim, l’être immatériel, s’est établi. En fait, ce qui devrait vraiment nous surprendre, c’est que le texte de l’Alliance présente une certaine cohérence même lorsqu’on perçoit Yahvé et Élohim comme un seul et même personnage.  

Pour retrouver le sens original du texte et contrer l’illusion littéraire dont nous sommes victimes, il convient de :
1. se méfier des noms que l’on retrouve dans le texte afin de s’attarder plutôt à identifier et dissocier la figure anthropomorphe de la figure immatérielle;
2. comprendre que la figure anthropomorphe dans le texte fait référence à un roi mésopotamien puissant qui cherche à soumettre les habitants de la vallée de Sodome et que la figure immatérielle fait référence à une quelconque déité.

Destiné à annuler et à inverser le lent processus évolutif qui a amené les premiers israélites à unifier Yahvé et Élohim dans leur psyché, cet exercice simple, mais combien révélateur, redonne au texte un sens qui, non seulement augmente considérablement sa cohérence et sa plausibilité psychologique, mais témoigne également de son authenticité.

Les quelques « bruits » éditoriaux qui vont à l’encontre d’une lecture parfaitement harmonieuse sont dès lors très facilement isolés et éliminés, car ils deviennent évidents. Ils sont le produit inéluctable des nombreuses transcriptions effectuées sous une poussée théologique ayant comme objectif la déification du « seigneur » de l’Alliance. 

L’asservissement de Sodome, un enjeu géostratégique

La perspective religieuse reste étrangement muette quant aux raisons qui motivent Yahvé à conclure une alliance avec Abraham. Par contre, la perspective séculière est sans équivoque. Elle nous amène rapidement à comprendre que la raison qui motive la mise en place d’une alliance est clairement établie en Gn 14. On y apprend, en effet, que les habitants de la vallée de Sodom, soumis à un roi
de Mésopotamie, se révoltent après douze années de servitude. Mal leur en prend, car le despote ne tarde pas à mener contre eux une campagne punitive. Mais comme Lot, le neveu d’Abraham, est fait prisonnier lors de la rafle, Abraham se lance aux trousses des oppresseurs qu’il attaque de nuit avec ses hommes, récupérant les captifs et les biens. Abraham est finalement honoré par les habitants de Sodome. En sa qualité de héros, Abraham exerce un ascendant moral sur les habitants de Sodome qui lui sont désormais redevables.

Ce chapitre est très souvent ignoré dans le cadre d’une perspective religieuse qui le considère comme non pertinent. En effet, on y parle de despotes, pas de Dieu ! Nombreux sont ceux, tout comme Thomas Römer, sommité du Collège de France, qui vont même jusqu’à
qualifier ce texte d’« erratique ». Il convient toutefois de se rappeler que les échanges commerciaux entre l’Égypte et la Mésopotamie ont toujours été importants. On comprend donc pourquoi ce « seigneur » aurait cherché à maintenir le contrôle sur Canaan, zone de passage obligée. Mais comme la distance qui sépare Canaan de la Mésopotamie rend toute contre-attaque difficile et risquée, il ne faut pas se surprendre de voir que la voie diplomatique sera privilégiée par le « seigneur » en Gn 15. C’est ainsi qu’une alliance fut conclue avec Abraham en échange de sa loyauté absolue et du respect des lois

Les habitants de Sodome qui cherchent à retrouver leur liberté refusent toujours de se soumettre et continuent à se montrer hostiles envers cette autorité distante. Lorsque le « seigneur » menace de détruire Sodome en Gn 18, Abraham négocie en leur faveur. Le « seigneur » accepte de se montrer clément si quelques-uns choisissent de se plier. Mais les Sodomites refusent d’emblée et choisissent
plutôt d’envoyer un message clair : ils sodomisent les représentants du « seigneur » afin de se venger de la douleur ressentie par la soumission qu’ils ont subie pendant ces douze années de servitude. Comprenant qu’il n’y a rien à faire avec ces habitants, le « seigneur » réduira la ville en cendres en Gn 19 afin d’en faire un exemple pour tout le royaume.

L’héritier « parfait »

Pour assurer une stabilité pérenne dans la région, il est impératif qu’Abraham produise un héritier digne de ce nom. Or, Abraham est marié à sa demi-sœur Sarah comme le veut la coutume d’endogamie qui permet de conserver le pouvoir et les biens aux mains d’une même famille. Comme il est incapable d’avoir un enfant avec sa demi-sœur, c’est finalement la servante égyptienne Hagar qui lui donnera un fils : Ismaël. La perspective religieuse ne permet pas de comprendre pourquoi ce premier fils ne convient pas à Dieu. Il faut s’en remettre à la tradition qui explique que ce n’était pas un bon garçon. Mais une lecture attentive montre que le texte est muet et ne
fait aucun commentaire en ce sens. La perspective séculière nous amène éventuellement à comprendre qu’un fils ayant du sang égyptien peut représenter un problème. En effet, on ne pourrait être certain de son allégeance envers la Mésopotamie en cas de conflit avec l’Égypte. Le « seigneur » ne laissera donc pas le choix à Abraham : c’est de Sarah que doit naitre le fils héritier de l’Alliance.

Les années passent avant que le « seigneur » ne revoit Abraham. Inquiet de constater que son allié n’a toujours pas eu d’enfant avec Sarah, il décide de prendre les choses en main et visite Sarah dans la tente (Gn 18:9/Gn 21:1). La perspective religieuse nous affirme que c’est l’esprit de Dieu qui visite Sarah pour la rendre fertile. Or, la perspective séculière est on ne peut plus claire : le « seigneur » visite Sarah afin de la mettre enceinte. Le texte se poursuit et confirme qu’Isaac vient au monde neuf mois plus tard. Comme Sarah
est la demi-sœur d’Abraham par leur père Téra, Isaac porte en lui les gènes de la famille. Il est non seulement le fils légitime, mais également l’héritier « parfait » de la promesse. 

Musulmans 1, juifs/chrétiens 0

Ismaël est sans contredit l’aîné d’Abraham et donc son héritier naturel. Comme le « seigneur » a tout intérêt à s’assurer qu’Abraham respectera ses volontés, il lui ordonne de sacrifier son fils, son unique, celui qu’il aime. La perspective religieuse nous amène à considérer Isaac comme le fils aimé, le fils « légitime » né de Sarah par la volonté de Dieu. Le texte de la Bible précise que le fils demandé en sacrifice est effectivement Isaac. Mais voilà, chez les musulmans, on s’entend sur le même récit, mais pas sur le nom du fils. demandé en sacrifice. Ils ne peuvent expliquer pourquoi, mais dans la tradition musulmane, ce n’est pas Isaac mais plutôt Ismaël que Dieu demande de sacrifier. 

Ce point de discorde est important, car il confirme que la tradition n’a pas toujours été claire et qu’une certaine ambigüité a persisté pendant probablement fort longtemps. C’est pourquoi j’estime que le nom d’Isaac aura été inséré dans les écrits à une époque tardive par des prêtres soucieux de « clarifier » les choses. Voyant qu’Abraham est prêt à exécuter son propre fils afin de lui obéir, le « seigneur », en tant que bon diplomate, fera preuve de compassion et épargnera Ismaël. Abraham, soulagé d’une telle épreuve, se montrera certainement très loyal et reconnaissant.

Un contexte favorable à la déification Les plus récents travaux de chercheurs tels que Smith, Grabbe, Lewis, et Finkelstein, confirment que le développement du monothéisme n’a pu survenir que tardivement, soit peu avant l’Exil de Babylone (6e siècle AEC). Ils nous apprennent également que Yahvé avait, à l’origine, bien plus d’affinité avec les anciennes déités locales (Baal, El, et Astarte) que ce que la tradition juive veut bien nous laisser entendre aujourd’hui. Sur cet aspect des connaissances, nous nous accordons. Tant que Yahvé
est considéré comme un « nouveau » dieu, aucune réponse n’est possible. Par contre, celles-ci affluent dès qu’on aborde le récit du point de vue d’une alliance séculière. Il convient toutefois de rappeler que le récit de l’Exode montre que Yahvé n’était pas connu sous ce nom au temps d’Abraham (Ex 6:3). Il devait donc être connu sous un autre nom.

Des preuves archéologiques confirment que Baal Berith (littéralement « seigneur de l’Alliance » en hébreu) était une déité locale vénérée à Shechem entre le 17e et le 11e siècle AEC. Cette déité était également connue sous le nom de El Berith « Dieu de l’Alliance ». S’il faut en croire la tradition juive, Abraham se serait établi à Shechem précisément à l’époque où le temple de Baal Berith a été construit. À cette époque, les israélites célébraient le culte des ancêtres. Or, si ce nom faisait référence à un roi généreux et bienveillant qui fit don de la terre de Canaan à Abraham et à ses descendants en échange du respect de ses lois, faudrait-il se surprendre que sa mémoire ait été célébrée sous le nom de Baal Berith? Puis, suite à l’importance que revêtit une telle alliance pour le peuple, sa mémoire sera
élevée au rang de déité et prendra le nom de El Berith (« Dieu de l’Alliance ») pour être finalement vénérée au même titre que les autres déités locales (Baal, El, Astarte).

YHWH, l’incarnation de tout un panthéon

Baal Berith fut célébré pendant quelques siècles, à une époque où Baal, El et Astarte étaient les déités principales de Canaan. Ce n’est que beaucoup plus tard que le nom de Yahvé fera son apparition. Aveuglés par des présuppositions théologiques, les chercheurs n’ont pas encore compris que Yahvé/Élohim n’est qu’un nouveau nom pour Baal/El Berith. Je suggère que ce changement de nom fut motivé par le désir d’intégrer les caractéristiques de plusieurs déités en une seule, afin d’en augmenter la puissance. Le concept de déité  composée était courant en Égypte alors que Canaan était vassal de cet état. Par ailleurs, personne ne soupçonne que la particule
théophorique Yah puisse être issue de l’expression beliya qui signifie « mon seigneur » en akkadien (langue utilisée à l’époque à Babylone ainsi que pour les correspondances diplomatiques avec l’Égypte). Or, en hébreu, cette expression se comprend comme « seigneur Yah ».

L’expression el we astarte retrouvée à Ugarit et qui signifie littéralement « El et Astarte », témoigne que El, la déité à la tête du panthéon et Astarte, associée à la fertilité, étaient vénérées ensemble. Cet appariement de déités masculine/féminine nous permet peut-être de mieux comprendre l’origine du tétragramme YHWH – rendu Yahvé en français). On note effectivement que l’on obtient aisément le tétragramme par la contraction de l’expression baal yah we baalah, littéralement  « seigneur Yah et sa consort », en retirant simplement le terme proscrit baal (ainsi que les voyelles absentes en hébreu ancien) afin de n’en retenir que les quatre lettres qui forment le tétragramme, soit YHWH – voir démonstration complète dans le livre. Si YHWH fait effectivement référence à une
déité composée qui intègre les caractéristiques d’une pluralité de déités, on comprend du même coup pourquoi le terme Élohim, qui signifie « dieux », est toujours au pluriel.

2 plus 2 font quatre et 30 plus 30 font 100

Tous ceux qui ont étudié la chronologie de l’Ancien Testament se sont cassé les dents. C’est d’ailleurs une des raisons invoquées par les historiens pour en nier l’aspect historique. Or, si Abraham a vécu à l’âge du Bronze Moyen et qu’il a fait alliance avec un roi mésopotamien, il est fort à parier qu’il aurait également eu recours au système sexagésimal (base 60) utilisé à Babylone à cette époque.

J’ai découvert que les chronologies bibliques ne sont pas défaillantes, mais qu’elles résultent simplement d’une bête erreur de conversion qu’il est possible de corriger. J’explique dans mon livre que les scribes de Nabonide étaient en proie à de simples erreurs de conversion au 6e siècle avant notre ère, précisément au moment où la Bible était assemblée. C’est ainsi que toutes les dates  postdiluviennes dans la Bible doivent être corrigées. Le tableau ci-dessous illustre comment les chronologies bibliques et historiques peuvent finalement être harmonisées à l’aide du facteur 6/10. Il nous oblige à un constat inédit et absolument fascinant : les récits bibliques collent parfaitement à l’Histoire et ont simplement été transmis dans le respect de leur tradition.

Un coup de pied dans la fourmilière !

L’hypothèse d’une alliance séculière se confirme à tous les niveaux : non seulement par l’analyse textuelle et syntaxique (enjeux, liens causaux, motivations, etc.), mais aussi par l’étymologie, la sociologie, l’archéologie, la chronologie, la dendrochronologie, et j’en passe. Il est certain que de tels résultats surprennent. Personne – moi le premier – n’aurait pu s’attendre à une récolte si généreuse. Pourtant, déjà au quatrième siècle avant notre ère, alors que les textes bibliques n’étaient pas encore entièrement fixés, le philosophe grec Évhémère avançait l’idée que de nombreux dieux provenaient de rois puissants déifiés. Il ne croyait pas avoir si bien vu.

C’est bien sur cette alliance que repose la théologie de tous les grands prophètes et c’est au nom de ce « seigneur » que les fondamentalistes continuent d’imposer leur morale, de fomenter la haine contre les mécréants, et de revendiquer leurs prétentions
territoriales. Il nous appartient donc désormais de créer l’espace nécessaire pour que le difficile débat public puisse prendre place en interpelant les autorités compétentes, en les confrontant à leurs propres textes, et en les sommant de répondre publiquement aux questions épistémologiques visant la nature de ce «seigneur».

Merci de partager cet article afin de lui assurer une grande diffusion. Et si vous avez parmi vos connaissances des intellectuels qui pourraient s’intéresser à ce travail, je vous serais reconnaissant de les y sensibiliser.

Bernard Lamborelle – 25 août 2017
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