Richard Rousseau

Richard Rousseau

Chercheur scientifique spécialisé en physique des rayons X, à la retraite, ayant travaillé plus de 36 ans au laboratoire d’analyse par fluorescence des rayons X (FRX) de la Commission géologique du Canada, à Ottawa. Il y a développé une méthode d’analyse FRX et un logiciel d’application. Il est membre à vie de l’Association humaniste du Québec.

NDLR Nous publions ce texte de notre camarade Richard Rousseau à sa demande. Richard est un membre très actif et enthousiaste de l’Association humaniste du Québec depuis un bon nombre d’années. Il a donné deux conférences chez nous et a assisté à un grand nombre d’activités. Il a publié ici, dans Québec humaniste, l’an passé, un texte dans lequel, en tant que physicien, il expliquait en quoi la physique cosmologique constitue une meilleure explication du passé lointain de notre monde que la mythologie religieuse. On constatera qu’il y a confusion des genres dans le texte qui suit, entre le plaidoyer général pour l’humanisme et le témoignage très personnel. Toutes les familles ne sont pas composées, et ne doivent pas être composées, d’un homme et d’une femme faisant et élevant ensemble des enfants, comme le laisserait entendre le texte de Richard si on le prenait comme un traité général ou théorique sur l’humanisme. Le texte qui suit devrait être reçu, pensons-nous, comme le témoignage intime d’un humaniste sympathique, engagé et bien intentionné. Ce témoignage décrit la vie de cet homme-là. Il y a, bien entendu, d’autres cas de figure humanistes.

Lorsqu’un couple met au monde un ou des enfants, ils forment ce que nous appelons une famille, la structure de base de toute société. Dès la naissance, les parents plongent l’enfant dans un milieu familial bien particulier, selon le lieu et l’époque de la naissance, qui peut être propice à un sain développement de l’enfant, où la nourriture, la chaleur et l’amour seront présents. Ou au contraire, les parents plongent l’enfant dans un milieu où la vie ne sera qu’un combat perpétuel pour la survie. Les parents procurent ainsi à l’enfant un environnement, un milieu social, un mode de vie, une éducation, une langue, et finalement une religion, ce qui conditionnera à tout jamais la vie future de cet enfant. Le rôle que jouent les parents pour assurer le bonheur et l’épanouissement de l’enfant à l’âge adulte est primordial.

Les parents ont la responsabilité de protéger, loger et nourrir leurs enfants, sinon les chances de survie de leur progéniture sont très faibles, pour ne pas dire nulles. De nos jours, les parents dans leur ensemble, s’acquittent assez bien de ces besoins primaires. À preuve, la population mondiale augmente régulièrement. Par exemple, elle était estimée à 6,1 milliards en 2000, alors qu’elle s’élève à 6,890 milliards au début de 2011. Les projections démographiques prévoient même qu’elle atteindra le cap des 7 milliards en 2012, 8 milliards en 2025 et 9 milliards un peu avant 2050.

Finalement, l’autre ingrédient essentiel pour faire de leurs enfants des adultes épanouis et heureux est l’amour. L’amour implique de la part des parents de consacrer du temps à leurs enfants, d’avoir des loisirs avec eux, de dialoguer avec eux, d’en prendre soin, de les respecter, de les encourager, de les soutenir à chaque étape importante de leur jeune vie, de leur enseigner les rudiments de base pour être heureux, ce qui implique des connaissances minimales de la psychologie humaine, et finalement d’être présents dans les moments critiques de leur jeune vie.

Cependant, même si l’enfant reçoit beaucoup d’amour de la part de ses parents, il est loin d’être au bout de ses peines pour atteindre le bonheur et l’épanouissement à l’âge adulte. En vieillissant, il pourrait être victime d’un cataclysme naturel (séisme, inondation, cyclone, éruption volcanique, incendie, etc.), de maladies contagieuses et mortelles, d’accidents (collision, chute, noyade, etc.), d’un milieu social totalitaire (comme ceux de Staline, Mao, Pol Pot, etc.) où les libertés individuelles sont supprimées, où les droits de la personne sont bafoués, surtout ceux des femmes. Ou encore il pourrait être victime d’un milieu social où règne l’extrême pauvreté, où les gens meurent de faim, souffrent, sont malades, tristes et malheureux.

Enfin, il y a encore beaucoup de violence de toutes sortes sur la planète. L’enfant pourrait être victime de la violence causée par les guerres, les génocides, les massacres, les batailles personnelles, les agressions sexuelles, les crises économiques, ou bien la violence psychologique omniprésente causée par les religions qui obligent l’enfant à apprendre par cœur, pratiquer et respecter des dogmes invraisemblables, qui datent d’une autre époque, alors qu’il est trop jeune pour comprendre tous les dogmes religieux très abstraits qu’on lui enseigne, enseignement qui aura malheureusement une influence cruciale sur le reste de sa vie.

Bref, on est encore très loin d’un monde idéal malgré toute l’évolution technologique, les connaissances, les soins de santé et la capacité d’exploitation des ressources de la planète. Que pouvons-nous faire pour améliorer la situation? Est-ce possible ou bien est-ce voué irrévocablement à un échec? De nos jours, au XXIe siècle, quels outils sont à la disposition des parents pour assurer le bien-être de leurs enfants, leur qualité de vie, leur confort, leur éducation, pour qu’ils puissent s’épanouir, et finalement être heureux pendant leur court passage sur cette planète? Je vais essayer de répondre à ces questions en présentant uniquement les conditions les plus favorables qui peuvent assurer à une famille, et par conséquent à un enfant, son plein épanouissement.

D’après moi, une des choses qui risque de traumatiser l’enfant le reste de sa vie est l’apprentissage obligatoire, dans la jeune enfance, de dogmes religieux absurdes et irrationnels d’une religion donnée. Les parents ne devraient pas imposer leurs croyances religieuses à leurs enfants. Ils devraient se contenter de leur enseigner des principes moraux purement humains, sans faire appel à aucune conviction religieuse. Les parents devraient attendre que leurs jeunes enfants deviennent adultes avant de leur enseigner leurs opinions religieuses, pour que ceux-ci puissent juger par eux-mêmes de la pertinence des convictions de leurs parents. Ces derniers devraient comprendre tout le mal qu’ils font à leurs enfants en leur enseignant que la foi inébranlable en une divinité est une vertu. Ça mène au fondamentalisme, au fanatisme et au terrorisme.

Parlant de concepts religieux trop abstraits pour que l’enfant puisse comprendre, en voici un exemple. Toute religion tente de nous convaincre, même s’il faut nier la réalité, qu’un Dieu tout puissant ayant créé l’univers, la vie et l’humanité par amour veille sur nous de notre vivant et nous accueillera dans son paradis après notre mort, tout au moins ceux qui le méritent. Or, il n’y a aucune preuve de l’intervention d’un Dieu tout puissant dans le long processus de création de l’Univers, de la vie sur terre et de l’être humain. Il n’y a aucune preuve d’une autre forme de vie après la mort. Si les dieux existent, ils sont bien discrets, ils ne se sont jamais manifestés. En 2 000 ans d’histoire, on n’en a jamais vu. On n’a donc aucune preuve de l’existence d’une divinité. Comment voulez-vous qu’un jeune enfant s’y retrouve, alors que les adultes lui racontent de telles invraisemblances ? Enseigner de tels mensonges à de jeunes enfants est une infamie.

Il serait beaucoup plus sage d’enseigner aux jeunes enfants que la croyance en une aide divine « magique » ne peut apporter que déception puisqu’elle est imaginaire et qu’il vaut mieux développer en lieu et place une véritable force intérieure, qui en cas de besoin, sera toujours au rendez-vous instantanément.

Certains diront que cet enseignement est purement et simplement de l’athéisme. Et pourquoi pas puisque tout semble confirmer que l’origine de la croyance aux divinités repose avant tout sur l’ignorance. Face à l’inconnu, à la mort, à la souffrance, il est bien utile d’inventer des divinités pour se protéger de tout cela. De nos jours, avec la montée des connaissances scientifiques, la croyance au divin devient de plus en plus superflue. Dans ce cas, l’athéisme offre une excellente alternative.

Parlons maintenant de la sorte de société dans laquelle pourrait grandir un jeune enfant pour qu’il ait toutes les chances de s’épanouir et être heureux à l’âge adulte, autrement dit parlons d’une société humaniste. Examinons ça de plus près.

L’être humain a toujours possédé de tout temps des valeurs intrinsèques qui ne comprennent pas d’éléments surnaturels ou mystiques. Ces valeurs humaines ne sont pas d’origine divine, ne descendent pas du ciel. Elles sont purement et simplement d’origine terrestre et innées dès la naissance. Les hommes n’ont pas besoin d’en appeler à une puissance divine pour se donner des règles de conduite en société. Ce comportement social, ou humanisme, ne propose rien en dehors du concret. Il provient du gros bon sens, de critères pratiques et pragmatiques, pour que l’on puisse vivre en paix dans notre monde bien réel. Il propose simplement une éthique essentiellement laïque, des règles de jeu, un code de conduite entre les hommes, une vision du monde purement humaniste pour arriver à vivre heureux et épanoui en société.

L’humanisme repose avant tout sur les droits de la personne, le respect de la femme, la promotion de la famille, c.-à-d. du couple, de l’amour, des enfants, l’entraide humanitaire, la justice, la non-violence. Les humanistes croient que les solutions aux problèmes du monde se trouvent dans la pensée et l’action humaines plutôt que dans l’intervention divine. L’humanisme remplace une morale dogmatique immuable plus que millénaire, complètement irrationnelle, par une éthique moderne basée sur la raison, la qualité de vie et la paix. L’humanisme préconise également l’application de la méthode scientifique et de la recherche sans restriction aux problèmes du bien-être humain. Nous verrons comment un peu plus loin.

L’humanisme affirme la valeur, la dignité et l’autonomie des individus et le droit de chaque être humain à la plus grande liberté possible qui soit compatible avec les droits des autres. Les humanistes ont le devoir de se soucier de l’humanité entière incluant les futures générations, de favoriser l’entraide humanitaire. Les humanistes croient que la morale est une partie intrinsèque de la nature humaine basée sur la compréhension et le souci envers les autres, n’exigeant aucune sanction divine.

Les humanistes tentent de faire valoir la démocratie, la justice. Ils tentent de réduire l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, de promouvoir des services sociaux pour les plus démunis, l’assurance-maladie, l’égalité entre les hommes et les femmes. Ils combattent la pauvreté dans le monde, favorisent l’aide humanitaire universelle, protègent la planète en luttant pour la protection de l’environnement, favorisent le développement durable pour la planète avant qu’elle ne devienne inhabitable pour l’humain. L’humanisme est l’aboutissement ultime d’une longue évolution de toute société mature dans la réalité d’aujourd’hui, et cet aboutissement n’est pas dû aux religions, mais bel et bien malgré les religions.

Comment appliquer tous ces beaux principes dans la vie de tous les jours? Ici, c’est l’homme de science qui parle. De la théorie, il faut savoir passer à la pratique.

Le véritable humanisme commence par le respect des autres, mais d’abord et avant tout, par le respect de soi-même. Comment veux-tu avoir de l’empathie pour les autres si tu ne t’aimes pas toi-même? Socrate disait : « connais-toi toi-même ». Apprends à te connaître en découvrant tes talents, tes limites, tes défauts. Tu sauras ainsi t’apprécier à ta juste valeur.

En observant ce que tu aimes vraiment faire, tu découvriras tes talents. Une des façons de bien exploiter tes talents est d’aller chercher des connaissances sur le monde qui t’entoure. Pour ce faire, tous les moyens sont bons. Il y a bien sûr le moyen le plus efficace d’acquérir des connaissances : en s’inscrivant dans les différentes écoles ou universités. Mais, il y en a d’autres, comme par exemple, l’Internet, la radio, la télévision, le cinéma, les conférences, les voyages, la lecture, l’expérience acquise avec les contacts individuels, etc.

Exploite donc tous tes talents pour qu’ils puissent te permettre de gagner ta vie. Découvre ce que tu as vraiment envie de faire et fais-le! Donne un sens à ton existence. Développe l’estime de soi, le sentiment d’appartenance à une communauté, en participant au développement de la société. Ainsi, au moment de mourir, tu pourras dire que tu as été utile à la société, que tu as contribué à rendre le monde meilleur, que tu as apporté ta modeste contribution. Par ton travail, ton métier, ta profession, tu auras ainsi réussi à apprivoiser ton côté rationnel.

Mais ce n’est pas tout. Il te reste maintenant à apprivoiser ton côté émotionnel. Comment? À chacun de le découvrir, mais il ne faut surtout pas négliger le monde des émotions, le monde des sentiments (joie, peine, colère, haine, jalousie, sensibilité, appréciation du beau, de l’art, de la musique, de la lecture, de la vie, etc.). La façon d’apprivoiser le monde des émotions est personnelle à chacun, mais pour moi, c’est surtout vivre en couple avec des enfants.

Une des responsabilités de l’être humain est d’assurer la survie de l’espèce. La nature nous a donné tout ce qu’il faut, hommes et femmes, pour assurer cette survie. Ça s’appelle l’instinct de reproduction. De cet instinct découlent la famille, le couple, l’amour et les enfants. Ça peut être une source de grand bonheur. Il faut donc accorder autant d’importance au monde émotionnel qu’à sa carrière professionnelle. Le sort de l’humanité en dépend!

Lorsque tu auras réussi à faire l’équilibre entre ton rationnel et ton émotionnel, c’est ce que j’appelle le respect de soi-même, il devient alors facile de respecter les autres.

Être humaniste c’est d’abord se respecter soi-même, mais c’est aussi respecter les autres autour de soi. Le respect des autres commence par le respect de la femme. Il en va de l’intérêt de toute l’humanité. Voici pourquoi.

De tout temps, l’homme possède deux instincts fondamentaux. Il est chasseur, pour se nourrir, et guerrier, pour se défendre. Dans les deux cas, c’est un tueur. Par contre, le rôle premier de la femme, par son corps comme par son esprit, est de mettre au monde des enfants, de créer la vie. L’homme et la femme ont donc des instincts opposés et on pourrait conclure qu’ils ne sont pas faits pour vivre ensemble. Mais si l’homme accepte de freiner ses instincts meurtriers, de respecter la femme, elle qui ne recherche que la qualité de vie de sa progéniture, alors la qualité de vie de l’homme se trouvera également améliorée, la violence pourrait disparaître, ou tout au moins diminuer dans une large mesure, et hommes et femmes pourraient vivre ensemble, en harmonie, heureux. Il suffirait de si peu : de remplacer les mitraillettes AK-47 par le biberon. Dans ce cas, Dieu devient bien inutile.

Respecter la femme veut dire respecter ses choix de vie, entre autres, le choix de s’instruire, de s’émanciper, de faire le travail qu’elle veut, d’avoir des enfants ou pas; liberté de choisir le père de ses enfants, liberté de se faire avorter si elle le désire, liberté de porter les vêtements qu’elle désire (aucune obligation de porter la burka, le niqab ou le tchador), liberté de sa vie sexuelle.

Être humaniste c’est se respecter soi-même, c’est respecter la femme, mais c’est également respecter l’enfant, l’adulte de demain. C’est primordial. Voici comment, selon moi, les parents devraient s’acquitter de cette tâche.

D’abord, comme il a déjà été expliqué, les parents devraient être capables de satisfaire dès la naissance du bébé ses trois besoins essentiels, à savoir amour, chaleur et nourriture, lesquels sont si importants pour qu’il devienne un adulte équilibré et heureux. Puis, pour les raisons qui ont déjà été expliquées, les parents ne devraient jamais imposer leurs croyances religieuses à leurs jeunes enfants, mais se contenter de leur enseigner des principes moraux purement humains, sans faire appel à aucune conviction religieuse.

Finalement, l’un des plus beaux héritages que les parents puissent léguer à leurs enfants est le goût et la possibilité de s’instruire. Les parents ne devraient reculer devant aucune privation lorsqu’il s’agit d’instruire leurs enfants. Pour des parents, il n’y a pas plus grande fierté que d’avoir permis à ses enfants de s’instruire. Ces derniers leur en seront reconnaissants le reste de leur vie.

La morale humaniste présuppose le respect des autres ce qui implique la compréhension et le souci des autres, de favoriser l’entraide humanitaire. Évidemment, il reste beaucoup à faire. Tant que l’extrême pauvreté, la faim, la violence, les religions fondamentalistes seront présentes sur la planète, il est difficile de penser à une morale internationale. Mais un jour, lorsque chaque être humain aura reçu amour, chaleur et nourriture dès sa jeune enfance, alors il y aura beaucoup moins de violence dans le cœur de chaque homme et la paix universelle sera possible. Mais ce ne sera surtout pas à cause des religions…

Ce faisant, les religions devraient graduellement être remplacées par une morale internationale appuyée par des chartes et des droits de la personne, qui permettraient de lutter contre la violence, l’injustice, la discrimination envers les femmes et qui permettraient d’établir solidement l’égalité entre hommes et femmes. Nous sommes sur la bonne voie. Déjà, la Déclaration universelle des droits de l’Homme de l’ONU existe depuis 1948. Je sais, je sais, elle est respectée à très peu d’endroits, elle n’est même pas respectée par les plus grands pays du monde au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais 60 ans c’est court comparé aux deux ou trois millénaires d’intoxication religieuse. Il y a quand même de l’espoir, des progrès.

Déjà, nous disposons d’un tribunal pénal international de l’ONU pour traduire en justice et condamner les criminels de guerre. Dans le futur, des dictateurs comme Augusto Pinochet, Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, etc., auront la vie plus difficile.

Il existe aussi des organismes internationaux humanitaires, tels que la Croix-Rouge, Oxfam, Care, CECI, Suco, AQOCI, Médecins sans Frontière, Médecins du monde, GreenPeace, etc., toujours prêts à aider l’humanité là où le besoin se fait sentir.

Il y a aussi le prix Nobel de la paix qui récompense ceux et celles qui prêchent la non-violence. En 2009, ce prix a été attribué à Barack Obama, le président des États-Unis. Étant donné l’importance de cet homme, imaginez l’impact que ça peut avoir pour la promotion de la paix à travers le monde.

L’humanisme cherche à utiliser la science de façon créative et non de manière destructrice pour améliorer la qualité de vie des êtres humains. Bientôt, nous serons 10 milliards d’habitants sur notre planète. Pour régler les problèmes de pauvreté, de faim, de maladies et de besoins en énergie, la science peut être d’un grand secours. Entre autres je pense au développement durable, au ralentissement du réchauffement climatique et à la diminution des gaz à effet de serre par le remplacement de l’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), etc. Cependant, l’application de la science et de la technologie doit toujours se faire dans le respect des valeurs humaines, de toute forme de vie, telles que forêts, espèces menacées, etc., et de l’environnement.

À propos d’environnement, il est bien certain que le réchauffement climatique affecte tout le monde sur la planète. Sans être certain que les émissions de CO2 soient le seul responsable du réchauffement, il est certain que le transport, le chauffage et la climatisation nous amènent à consommer beaucoup d’énergie fossile, c.-à-d. du pétrole, du gaz naturel, du charbon, ce qui contribue au réchauffement de la planète. Les humains créent plus de CO2 que la planète est capable d’en absorber, ce qui contribue à augmenter l’effet de serre, lequel accélère la fonte des banquises et des glaciers en Arctique, au Groenland, en Himalaya, etc.

Le quart de l’eau douce dont dépend l’humanité vient des glaciers. Lorsque ceux-ci fondront, des milliards d’êtres humains perdront leur source d’eau douce. Qu’est-ce qu’on fera à ce moment-là? Lorsqu’il y aura des milliards d’êtres humains qui perdront tout d’un coup leur source naturelle d’eau douce, cela affectera tout le monde dans la vie de tous les jours. On ne peut pas vivre sans eau. Alors, c’est ça les enjeux auxquels on fait face. Il faut remplacer au plus vite l’énergie fossile par l’électricité, le solaire, l’éolienne, l’hydrogène, etc.

Pour les gens qui vivent trop loin de sources d’eau potable, il y a la cueillette et le stockage de l’eau de pluie. Il est possible également d’utiliser des panneaux solaires pour évaporer l’eau salée des océans et en faire de l’eau douce. Il faut également encourager le recyclage des déchets et cesser le gaspillage.

Bref, pour donner à l’enfant le maximum de chances de s’épanouir pleinement à l’âge adulte, il devrait grandir dans une société humaniste, libre de toute influence religieuse, au sein d’une famille où il y a abondance de nourriture, de chaleur et d’amour. Famille, athéisme et humanisme, trois composantes intimement liées qui permettent de vivre en paix avec soi-même et avec les autres et qui mènent au bonheur de chaque individu sans qu’il soit nécessaire de croire à un monde surnaturel imaginaire. 

Daniel C. Dennett : humaniste

Dans son livre «Freedom evolves» le philosophe darwinien Daniel Dennett dépasse le gouffre «humien» entre ce qui «est» et ce qui «doit être»: il propose que la moralité consiste à faire ce qu’on «peut»

 

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