Manifestation de victimes de prêtres

 

Pendant longtemps le Québec a été épargné par les scandales de prêtres pédophiles. Alors que les provinces anglophones voyaient de nouveaux cas dévoilés, par un étrange phénomène, dans la province la plus catholique du Canada, le nombre de cas répertoriés au Québec restait curieusement très en dessous  du niveau des autres provinces. Naturellement, il aurait fallu être bien crédule pour conclure que cette absence de poursuites était la conséquence d’une quelconque supériorité morale des prêtres québécois et de leurs évêques par rapport à leurs coreligionnaires des autres provinces.  Il semble que cette période d’étouffement facile des scandales est maintenant passée et que l’ampleur du désastre moral de l’Église catholique est tout aussi grand au Québec que dans le R.O.C..

Revue de presse plus bas:

Des victimes de différentes régions du Québec et de l’Ontario ont choisi cette journée-phare de la neuvaine pour se faire entendre à nouveau. Environ 30 000 pèlerins de partout au pays célèbrent aujourd’hui la fête de Sainte-Anne au sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré. Parmi eux, quelques dizaine de victimes de prêtres pédophiles ont profité de l’occasion pour dénoncer les actes dont ils ont été victimes. Margot Bussières, de Rigaud, et sa soeur ont été violées par un prêtre alors qu’elles n’étaient âgées que de huit et neuf ans. La première s’en est relativement bien tirée. La situation est différente pour la deuxième. La soeur de Margot a tenté à plusieurs reprises de se suicider. Elle a même perdu une jambe lors d’une tentative.

 

« Ma soeur, aujourd’hui, est schizophrène. Elle s’est fait violer par 17 gars, puis par cinq autres dans une ruelle. Elle a vécu avec un gars qui faisait du crack et elle a été obligée de se prostituer. Alors, si vous voulez voir les conséquences que ça peut apporter une blessure pareille », raconte Margot Bussières. La fondatrice de l’Association des victimes de prêtres a organisé ce rassemblement. Celle qui a perdu sa cause devant le tribunal, réclame 2 choses: une reconnaissance des faits et des dédommagements par l’Église catholique du Québec et par la communauté des pères rédemptoristes, responsable du séminaire St-Alphonse. France Bédard affirme que ces abus ne sont pas toujours de l’histoire ancienne, les derniers remontant à il y a seulement quelques années à Sainte-Anne de Beaupré. « Une personne au Canada connaît quelqu’un qui a été abusé par un prêtre ou un religieux. C’est quelque chose… », souligne également Mme Bédard. Les Pères Rédemptoristes se sont refusés à tout commentaire, alléguant qu’un recours collectif au nom des victimes a été autorisé.

Le Journal de Montréal – 26 juillet 2012

Des victimes de prêtres pédophiles manifestent leur colère

 

« C’est une honte » — France Bédard

 

Les manifestants voulaient installer une plaque de marbre à l’intérieur de la basilique. Les victimes des prêtres pédophiles ont fait un grand coup d’éclat hier matin en manifestant au beau milieu de la neuvaine présentée à la basilique Saint-Anne-de-Beaupré, où ils se sont fait refuser l’accès. Plusieurs membres de l’association des victimes d’agressions s’étaient déplacés pour l’occasion afin de brandir une banderole et prononcer des discours devant des milliers de catholiques venus en pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré.
En plus de manifester, le groupe a dévoilé un petit monument commémoratif afin que la population et l’Église n’oublient jamais les actes que les enfants ont subis au Séminaire Saint-Alphonse. D’ailleurs, l’association comptait déposer l’objet de marbre à l’intérieur de la basilique, ce qui leur a été refusé. Alors que les gens avançaient d’un pas déterminé vers la basilique, les agents de sécurité les ont vite interceptés. Les victimes ont alors décidé de contourner la basilique et de se diriger vers le monastère. À cet endroit, ils ont encore essayé de pénétrer à l’intérieur, mais des agents les ont bloqués pour une seconde fois. C’est à cet instant que plusieurs victimes se sont vidé le cœur. « Qu’ils viennent chercher la plaque! », a laissé tomber Daniel Robinson, agressé à Sainte-Anne alors qu’il avait dix ans.

 

Émotion

 

« Il faut qu’ils la reçoivent, ils doivent faire leur mea culpa », a pour sa part déclaré Monique Bellavance. Avant d’essayer d’entrer dans la basilique, il y avait aussi beaucoup d’émotion alors qu’ils dénonçaient l’inaction de l’Église québécoise pour aider les victimes des prêtres. France Bédard, fondatrice de l’Association des victimes des prêtres pédophiles, avait la rage au coeur, lorsqu’elle a pris la parole. « C’est une honte! », a signalé France Bédard, en parlant des gestes commis par les prêtres rédemptoristes du Séminaire Saint-Alphonse. « Les parents ont confié leurs enfants, ils leur faisaient confiance, ils se sentaient en sécurité », a-t-elle dit avec intensité. « On est ici pour soutenir les gens agressés sexuellement par des prêtres et dénoncer l’inaction de l’Église, souligne Mme Bédard. L’Église québécoise défend et favorise les auteurs d’agressions. Elle cache ceux qui ont commis des crimes. »

 


Des victimes se font entendre à Sainte-Anne-de-Beaupré

 

Agence QMI – Nicolas Lachance – 26/07/2012 21h37

 

SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ – Les victimes des prêtres pédophiles ont fait un grand coup d’éclat, jeudi matin, en manifestant au beau milieu de la neuvaine présentée à la basilique Saint-Anne-de-Beaupré, où ils se sont fait refuser l’accès. Plusieurs membres de l’association des victimes d’agressions s’étaient déplacés pour l’occasion afin de brandir une banderole et de prononcer des discours devant des milliers de catholiques venus en pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré.En plus de manifester, le groupe a dévoilé un petit monument commémoratif afin que la population et l’Église n’oublient jamais les actes que les enfants ont subis au Séminaire Saint-Alphonse. D’ailleurs, l’association comptait déposer l’objet de marbre à l’intérieur de la basilique, ce qui leur a été refusé. Alors que les gens avançaient d’un pas déterminé vers la basilique, les agents de sécurité les ont vite interceptés. Les victimes ont alors décidé de contourner la basilique et de se diriger vers le monastère. À cet endroit, ils ont encore essayé de pénétrer à l’intérieur, mais des agents les ont bloqués de nouveau. C’est à cet instant que plusieurs victimes se sont vidé le cœur. «Qu’ils viennent chercher la plaque», a laissé tomber Daniel Robinson, agressé à Sainte-Anne alors qu’il avait dix ans.

 

«Il faut qu’ils la reçoivent, ils doivent faire leur mea culpa», a pour sa part déclaré Monique Bellavance. Avant d’essayer d’entrer dans la basilique, les manifestants ont dénoncé avec émotion l’inaction de l’Église québécoise qui n’aide pas les victimes des prêtres. France Bédard, fondatrice de l’Association des victimes des prêtres pédophiles, avait la rage au cœur lorsqu’elle a pris la parole. «C’est une honte!», a-t-elle lancé, en parlant des gestes commis par les prêtres rédemptoristes du Séminaire Saint-Alphonse. «Les parents ont confié leurs enfants, ils leur faisaient confiance, ils se sentaient en sécurité», a-t-elle dit avec intensité «On est ici pour soutenir les gens agressés sexuellement par des prêtres et dénoncer l’inaction de l’Église, a souligné Mme Bédard. L’Église québécoise défend et favorise les auteurs d’agressions. Elle cache ceux qui ont commis des crimes.»

JOURNAL DE QUÉBEC
Actualité| Faits divers et judiciaire
Prêtres pédophiles
Des victimes se font entendre à Sainte-Anne-de-Beaupré
Emilie Servant / Agence QMI
Publié le: jeudi 26 juillet 2012, 19H00 

Photo Mélanie Bergeron / Agence QMI

Margot Bussières, de Rigaud, et sa sœur, ont été violées par un prêtre alors qu’elles n’étaient âgées que de huit et neuf ans.

SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ – Quelques dizaines de victimes de prêtres pédophiles de différentes régions du Québec et de l’Ontario ont marché jeudi pour dénoncer les actes dont ils ont été victimes.
Margot Bussières, de Rigaud, et sa sœur, ont été violées par un prêtre alors qu’elles n’étaient âgées que de huit et neuf ans. La première s’en est relativement bien tirée. La situation est différente pour la deuxième. La sœur de Margot a tenté à plusieurs reprises de se suicider. Elle a même perdu une jambe lors d’une tentative.

 

«Ma sœur est aujourd’hui schizophrène. Elle s’est fait violer par 17 gars, puis par cinq autres dans une ruelle. Elle a vécu avec un gars qui faisait du crack et elle a été obligée de se prostituer. Voilà les conséquences que ça peut apporter une blessure pareille», a raconté Mme Bussières. La fondatrice de l’Association des victimes de prêtres, France Bédard, a organisé ce rassemblement. Celle qui a perdu sa cause devant le tribunal, réclame deux choses, une reconnaissance des faits et des dédommagements par l’Église catholique du Québec et par la communauté des pères rédemptoristes, responsable du séminaire St-Alphonse. Elle affirme que ces abus ne sont pas toujours de l’histoire ancienne, les derniers abus remontant à seulement quelques années à Sainte-Anne de Beaupré. Les Pères Rédemptoristes se sont refusés à tout commentaire, alléguant qu’un recours collectif au nom des victimes a été autorisé.
Les pèlerins d’un jour devaient participer en soirée jeudi à une marche silencieuse pour l’arrêt des abus de la part de pédophiles, membres de l’Église ou non.

 

Un nouveau recours pèse sur les pères rédemptoristes

Daniel Robinson, d’Ottawa, prétend avoir été abusé en 1972 par un père rédemptoriste alors qu’il effectuait un pèlerinage à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Il était alors âgé de 11 ans.

Le Soleil, Patrice Laroche

Annie Mathieu.  Le Soleil

(Québec) Daniel Robinson croit qu’il n’est pas le seul non étudiant du Séminaire Saint-Alphonse à avoir été abusé par des pères rédemptoristes. Depuis plusieurs mois, il met tout en œuvre afin qu’un second recours collectif soit intenté contre les membres de la congrégation religieuse. Le premier recours collectif a été mis en œuvre en 2011 par Frank Tremblay contre l’établissement d’enseignement, la congrégation des Rédemptoristes et le père Raymond-Marie Lavoie pour des agressions sexuelles qui auraient été commises entre 1960 et 1987 sur des présumées victimes qui fréquentaient le Séminaire Saint-Alphonse. Or, ce n’est pas le cas de M. Robinson, cet homme originaire d’Ottawa, qui prétend avoir été abusé en 1972 par un père rédemptoriste à l’âge de 11 ans, alors qu’il effectuait un pèlerinage à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré avec sa marraine et sa sœur.

 

Lors de ce voyage organisé, deux nuits étaient prévues au Séminaire, qui était alors situé à côté de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré. Daniel Robinson a été prié d’aller dormir avec d’autres enfants au dortoir du deuxième étage, surveillé par des rédemptoristes. C’est à cet endroit qu’auraient eu lieu, dans la nuit du vendredi et du samedi, les agressions sexuelles. Quelques semaines plus tard, le présumé agresseur se serait même rendu jusque dans la ville natale du jeune Robinson pour s’en prendre à lui à nouveau. «Toute ma vie, j’ai été affecté physiquement et psychologiquement», a témoigné cet ancien employé de Postes Canada désormais à la retraite. Le hic est que même si le présumé bourreau sexuel de M. Robinson est issu de la même congrégation religieuse que les autres victimes, il ne peut pas se joindre au recours collectif de ces dernières n’ayant pas fréquenté le Séminaire Saint-Alphonse.

 

Cas similaires

 

Selon l’avocat Philippe Larochelle, qui a été consulté dans cette affaire, deux choses pourraient corriger cette exclusion. D’une part, le premier recours collectif pourrait tout simplement être amendé pour y inclure toutes les victimes qui n’étaient pas inscrites à l’institution d’enseignement, comme des pèlerins et des jeunes qui ont travaillé pour la congrégation à titre par exemple d’enfants de chœur. La seconde est d’entamer un second recours collectif.
«Leurs proies ne semblaient pas se limiter aux pensionnaires», souligne Me Larochelle, qui dit avoir été contacté, à ce jour, par près d’une dizaine de victimes dans un cas similaire à celui de Daniel Robinson. Selon ce dernier, la procédure judiciaire viserait à réclamer aux Rédemptoristes une somme de 800 000 $.

 

«L’Église catholique doit cesser de défendre l’indéfendable», a répété la présidente et fondatrice de l’AVP, France Bédard.

 

Le Soleil, Patrice Laroche
Une plaque à la mémoire des victimes
L’Association des victimes de prêtres (AVP) a profité de la neuvaine à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré pour dévoiler une plaque commémorative à la mémoire de victimes d’abus sexuels commis par des membres de communautés religieuses québécoises. Une vingtaine de personnes se sont réunies jeudi matin, aux limites du terrain de la basilique, pour rappeler aux pèlerins que des gestes d’agression sexuelle se sont produits non seulement à quelques mètres du lieu de rassemblement – au Séminaire Saint-Alphonse -, mais également aux quatre coins du Québec.

 

«L’Église catholique doit cesser de défendre l’indéfendable», a répété la présidente et fondatrice de l’AVP, France Bédard. «Cela étonnera les vrais chrétiens de constater le manque d’empathie et l’acharnement judiciaire imposés aux victimes de pédophiles par les avocats des communautés religieuses», a-t-elle soutenu. Le petit groupe s’est ensuite déplacé vers le lieu de culte pour tenter de remettre la plaque à un membre de la congrégation des Rédemptoristes, ce qui lui a été refusé. L’objet symbolique a finalement été déposé au pied des marches du monastère des Rédemptoristes, qui se trouve à l’arrière de la basilique.

 

Nicolas Lachance
25/07/2012 22h04
Prêtres pédophiles

 

«Il ne faut pas oublier»

À gauche: France Bédard, présidente de l’Association des victimes de prêtres

Nicolas Lachance

 

Photo Agence QMI / Archives

 

SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ – Les victimes des prêtres pédophiles manifesteront à Sainte-Anne-de-Beaupré jeudi, où elles dévoileront un monument commémoratif qu’elles désirent léguer à la basilique.
Un monument de marbre, financé par une victime anonyme de la région de Québec, en mémoire des enfants abusés, sera dévoilé. «Nous allons demander qu’il soit affiché bien en évidence à l’intérieur de la basilique», a expliqué Carlo Tarini, le directeur des communications de l’Association des victimes de prêtres.
Ne croyant pas qu’ils aient à convaincre les teneurs de la basilique, les victimes estiment plutôt que le monument a sa place auprès des béquilles. «On pense que c’est approprié qu’il y ait une commémoration permanente dans ce lieu.» La manifestation aura lieu dès 10h30 sur le terrain de la basilique, où beaucoup de victimes des hommes d’Église sont attendues. «C’est une journée en support aux victimes du Séminaire Saint-Alphonse ainsi que pour toutes les autres victimes des prêtres pédophiles», a souligné M.Tarini. Selon ce dernier, l’Église ne prend pas la bonne route en investissant dans des démarches judiciaires au lieu de l’aide aux agressés. «Les évêques devraient agir en fonction des préceptes de la Bible en satisfaisant les affligés», a-t-il poursuivi.

Pour France Bédard, présidente de l’Association des victimes de prêtres, ce pèlerinage servira d’aide-mémoire à la population. «Il ne faut pas oublier», a-t-elle laissé tomber. «Il faut que ça passe à l’histoire ce qui est arrivé avec les pères rédemptoristes et que les autres qui ont agressé de jeunes garçons ne passent pas à l’oubli.»
«On veut remettre le monument à la basilique afin de se souvenir», a dit Mme Bédard. «Actuellement, l’Église fait tout afin que la population oublie et minimise ces actes, et ce, même si les pères sont reconnus coupables», a soutenu la dame, affirmant que l’Église faisait ça au détriment des victimes. Toutefois, Mme Bédard a espoir. «J’espère que les rédemptoristes entendent la souffrance des victimes et qu’ils admettent ce qui s’est passé», a-t-elle dit, espérant que les blessés puissent commencer à soigner leurs plaies.

 

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98,5 fm
Manifestation de victimes de prêtres
Publié par Geneviève Laurier pour FM93 le jeudi 26 juillet 2012 à 14h00.
Environ une trentaine de victimes de prêtres pédophiles ont manifesté, cet avant-midi devant la basilique à Ste-Anne-de-Beaupré, près de Québec. Ils ont profité de la fête de Ste-Anne pour rappeler les sévices qu’ont connus les victimes des Pères Rédemptoristes, au Séminaire St-Alphonse, qui sont visés par un recours collectif. Tout s’est déroulé dans le calme. La présidente de l’Association des victimes de prêtres, France Bédard, espère faire entendre raison aux religieux, et a profité de l’occasion pour souligner le drame vécu par les victimes, et le fait que l’Église a toujours semblé, selon elle, fermer les yeux.

 

Les victimes ont aussi l’intention de prendre part à une marche silencieuse ce soir, toujours à Ste-Anne-de-Beaupré.

 

Manifestation de victimes de prêtres pédophiles
Radio-Canada – ‎
Une quarantaine de personnes qui prétendent avoir été agressées sexuellement par des prêtres ont manifesté avec leur famille, jeudi, à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré. Ces présumées victimes ont voulu profiter de la fête de Sainte-Anne, …

 


Prêtres pédophiles
« Il ne faut pas oublier »
Mercredi 25 juillet 2012

© Les archives Stevens LeBlanc
« Actuellement, l’Église fait tout afin que la population oublie, et ce, même si les pères sont reconnus coupables », souligne la présidente de l’Association des victimes de prêtres, France Bédard, avec le monument en mains.
Les victimes des prêtres pédophiles manifesteront à Sainte-Anne-de-Beaupré jeudi où elles dévoileront un monument commémoratif qu’elles désirent léguer à la basilique. C’est un monument de marbre, financé par une victime anonyme de la région de Québec, en mémoire des enfants abusés, qui sera dévoilé. « Nous allons demander qu’il soit affiché bien en évidence à l’intérieur de la basilique », explique Carlo Tarini, le directeur des communications de l’Association des victimes de prêtres. Ne croyant pas qu’ils aient à convaincre les teneurs de la basilique, les victimes croient plutôt que le monument a sa place auprès des béquilles. « On pense que c’est approprié qu’il y ait une commémoration permanente dans ce lieu. » D’ailleurs, la manifestation aura lieu dès 10 h 30, sur le terrain de la basilique, où beaucoup de victimes des hommes d’églises sont attendues. « C’est une journée en support aux victimes du Séminaire Saint-Alphonse ainsi que pour toutes les autres victimes des prêtres pédophiles », signale M.Tarini. Selon ce dernier, l’Église ne prend pas la bonne route en investissant dans des démarches judiciaires au lieu de l’aide aux agressés. « Les évêques devraient agir en fonction des préceptes de la Bible en satisfaisant les affligés », poursuit-il.

 

Minimiser les actes

 

Pour France Bédard, présidente de l’Association des victimes de prêtres, ce pèlerinage servira d’aide-mémoire à la population. « Il ne faut pas oublier », laisse-t-elle tomber. « Il faut que ça passe à l’histoire ce qui est arrivé avec les pères rédemptoristes et que les autres qui ont agressé de jeunes garçons ne passent pas à l’oubli. »
« On veut remettre le monument à la basilique afin de se souvenir », souligne Mme Bédard. « Actuellement, l’Église fait tout afin que la population oublie et minimalise ces actes, et ce, même si les pères sont reconnus coupables », a soutenu la dame, affirmant que l’Église faisait ça au détriment des victimes.
Toutefois, Mme Bédard a espoir. « J’espère que les rédemptoristes entendent la souffrance des victimes et qu’ils admettent ce qui s’est passé », dit-elle, espérant que les blessés puissent commencer à soigner leurs plaies.

 

L’autre voix Publié le 25 Juillet 2012
La fête de Sainte-Anne dans le calme et la sérénité ?

Les pères Rédemptoristes de Sainte-Anne-de-Beaupré souhaitent que la fête de Sainte-Anne ne soit pas prétexte de manifestation.

Le Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré célébrera la fête de Sainte-Anne le 26 juillet comme chaque année. Le populaire événement comprend au programme de ses activités une messe solennelle, présidée par Mgr Denis Grondin, évêque auxiliaire de Québec et qui aura lieu à 10 h 30; une cérémonie de l’Onction des malades présidée, par Mgr Denis Grondin et qui aura lieu à 15 h puis finalement, une messe de clôture, présidée par le père Georges Madore et le père Kevin Macdonald, qui aura lieu à 19 h et sera suivie d’une procession aux flambeaux.

Sujets : Association des victimes de prêtres , Sainte-Anne

En guise de réaction à la manifestation annoncée par l’Association des victimes de prêtres, les pères Rédemptoristes ont tenu à faire savoir qu’ils souhaitaient que la fête de Sainte-Anne se déroule dans le calme. «Les pèlerins qui viennent année après année veulent vivre un temps de prières et d’actions de grâce à la hauteur de leurs attentes. C’est pourquoi l’équipe du Sanctuaire mettra tout en œuvre pour qu’ils se sentent respectés dans leur démarche de foi. Ce rassemblement heureux ne doit pas être un prétexte de manifestation politique ou idéologique, encore moins anticlérical», ont fait savoir les Rédemptoristes par voie de communiqué.(M.G.)

 

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