Témoignage de Jeremy Normand, un élève mécontent du cours Éthique et culture religieuse

par Déc 16, 2016appels à la mobilisation, Laïcité, Québec humaniste0 commentaires

« Comme tout étudiant du secondaire, j’ai dû suivre le cours Éthique et Culture Religieuse, mis en place en 2007. Ce cours, supposément instauré pour favoriser l’ouverture à l’autre et le dialogue cache mal son objectif réel, soit celui de faire adhérer une génération entière aux dogmes du multiculturalisme tout en censurant le débat public. Les enseignants chargés de ce cours prêchent un relativisme culturel excessif et révoltant. Toutes les pratiques religieuses sont mises sur un pied d’égalité et les étudiants sont sans cesse appelés à justifier des accommodements dits raisonnables. Si un étudiant a le malheur de contester voire seulement de mentionner l’indifférence de l’enseignant devant certaines pratiques religieuses rétrogrades, il est accusé de manquer d’ouverture d’esprit. En d’autres mots, il est taxé d’intolérance, de xénophobie ou de racisme. Devant cette pression exercée par un adulte incarnant l’autorité, la plupart des étudiants cèdent et mettent de côté leur bon sens pour chanter en cœur les louanges du renoncement identitaire et de l’effacement collectif. Bref, l’instauration de ce cours fut une erreur monumentale. Sa liquidation est une urgence capitale ». Jeremy Normand, Trois Rivières, 4 Juillet, 2016

Jeremy Normand est étudiant en Sciences humaines au Cégep de TroisRivières. Natif de Baie-Comeau, il emménage en Mauricie au cours de son adolescence et termine ses études secondaires au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières. Dès 2012, le conflit étudiant lui fait prendre conscience de l’importance du débat public et de l’implication politique, ce qui le pousse à développer un intérêt certain pour l’actualité politique. Très tôt, il affirme ses convictions souverainistes, transmises par son entourage familial. En 2013, le débat entourant l’identité et la laïcité l’amène à affirmer publiquement et avec vigueur ses convictions nationalistes. Il décide alors de passer de la parole aux actes en s’impliquant bénévolement pour le Parti Québécois dans le comté Champlain à l’élection générale de 2014. Quelques mois plus tard, il est élu sur le comité exécutif du comté de Champlain à titre de Représentant jeune, fonction qu’il occupe depuis plus de deux ans. Suite au départ de Pauline Marois, il opte pour Pierre-Karl Péladeau à titre de chef du PQ. Lorsque ce dernier se retire de ses fonctions au printemps 2016, il prend la décision d’appuyer avec fierté le candidat qui porte des idées semblables aux siennes, soit Jean-François Lisée. Au cours de son parcours au secondaire, il est marqué négativement par le volet politique et idéologique du cours ÉCR. 

La pétition parlementaire humaniste pour l’abrogation du cours Éthique et Culture Religieuse, parrainée par Jean-François Lisée, dépasse maintenant les 5,000 signatures. Googlez l’Association humaniste du Québec pour en savoir davantage.

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