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	<title>Association humaniste du Québec&#187; athéisme</title>
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	<description>Développer la pensée critique et répandre la philosophie humaniste au Québec</description>
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		<title>Un credo post religieux</title>
		<link>http://assohum.org/2011/06/le-credo-dun-athee/</link>
		<comments>http://assohum.org/2011/06/le-credo-dun-athee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 21:56:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[athéisme]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Le credo d’un athée « Je crois que c’est notre devoir de chercher la vérité, et si nous ne la pouvons trouver, d’adhérer à celle qui nous semble la plus juste et la plus difficile à réfuter, et de s’y accrocher comme à un radeau sur les eaux agitées de la vie. » Platon (428-348 av. n. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://assohum.org/wp-content/uploads/2011/06/credo.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3408" style="margin: 10px;" title="credo" src="http://assohum.org/wp-content/uploads/2011/06/credo.jpg" alt="" width="226" height="223" /></a>Le credo d’un athée</em></p>
<p>« Je crois que c’est notre devoir de chercher la vérité, et si nous ne la pouvons trouver, d’adhérer à celle qui nous semble la plus juste et la plus difficile à réfuter, et de s’y accrocher comme à un radeau sur les eaux agitées de la vie. »</p>
<p><strong>Platon</strong> (428-348 av. n. e.)</p>
<p><span id="more-109"></span>« Le mot « Dieu » n&#8217;est pour moi rien de plus que l&#8217;expression et le produit de l’humaine faiblesse, et la Bible un recueil de légendes, certes honorables, mais primitives, et néanmoins très puériles. »</p>
<p><strong>Albert Einstein</strong> (1879-1955)</p>
<p>« La recherche de la vérité est la plus noble occupation de l’homme; la diffuser est un devoir. »</p>
<p><strong>Anne Louise Germaine de Staël</strong> (1766-1817)</p>
<p>« Les masses n’ont jamais eut soif de la vérité. Quiconque peut leur apporter des illusions est facilement leur maître; quiconque tente de détruire leurs illusions est toujours leur victime. »</p>
<p><strong>Gustave Le Bon</strong> (1841-1931) La psychologie des foules (1895)</p>
<p>« Ce ne sont pas les rayons du soleil ni les traits lumineux du jour</p>
<p>qu’il faut pour dissiper cette terreur et ces ténèbres de l’âme,</p>
<p>mais l’étude de la nature et son explication raisonnée.</p>
<p>Le principe dont nous nous servirons comme point de départ,</p>
<p>c’est que rien ne peut être engendré de rien</p>
<p>par une intervention divine.</p>
<p>Si la crainte subjugue tous les mortels,</p>
<p>c’est que sur la terre et dans le ciel ils voient beaucoup de choses</p>
<p>dont ils ne peuvent en aucune façon apercevoir les causes</p>
<p>et ils pensent que cela arrive par une puissance divine.</p>
<p>C’est pourquoi, quand nous aurons vu que rien ne naît de rien,</p>
<p>alors nous verrons plus facilement ce que nous cherchons :</p>
<p>d’où provient chaque chose et comment toutes choses se forment,</p>
<p>sans l’aide des dieux. »</p>
<p>Lucrèce, De rerum natura, I, 146-158</p>
<p>Mes croyances ne sont pas absolues, mais relatives et évolutives;</p>
<p>on peut les étudier, les remettre en question et les changer.</p>
<p>Ce que je crois n’est pas basé sur des textes dits révélés,</p>
<p>sur la fantaisie, le rêve ou une vaine espérance,</p>
<p>mais sur la réalité,</p>
<p>quelque obscure et problématique elle puisse être,</p>
<p>une réalité que nous devons étudier, connaître et accepter,</p>
<p>quelles que soient les conclusions auxquelles nous arrivons</p>
<p>et quel que soit l’Univers qui nous est ainsi révélé.</p>
<p>Je ne peux pas prouver tout ce que je crois,</p>
<p>mais du plus profond de mon être</p>
<p>je ne peux pas croire autrement.</p>
<p>Je crois qu’il est souhaitable et possible</p>
<p>de connaître les « lois » (1) simples</p>
<p>qui gouvernent l’ensemble de l’univers</p>
<p>et qui président à son évolution inexorable ;</p>
<p>que ces « lois », ces régularités observées,</p>
<p>sont éternelles comme lui, objectives, extérieures à nous, « invariables », universelles, et vérifiables.</p>
<p>Je crois que ces « lois » de l’Univers</p>
<p>sont progressivement connues des humains,</p>
<p>qu’elles ne sont pas de pures inventions de leur cerveau, (2)</p>
<p>et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe,</p>
<p>ou de quelques cultures particulières. (3)</p>
<p>Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès (4) et que,</p>
<p>si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers,</p>
<p>ils découvriront les mêmes « lois de la nature » que nous,</p>
<p>et expliqueront de la même manière</p>
<p>la naissance et la mort des étoiles,</p>
<p>l’explosion des supernovas,</p>
<p>la formation des trous que l’on dit noirs,</p>
<p>et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.</p>
<p>Je crois que notre destin est de ce monde (5),</p>
<p>où nous pourrions être seuls (6),</p>
<p>et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances</p>
<p>et le plus incroyable des hasards. (7)</p>
<p>Je pense comme Aristote que « ce qui est engendré par hasard</p>
<p>n’est pas engendré en vue d’un but » ; (8)</p>
<p>je crois comme Leucippe que « rien n’arrive pour rien</p>
<p>mais tout pour une raison et par nécessité ; »</p>
<p>qu’il ne faut pas pour autant croire à la stricte et universelle nécessité;</p>
<p>car je considère comme Stephen Jay Gould</p>
<p>que les humains sur cette planète ne sont que de simples possibles</p>
<p>et non pas le but recherché et nécessaire de l’Univers,</p>
<p>semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures,</p>
<p>aux roses et aux nénuphars,</p>
<p>aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé,</p>
<p>à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.</p>
<p>Je crois comme Héraclite et le Bouddha,</p>
<p>Parménide et Épicure, Aristote et Lucrèce,</p>
<p>que l’Univers est incréé et éternel,</p>
<p>j’opine comme Martin Rees, Andrei Linde et Lisa Randall</p>
<p>qu’un Multivers est possible, (9)</p>
<p>et je conclus comme Bertrand Russell</p>
<p>qu’il est sans compagnon divin inutile.</p>
<p>Je crois comme Lao-Tseu, Aristote et Newton qu’il y a un infini (10)</p>
<p>et que nous ignorerons toujours la raison d’être de son existence ;</p>
<p>je crois qu’il n’y a pas de début absolu à l’Univers,</p>
<p>que le Big Bang dont on parle n’est qu’un moment,</p>
<p>qu’un épisode dans l’infini déploiement des choses,</p>
<p>dans l’éternité du monde ;</p>
<p>et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas</p>
<p>invoquer le nom de dieu en vain ;</p>
<p>je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile</p>
<p>de se référer à un dieu pour expliquer le monde.</p>
<p>Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle abrite</p>
<p>sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers,</p>
<p>que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission,</p>
<p>est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet Univers</p>
<p>pour le temps qu’il durera dans le Multivers ;</p>
<p>que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens,</p>
<p>notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.</p>
<p>Je crois que ce qui subsistera de nous après notre mort</p>
<p>seront les descendants et les souvenirs</p>
<p>que nous laisserons après nous,</p>
<p>et les atomes dont nous étions faits</p>
<p>et qui seront recyclés dans l’Univers ;</p>
<p>je crois que nous serons éternellement anéantis,</p>
<p>quoi qu’en pensait Pascal et espérait Socrate, (11)</p>
<p>et, comme Chouang-Tseu, Épictète et Marc-Aurèle, je crois</p>
<p>qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre … comme Job,</p>
<p>et sans trop gémir comme Cioran. (12)</p>
<p>Je suis d’avis que nous devons nous reconnaître</p>
<p>pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels</p>
<p>qui participons tous de l’infirmité commune :</p>
<p>jamais rien ne pourra totalement nous satisfaire,</p>
<p>et nous serons probablement toujours irrémédiablement ignorants</p>
<p>du secret ultime des choses.</p>
<p>Nobliau ou grand seigneur de l’Univers,</p>
<p>« notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères,</p>
<p>et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut,</p>
<p>et combattons notre ignorance. » (Voltaire)</p>
<p>Sachons nous contenter de notre condition ;</p>
<p>sortis de l’Univers, connaissons l’Univers.</p>
<p>Là est notre tâche et notre destin,</p>
<p>là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.</p>
<p>Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi.</p>
<p>Mais je crois qu’il en est ainsi.</p>
<p>Voilà mon credo.</p>
<p>Je ne crois pas en un dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre ; (13)</p>
<p>on sait assez comment la Terre a été formée</p>
<p>et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes.</p>
<p>Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse”</p>
<p>pour expliquer le Big Bang. (14)</p>
<p>Je crois qu’il faut résolument écarter de nos esprits</p>
<p>tous les dieux de la terre</p>
<p>et ne plier jamais genoux devant de fictive divinité</p>
<p>ni devant aucune humaine autorité.</p>
<p>Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ,</p>
<p>fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel,</p>
<p>qu’il ait été conçu d’un Saint-Esprit,</p>
<p>et soit né d’une vierge de Palestine, il y a 2000 ans,</p>
<p>pour le salut du genre humain. (15)</p>
<p>Je peux admettre, à la rigueur, qu’un Galiléen</p>
<p>ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre,</p>
<p>qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli ;</p>
<p>ce sont là des choses que l’on peut vérifier,</p>
<p>qui peuvent donc être vraies ou fausses,</p>
<p>et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable</p>
<p>et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.</p>
<p>Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers,</p>
<p>qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel. (16)</p>
<p>Il est extravagant d’affirmer qu’un faux prophète (17) de Palestine soit assis à la droite d’un Être éternel,</p>
<p>et qu’il viendra juger les vivants et les morts. (18)</p>
<p>Il est inutile et également absurde de croire en un Saint-Esprit, troisième personne d’un dieu trin. (19)</p>
<p>Il est indigne de proposer à la croyance des Terriens</p>
<p>cette histoire d’un dieu qui, courroucé</p>
<p>par une prétendue faute originelle</p>
<p>d’un supposé premier couple d’humains,</p>
<p>damne l’humanité entière aux feux éternels d’un enfer absurde ;</p>
<p>et il est risible de penser que cette humanité</p>
<p>ne puisse être sauvée de la damnation éternelle,</p>
<p>édictée par un Être Suprême,</p>
<p>que par l’envoi sur terre de son fils unique,</p>
<p>qui devra expier par sa mort sur une croix</p>
<p>la faute autrement irréparable.</p>
<p>Je n’estime guère l’Église catholique</p>
<p>qui se qualifie elle-même de sainte,</p>
<p>et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.</p>
<p>J’admire sans réserve les croyants en une divinité</p>
<p>qui vouent leur vie au soulagement des maux</p>
<p>qui affligent les Terriens,</p>
<p>mais il me semble tout à fait inutile de faire accompagner</p>
<p>ce dévouement admirable de dogmes absurdes ;</p>
<p>j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges,</p>
<p>les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications ;</p>
<p>et je n’ai que faire d’un dieu</p>
<p>qui nous menace des feux de l’enfer (voir les Évangiles)</p>
<p>tout en disant nous aimer. (20)</p>
<p>Je trouve inutile de croire en la communion des saints</p>
<p>mais absolument nécessaire de promouvoir</p>
<p>la solidarité de tous les humains sur Terre ;</p>
<p><em>« de reconnaître les bienfaits par des bienfaits,</em></p>
<p><em>et ne se venger jamais des injures ;</em></p>
<p>de faire aux autres comme à soi-même, » (Confucius)</p>
<p>comme le recommandent tous les codes moraux de la terre.</p>
<p>Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l´humanité, les vols, les viols  et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes ; nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l´humanité et lui enlever de l´esprit de fausses et d´inutiles croyances, et nous travaillons avec acharnement et quelque succès à neutraliser les papes qui déraisonnent au Vatican,  les cardinaux, les archevêques, les évêques et les prêtres qui pontifient et qui fabulent dans les églises et les cathédrales, les rabbins qui font de même dans les synagogues, les bonzes qui marmonnent dans les pagodes, et les imans et les mollahs qui prient et crient dans les mosquées.</p>
<p>Il est inadmissible, me semble-t-il, d’affirmer sans preuve</p>
<p>que l’individu survit à la mort de son corps,</p>
<p>qu’il y ait une vie éternelle, (21)</p>
<p>et je crois comme Chouang-Tseu et Albert Einstein</p>
<p>« qu’il n’y a que des âmes faibles qui entretiennent une telle pensée</p>
<p>par peur ou par un égotisme ridicule. » (22)</p>
<p>Enfin, je crois que notre vie serait plus belle et plus riche,</p>
<p>plus vite nous réaliserions que la mort est un terme,</p>
<p>une fin, et non un commencement,</p>
<p>que « le ciel est sous nos pas et non au-dessus de nos têtes,</p>
<p>que le seul Dieu que nous devons vénérer</p>
<p>est notre frère et sœur en humanité » ; (Vivekananda) (23)</p>
<p>qu’il n’y a pas de Providence qui nous guide et nous protège,</p>
<p>pas de Christ qui nous aime et qui nous sauve,</p>
<p>pas de résurrection des corps ni de transmigration des âmes,</p>
<p>qu’il n’y aura pas de Paradis pour nous accueillir</p>
<p>et nous procurer un bonheur éternel,</p>
<p>(ni d’enfer pour nous rôtir éternellement),</p>
<p>que la vie que nous vivons est la seule qui nous sera donnée.</p>
<p>Dura lex, sed lex.</p>
<p>Dures vérités, mais vérités tout de même.</p>
<p>Abandonnons ces mysticismes débilitants</p>
<p>qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits,</p>
<p>ces dogmes et ces dévotions inutiles</p>
<p>qui distraient les humains de la vérité la plus haute :</p>
<p>l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée ;</p>
<p>il n’y a pas d’autre dieu à chercher ;</p>
<p>seul est véritablement religieux</p>
<p>qui étudie les mystères du monde</p>
<p>et qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.</p>
<p>Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite</p>
<p>d’un dieu caché, silencieux, muet et sourd,</p>
<p>donc à toutes fins utiles inexistant,</p>
<p>vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent</p>
<p>que nous devons illuminer,</p>
<p>ombres noctiluques que nous sommes,</p>
<p>de nos désirs et de nos amours,</p>
<p>de nos rêves et de nos chants,</p>
<p>de nos connaissances et de nos créations.</p>
<p>Allons, du courage,</p>
<p>la vérité nous libérera,</p>
<p>de dogmes extravagants,</p>
<p>de craintes inutiles</p>
<p>et de vaines espérances.</p>
<p>Il nous revient de chérir et de célébrer la vie,</p>
<p>De prendre soin de la terre,</p>
<p>De compatir aux souffrances de nos semblables,</p>
<p>de s’étonner du Silence cosmique,</p>
<p>de l’inexistence d’un dieu,</p>
<p>de s’extasier devant l’infinie puissance</p>
<p>et créativité de l’Univers,</p>
<p>et, réparateurs obscurs des lacunes de Dieu (V. Hugo),</p>
<p>de palier à ses manques,</p>
<p>d’exalter la présence de l’Homme,</p>
<p>de chanter malgré tout les beautés éphémères du monde</p>
<p>pendant le peu de temps qu’on y passe.</p>
<p>Voilà nos seules jubilations,</p>
<p>nos seules obligations,</p>
<p>nos seules adorations,</p>
<p>voilà nos seules prières.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Notes</span></strong></p>
<p align="justify">;1. J’ai mis le mot « lois » entre parenthèse pour indiquer l’ambiguïté du mot dans l’expression  « lois de la nature », et le problème qui est soulevé quand on parle des lois de la nature, car immédiatement on pense à un législateur suprême; Voltaire ne savait trop que répondre à l’objection de l’existence des êtres organisés et des lois qui gouvernent le mouvement des étoiles et des planètes: « je ne puis concevoir une horloge sans un horloger » ; une meilleure compréhension de la mécanique céleste que Laplace a mise au point en 1796, la théorie de l’évolution de Darwin publiée en 1859 et la physique moderne vont lever définitivement l’impasse dans laquelle se trouvait Voltaire qui a combattu l’athéisme toute sa vie; voir entre beaucoup d’autres textes : L’histoire de Jenni ou le sage et l’athée, ainsi que sa Première Homélie sur l’athéisme et le chapitre un des Éléments de la philosophie de Newton ; le Baron d’Holbach, le prince des athées, avait pourtant publié son Système de la nature en 1770 &#8230; J’emploi l’expression « régularités observées » immédiatement après l’expression « lois de la nature. » Ces régularités observées sont certainement objectives, extérieures à nous, universelles, mais sont-elles invariables, et éternelles? Voir J. Webb <span style="text-decoration: underline;">« Are the Laws of Nature Changing with Time?</span> » in Physics World, Vol.16, Part 4, pages 33-38, avril 2003; aussi Scientific American, juillet 2005, l’article <span style="text-decoration: underline;">« Inconstant Constants »;</span> aussi <span style="text-decoration: underline;">« Dreams of a Final Theory, the Search for the Fundamental Laws of Nature »</span>, du prix Nobel de Physique, Steven Weinberg, Pantheon Books, 1993; encore, de Roger Penrose <span style="text-decoration: underline;">« The Road to Reality, a Complete Guide to the Laws of the Universe »,</span> Alfred A. Knopf, 2005 (2004); encore, du prix Nobel de physique Richard Feynman <span style="text-decoration: underline;">« La nature de la physique »</span>, Seuil, sciences, 1980; voir l’incontournable <span style="text-decoration: underline;">The Comprehensible Cosmos, Where Do the Laws of Physics Come From</span>, de Victor J. Stenger, Promotheus Books, 2007, toute son œuvre est à lire ; le dernier livre de Paul Davies <span style="text-decoration: underline;">The Cosmic Jackpot, why our Universe is just right for life</span><span style="text-decoration: underline;">,</span> chez Houghton Mifflin, (2007)donne un point de vue tout à fait opposé à celui de Stenger. C’est le Grand Débat… Enfin, lire The Grand Design de Stephen Hawking et Leonard Mlodinow, Bantam Books, 2010.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">2…comme l’affirment certains tenants du postmodernisme : « Les lois de la gravitation n’existaient pas avant Newton »! disent certains philosophes des sciences. Bien évidemment qu’elles n’existaient pas telles que formulées par Newton, mais la gravitation existait belle et bien. Nos connaissances scientifiques, qui s’expriment dans des théories et des lois, ne reflètent que partiellement et progressivement la réalité;  certains postmodernes disent qu’elles ne la reflètent pas du tout, qu’elles ne sont que de pures créations de nos cerveaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">3. Elles ne seraient que de mythologiques narrations de mâles blancs d’Occident, prétend tout un mouvement de pensée qui sévit principalement sur les campus américains et qui réunit des féministes et des philosophes postmodernes; la science, pour eux et elles, est une narration comme une autre, un mythe parmi d’autres mythes qui jalonnent l’histoire des mythes et des religions. C’est l’extrême où est tombé le postmodernisme; livres à lire : <span style="text-decoration: underline;">« Impostures intellectuelles »,</span> des professeurs Jean Bricmont et Alan Sokal, chez Odile Jacob, 1997, et <span style="text-decoration: underline;">« Higher Superstition, the Academc Left and its Quarrels with Science »</span> des professeurs Paul R. Gross et Norman Levitt, Johns Hopkins UP, 1998 (1994). On peut consulter l’œuvre abondante du philosophe de McGill, Mario Bunge, pour une critique dévastatrice des thèses postmodernistes : <span style="text-decoration: underline;">Social Science under Debate</span>, University of Toronto Press, 1998, <span style="text-decoration: underline;">Finding Philosophy in Social Science,</span> Yale University Press, 1996, et <span style="text-decoration: underline;">The Sociology-Philosophy Connection,</span> (1999) Transactions Publishers, USA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">4. Quelque difficiles que soient devenues les sciences à la fin de ce millénaire, et particulièrement difficiles d’accès au commun des mortels, je pose qu’en théorie tous les humains peuvent y avoir accès, si on y met les efforts et le temps voulus, contrairement aux dogmes des religions qui nous seront à jamais incompréhensibles, et inutiles dans notre tâche d’expliquer le monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">5. Il n’y a pas d’autre monde, de paradis ou d’enfer; si l’enfer n’est plus de mise aujourd’hui, il doit en être de même du paradis; nous sommes un merveilleux et étonnant épiphénomène temporaire de l’univers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">6. Le livre à lire est <span style="text-decoration: underline;">« Rare Earth »,</span> Copernicus (1999), des professeurs Peter D. Ward et Donald Brownlee, sur la probable rareté sinon la probable unicité de l’espèce humaine dans l’univers; c’est un grand débat scientifique; seule l’observation déterminera l’exactitude de la thèse ici rappelée; les faits semblent nous diriger vers cette conclusion, malgré les découvertes récentes de nombreuses planètes dans d’autres systèmes solaires; il faut cependant attendre la fin de l’histoire, c’est-à-dire des recherches en cours; à lire aussi : <span style="text-decoration: underline;">Destiny or Chance, our solar system and its place in the cosmos,</span> du grand astronome australien Stuart Ross Taylor, (1998) Cambridge University Press; à lire aussi <span style="text-decoration: underline;">« A Glorious Accident, Understanding Our Place in the Cosmic Puzzle »</span> (1997) sous la direction de Wim Kayser; une série d’entretiens avec Oliver Sacks, S. J. Gould, Stephen Toulmin, Freeman Dyson, Daniel C. Dennett et l’impayable et désolant Rupert Sheldrake.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">7. « Le hasard est le chemin que Dieu emprunte quand il veut voyager incognito, » disait Einstein. Or, comme le mot dieu pour Einstein est un autre mot pour Univers… Il n’y a pas de dieu personnel pour Einstein. Consulter <span style="text-decoration: underline;">« Destiny or Chance, our solar system and its place in the Cosmos »</span> de l’astronome australien, spécialiste des planètes, Stuart Ross Taylor, paru chez CUP en 1998; l’histoire du système solaire (la position de la terre par rapport au soleil, l’existence accidentelle de la lune, sa grosseur et le moment de son impact, l’existence de Jupiter, etc.), et de la vie sur terre (la disparition accidentelle des dinosaures grâce à un météorite il y a 65 millions d’années) sont des preuves suffisantes du caractère hasardeux de l’existence de l’espèce humaine sur terre et dans l’Univers; nous aurions pu ne pas être; nous ne sommes pas une nécessité, encore moins le but de l’univers. C’est ce que semble nous indiquer nos connaissances actuelles ; donc jusqu’à nouvel ordre, je crois que nous sommes autorisés à conclure que l’humanité n’est qu’un simple possible, comme tous les autres êtres vivants qui existent, qui ont existé ou qui existeront un jour sur terre. Il n’y a pas pur hasard ni entière nécessité. Tout est le fruit étonnant du hasard (si on définit hasard : la rencontre de deux lignes causales indépendantes) et de la nécessité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">8. Finalisme, thèse qui veut que l’univers existe en vue d’un but; dans l’opuscule <span style="text-decoration: underline;">« Invitation à la philosophie »</span>, Éditions mille et une nuits, 1998, page 14, Aristote a cette petite phrase : « or aucune chose engendrée par hasard n’est engendrée en vue d’un but, et il n’y a pas pour elle d’accomplissement. » Darwin disait que Cuvier et Linné étaient des nains à côté d’Aristote. Une apparente finalité, la téléonomie, existe  dans les formes vivantes. Mais la grande question est de savoir si l’être humain est le but de la vie sur terre, le but de l’évolution des formes vivantes sur cette planète, et si Dieu est le but de l’univers dans son ensemble. Livres à lire : <span style="text-decoration: underline;">l’Origine des espèces</span> de Darwin (1859), <span style="text-decoration: underline;">Évolution, the triumph of an idea</span>, (2001) sous la direction de Carl Zimmer, HarperCollin; aussi : <span style="text-decoration: underline;">« Book of Life »</span> sous la direction de Stephen J. Gould, W.W. Norton &amp; Company, 2001.  <span style="text-decoration: underline;">« The Fith Miracle, the Search for the Origin and Meaning of Life, »</span> Simon &amp; Schuster (1999) de Paul Davies défend âprement la thèse de la finalité de toutes choses, de la vie et de l’intelligence réflexive, de la conscience humaine, inévitable résultat des lois de la nature ; de Jean Staune, <span style="text-decoration: underline;">Notre existence a-t-elle un sens, une enquête scientifique et philosophique,</span> préface de Trinh Xuan Thuan (2007) Presses de la Renaissance, Paris, 538 pages; dans la veine de Paul Davies; l’auteur répond par l’affirmative : l’univers nous indique qu’il y a un sens; il interprète les données de la science moderne dans un sens spiritualiste. Une somme impressionnante, mais à mon sens fautive. Lire plutôt <span style="text-decoration: underline;">Challenging Nature, The Clash of Science and Spirituality at the frontiers of life</span> (2006), Lee M. Silver, HarperCollins Publishers, 444 pages; voir aussi: <span style="text-decoration: underline;">Human, the science behind what makes us unique,</span> (2008), Michael S. Gazzaniga, Ecco, HarperCollins Publishers, ou encore <span style="text-decoration: underline;">The Structure of Evolutionary Theory,</span> Stephen Jay Gould (2002) Belknap Press of Harvard University Press (en 1433 petites pages!). Je recommande la lecture du livre riche et dense de Robert Bernier L’Enfant, le lion, le chameau, une pensée pour l’homme sans Dieu, 2010, chez l’auteur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<ol>&lt;</ol>
</ol>
<p align="justify">9. Voir Andrei Linde, <span style="text-decoration: underline;">« An Eternally Inflationary Self-Replicating Universe »,</span> Scientific American, 1999; et de Martin Rees <span style="text-decoration: underline;">« Our Cosmic Habitat »,</span> Princeton University Press, 2001, et <span style="text-decoration: underline;">Just Six Numbers, the deep forces that shape the Universe</span>, Basic Books, 2000 (1999), et surtout <span style="text-decoration: underline;">Before the Beginning, Our Universe and Others,</span> (1997), AddisonWesley, Foreword by Stephen Hawking ; aussi de Lisa Randall, <span style="text-decoration: underline;">Warped passages: unravelling the mysteries of the universe’s hidden dimensions</span> (2006) Ecco HarperCollins, New-York, 499 pages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify">10. Certains pourront m’accuser ici de contradiction flagrante : si on admet   un infini, on admet un Être distinct du monde, etc., on admet alors Dieu, le Dieu des théologiens et des philosophes spiritualistes. J’ai   volontairement employé le mot infini pour illustrer l’infini mystère des origines, qui ne nous indique pas pour autant l’existence d’un Dieu personnel, créateur de l’Univers; nous ne savons pas! Ce que nous savons de l’Univers, par contre, ne nous indique aucunement l’existence d’un dieu personnel. On ne doit pas invoquer le nom de Dieu en vain! Et je ne peux accepter le dieu inutile de Spinoza et d’Einstein. Il y a l’Univers. Natura!</p>
<p>11. Platon, le <span style="text-decoration: underline;">Phédon. </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p>12. Cioran, <span style="text-decoration: underline;">Œuvres</span>, Quarto, Gallimard, Paris, 1995, 1818 pages.</p>
<p>13. Je suis ici le credo officiel de l’Église contenu dans le <span style="text-decoration: underline;">Compendium du   catéchisme de l’Église catholique</span>, (2005) et je le nie point par point.</p>
<p>14. <span style="text-decoration: underline;">The first Three Minutes of the Universe</span>, Steven Weinberg, 1977.</p>
<p>15. Alvar Ellegard, <span style="text-decoration: underline;">Jesus, One Hundred Years Before Christ, A Study in </span> <span style="text-decoration: underline;">Creative mythology,</span> 1999, The Overlook Press, Woodstock, New-York ; la conclusion de son étude se démarque totalement de toutes les autres sur le sujet, il conclut que a) Jésus n’a pas existé physiquement tel que rapporté dans les Évangiles, ses disciples et ses prétendus contemporains</p>
<p>ne l’ont jamais vu que dans des visions; c’est de toute évidence le cas de</p>
<p>Paul, des disciples d’Emmaüs et des Apôtres réunis après « sa mort et sa</p>
<p>résurrection » et sur qui tombaient des langues de feu ; b) le Jésus des</p>
<p>Évangiles est une invention du 2<sup>e</sup> siècle de notre ère, comme solution à</p>
<p>des conflits internes d’une Église en rapide expansion ; c) le Jésus réel a</p>
<p>existé en 100 av. J.C. et il a été le fondateur du mouvement réformateur</p>
<p>des Esséniens.</p>
<p>16. Les Chrétiens ont emprunté cette croyance aux croyances « païennes »</p>
<p>de l’Antiquité gréco-romaine : « descendre dans l’Hadès ».</p>
<p>17. Les prophéties affirmées par le Jésus des Évangiles et qui sont       manifestement fausses.</p>
<p>18. Il en est de même du jugement dernier, présent dans toutes les mythologies du bassin méditerranéen.</p>
<p>19. Hans Küng, <span style="text-decoration: underline;">Dieu existe-t-il?</span> Seuil, 1980, p. 808.</p>
<p>20. Il est amusant de voir les théologiens en particulier et les croyants en   général minimiser les passages franchement extravagants, scandaleux ou carrément absurdes des Évangiles, du Nouveau et de l’Ancien  Testament, qui sont censés avoir été inspirés par Dieu et écrits sous sa  dictée. L’excuse qu’ils donnent est aussi extravagante que leurs croyances : Dieu devait se conformer à l’esprit des hommes auxquels Il parlait. L’absurde n’a jamais fait reculer les croyants, bien au contraire. Ils  croient ce qui est absurde et, pour certains, parce que c’est absurde.  S’abaisser à des explications naturelles n’est pas leur fait. Douter? Vous n’y pensez pas! Se servir de sa raison? Quelle absurdité!</p>
<p>21. La croyance en la vie éternelle est à la base des grandes religions, et il   semble bien qu’une grande partie de l’humanité ne puisse se passer de cette croyance. Gibbon en fait l’une des cinq causes de la victoire finale de la religion chrétienne sur ses concurrentes, le mithraïsme et le gnosticisme entre autres, … quoique le glaive de Constantin et de bien d’autres empereurs chrétiens aient eu quelque part à cette victoire …; voir son <span style="text-decoration: underline;">The History of the Decline</span> <span style="text-decoration: underline;">and Fall of the Roman</span> <span style="text-decoration: underline;">Empire</span>, chapter XV.</p>
<p>22. <span style="text-decoration: underline;">Living Philosophies, a series of intimate credos,</span> World Publishing Company, chapter one : Albert Einstein, p. 6, 1943 (1930).</p>
<p>23. Will Durant, <span style="text-decoration: underline;">Story of Civilization,</span> Simon &amp; Schuster, <span style="text-decoration: underline;">vol. 1</span>, <span style="text-decoration: underline;">Our Oriental</span> <span style="text-decoration: underline;">Heritage,</span> 1963, (1935), chapter 22, and p. 618. &lt;<br />
<em>Roger Léger</em></p>
<p><em>2003-2011</em></p>
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		<title>Entrevue Radio Ville-Marie</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 13:49:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Virard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite au congrès des Athées et Humanistes de début octobre 2010, j&#8217;ai été invité à une entrevue de Radio Ville-Marie. Vous pouvez l&#8217;écouter ici: radio ville-marie 5 octobre 2010 Michel Virard]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite au congrès des Athées et Humanistes de début octobre 2010, j&#8217;ai été invité à une entrevue de Radio Ville-Marie. Vous pouvez l&#8217;écouter ici:</p>
<p><a href="http://assohum.org/wp-content/uploads/2010/10/radio-ville-marie-5-octobre-2010.mp3"> radio ville-marie 5 octobre 2010</a></p>
<p>Michel Virard</p>
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		<title>Que signifie la spiritualité pour un humaniste athée ?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 17:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Virard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Le texte suivant est paru dans &#8220;Les cahiers de spiritualité ignacienne&#8221; du printemps 2009) S&#8217;il existe de nombreuses façons de vivre sa foi dans le surnaturel, il existe également de nombreuses façons de vivre sans référence au surnaturel. Je m’identifie moi-même comme humaniste athée après un long parcours qui commença par une foi en un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Le texte suivant est paru dans &#8220;Les cahiers de spiritualité ignacienne&#8221; du printemps 2009) <strong><span style="font-size: 14pt; line-height: 200%;" lang="FR-CA"><br />
</span></strong></em></p>
<p><a href="http://assohum.org/wp-content/uploads/2009/12/MichelVirard-r.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-1690" title="MichelVirard-r" src="http://assohum.org/wp-content/uploads/2009/12/MichelVirard-r-237x300.jpg" alt="MichelVirard-r" width="209" height="264" /></a>S&#8217;il existe de nombreuses façons de vivre sa foi dans le surnaturel, il existe également de nombreuses façons de vivre sans référence au surnaturel. Je m’identifie moi-même comme humaniste athée après un long parcours qui commença par une foi en un Dieu personnel instillée par une éducation catholique classique (de 1947 à 1954). J’ajouterai aussi que je n’ai jamais eu à souffrir de quelconques abus ou mauvais traitements de la part du clergé ou des croyants  assignés à mon éducation. La perte de la foi ne fut pas particulièrement douloureuse et se situe vers l’âge de quatorze ans. Ce fut un processus entièrement dicté par la découverte progressive de contradictions (réelles ou perçues comme telles) à la fois entre les différentes parties du discours chrétien, et aussi entre ce discours et ma connaissance progressive des faits scientifiques établis. A aucun moment je n’ai eu l’impression de « choisir » l’athéisme : il s’est imposé à moi avec une clarté de plus en plus évidente. J’ai continué et je continue d’approfondir ce sujet auprès des meilleurs auteurs scientifiques et même religieux et cette conviction s’est renforcées au cours des années : l’idée d&#8217;un Dieu à la fois personnel et omnipotent a, pour moi, complètement disparu des « possibles » envisageables, n’en déplaise à Blaise Pascal.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;"><span id="more-1604"></span>Pendant longtemps, j’ai cependant dû composer avec une famille officiellement catholique et avec les relations significatives de mes parents avec les milieux catholiques de la petite ville où j’étais né. J’ai donc accepté le mariage catholique, accepté le baptême catholique de mes enfants, tout cela au nom de la paix sociale. J’ai attendu le décès de mes parents avant de prendre publiquement le parti d’aider d’autres malheureux agnostiques et athées pris dans ce genre de contradiction. C’est donc seulement à partir de 2004 que j’ai décidé de co-fonder plusieurs organismes humanistes athées : je n’aurais pas eu le courage de le faire du vivant de mes parents.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;"><strong>Vous avez dit spiritualité ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Le terme <em>spiritualité</em> renvoie à plusieurs définitions qui, de façon générale, font explicitement référence à une distinction tranchée entre matériel et spirituel. J&#8217;entends montrer que, pour les humanistes athées, ce que nous appelons habituellement le domaine spirituel ne requière pas forcément une explication surnaturelle ni un lien avec une divinité, mais est une propriété émergente de la forme d&#8217;intelligence que l&#8217;évolution nous a donné. Or cette spiritualité est elle-même issue de notre matérialité et qu&#8217;il est donc possible de parler de spiritualité même chez les humanistes athées. Je précise que ce que couple matériel-spirituel ne coïncide pas avec celui de réel-imaginaire car, pour nous, l&#8217;activité cérébrale constituant la spiritualité chez les humains n&#8217;est pas moins réelle que les autres activités biologiques.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Le cerveau humain est doté d&#8217;une faculté remarquable de simulation. Pour des raisons d&#8217;efficacité dans sa lutte pour sa propre survie, notre espèce s&#8217;est trouvée à bénéficier d&#8217;un cerveau capable de représentation symbolique, de langage, de sentiments sophistiqués, etc. Un des effets de ce développement a été cette capacité surprenante que nous avons à imaginer ce que les autres agents de notre environnement pensent, qu&#8217;ils soient de nature animale ou humaine. Notre capacité à deviner les intentions des prédateurs, des proies et surtout des autres humains avec qui nous sommes constamment en contact s&#8217;est révélée une clé du succès d&#8217;<em>homo sapiens sapiens </em> en tant qu&#8217;espèce dominante sur notre planète. Cette activité de simulation chez l’être humain est réalisée par des réseaux à double usage: ces réseaux peuvent fonctionner selon un mode d&#8217;action réelle, lorsque nous exécutons nous-mêmes une action ou que nous ressentons quelque chose, ou bien suivant ce mode de simulation. Avec ce dernier mode nous sommes capable, par exemple, de répéter dans notre tête un mouvement tel l&#8217;exécution sur un instrument d&#8217;une pièce musicale sans pour autant bouger un doigt. De la même façon, nous sommes capables d&#8217;empathie vis-à-vis un tiers ressentant une douleur; les mêmes circuits neuronaux réagissant dans une douleur en une personne sont mis à contribution en une autre, pour lui permettre de ressentir la douleur d&#8217;autrui. Cette faculté de simulation opère à des degrés variables d’un individu à l’autre de sorte que l&#8217;empathie, comme les muscles, a besoin d&#8217;exercice pour se développer. Dans un premier temps, cette faculté d&#8217;empathie exige la stimulation directe des sens : la douleur de l&#8217;autre doit être perçue avant de pouvoir être partagée. Sans cette perception directe, généralement par la vue et l&#8217;ouïe, il demeure difficile, pour beaucoup, de faire preuve d&#8217;empathie. Tous les organismes de bienfaisance le savent. Toutefois, par l&#8217;éducation et aussi par l&#8217;effet de la maturité, il devient possible d&#8217;avoir de l&#8217;empathie simplement avec le souvenir de la douleur de l&#8217;autre : nos circuits neuronaux ont appris à souffrir juste avec l&#8217;idée de la souffrance de l&#8217;autre. Cela n&#8217;est pas sans conséquence.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Comme beaucoup d&#8217;autres avancées dans l&#8217;évolution des espèces, cette capacité de simulation a elle-même créé des opportunités de stratégies nouvelles, complètement inédites. À partir du moment où je suis capable de me représenter – même approximativement – ce qui se passe mentalement dans le cerveau d&#8217;un autre humain, je peux me poser une question dont les conséquences sont extraordinairement raffinées : que pense-t-il de moi ? Mais encore, par un jeu de miroirs fascinant: que croit-il que je pense de lui ? Ma conception de la spiritualité est d’abord et avant tout liée à cette « intelligence sociale » qu’on mesure à la capacité plus ou moins grande de deviner, avec précision, les états mentaux des personnes côtoyées. Toutes nos relations sociales sont basées sur cette faculté de simulation grâce à laquelle nous pensons connaître l’autre un tant soit peu.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Revenons à ce jeu de miroirs. Une partie des simulations dont nous sommes mentalement le lieu se réalisent à travers des dialogues intérieurs. Très tôt après l&#8217;acquisition du langage parlé, les enfants parlent, ouvertement ou dans leur tête, à des personnages imaginaires. Ils s&#8217;entraînent à imaginer ce que l&#8217;autre pense et se conditionnent à simuler les autres. Toute cette activité est cruciale pour leur avenir social et, à moins d&#8217;accident cérébral ou de maladie grave, cette capacité ne disparaît jamais. Qui n&#8217;a jamais parlé « dans sa tête » à une personne qui lui est chère, à un être disparu ou à quelqu&#8217;un qu’il compte convaincre. Le fil de notre conscience est bien souvent constitué d&#8217;étranges monologues dans lesquels nous jouons forcément deux rôles: celui qui énonce et celui qui écoute. Nous pouvons très bien nous mettre nous-mêmes en scène dans nos dialogues intérieurs et devenir notre propre interlocuteur, c’est-à-dire à la fois celui qui énonce et celui qui répond.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Beaucoup d&#8217;humanistes athées pensent que cette capacité à dialoguer non seulement avec des personnes réelles mais avec des personnages construits par notre imagination est un phénomène clé dans l&#8217;émergence des religions. Sans cette capacité au dialogue intérieur, on imagine mal les révélations dont l’histoire humaine est tissée; on imagine mal la facilité avec laquelle un enfant pense s&#8217;adresser à Dieu. Ayant élevé dans une famille catholique, je me souviens encore très bien de ma (défunte) conviction selon laquelle il est possible de parler à Dieu en y pensant fortement. Mon interprétation personnelle, aujourd&#8217;hui, à la lumière de ce je sais maintenant, est plutôt que je faisais usage de cette imagination, si utile dans d&#8217;autres circonstances, pour construire un personnage fictif, une figure paternelle, conforme à l&#8217;image projetée par mes éducateurs.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Toutes ces activités de dialogue ou de monologues intérieurs constituent, pour moi, une « spiritualité » de base. Y correspond une activité cérébrale dont les effets – ces dialogues intérieurs et, par le fait même, ces simulations – sont habituellement invisibles des autres agents (ceci est en train de changer : il est maintenant possible de détecter, non pas des dialogues internes, mais au moins certaines « intentions » du sujet grâce aux techniques d&#8217;imagerie médicale). Les athées ne sont donc pas dépourvus de ce type de « spiritualité » puisque eux aussi peuvent vivre d&#8217;intenses dialogues intérieurs; toutefois, ces dialogues ne font pas intervenir d&#8217;entités surnaturelles car c’est l’activité cérébrale qui génère, qui est à l’origine de ces simulations à caractère psychospirituel.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;"><strong>La tension spirituelle</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Le terme <em>spiritualité</em> a d&#8217;autres dimensions. Il peut désigner une élévation qualitative par rapport à ce qui est considéré comme du domaine de la matière, présumé inférieur. Cette perception du « matériel » a une longue histoire et elle est indissociable de nos conditions de vie primitive. Plusieurs facteurs peuvent avoir contribué à construire cette perception de la matérialité comme fondamentalement inférieure. J&#8217;en vois principalement quatre: les fonctions d&#8217;excrétions du corps humain, les pulsions sexuelles, la dégradation des corps due au vieillissement et, enfin, la décomposition même du corps humain à la mort.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Chacun de ces facteurs a longtemps été perçu comme une sorte de malédiction liée à la « matérialité » du corps humain, par opposition à la perfection du monde interne, subjectif, que représente la vie spirituelle vécue. Dans l&#8217;imaginaire d&#8217;un enfant, l&#8217;empreinte de l&#8217;image de la mère reste gravée jusqu&#8217;à la mort. Or il s&#8217;agit nécessairement de l&#8217;image d&#8217;une femme en âge de procréer et donc généralement jeune et en santé. La comparaison entre cette image et celle, des années plus tard, de la vielle femme ou du corps inerte de cette mère décédée ne peut jamais être à l&#8217;avantage du « matériel » sur le «spirituel ». On tend ainsi à associer la notion du bien à cette présumée perfection du « spirituel » plutôt qu’aux aléas du monde matériel.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Puisque la notion de perfection est issue de notre vie interne et qu’elle demeure généralement inaccessible dans le monde objectif ou matériel, il n&#8217;est pas surprenant que le « spirituel » ait fini par bénéficier d&#8217;une suprématie quasi-totale – jusqu&#8217;à l&#8217;ère moderne du moins. Les cultures humaines ont ceci en commun qu&#8217;elles proposent un univers spirituel comprenant généralement des formes parfaites. Les tensions générées entre un tel univers spirituel trop parfait et un monde matériel trop médiocre sont à l&#8217;origine de bien de choses : que l&#8217;on pense au Parthénon, aux cathédrales, à la perfection mathématique de certaines lois physiques, aux tentatives pour obtenir des croyants parfaits, une race parfaite, un homme nouveau, etc. Or, tout cela a d&#8217;abord pris forme en tant qu&#8217;idée (au sens de Platon) avant d&#8217;être un succès, ou une catastrophe, dans le monde matériel. Il faut croire que, quel qu&#8217;en soit le résultat, la perfection nous fascine.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">La dichotomie matériel-spirituel n’a plus rien d’une évidence avec l’âge moderne. À la lumière des connaissances scientifiques modernes et, essentiellement, des découvertes sur le fonctionnement du cerveau, les humanistes athées estiment que le spirituel a cessé d&#8217;appartenir à un autre ordre et est constitué par une activité cérébrale qui le rend semblable à d&#8217;autres activités biologiques. Un changement de paradigme s&#8217;est produit, qui permet de considérer le spirituel comme le résultat de l&#8217;activité bien matérielle du cerveau humain, et la fonction ou la raison d’être du « spirituel » doit alors être cherchée du côté d’une contribution à la survie de notre espèce. C’est pourquoi on ne peut plus parler d&#8217;une rivalité, d&#8217;une lutte à finir, entre deux domaines bien tranchés, le « matériel » et le « spirituel », mais plutôt d&#8217;un continuum de fonctions allant de mécanismes élémentaires partagés par de nombreux êtres vivants à des ensembles symboliques extrêmement sophistiqués, et propres aux seuls êtres humains. Il est vrai que l&#8217;évolution nous ainsi fait un cadeau sublime, que nous pouvons choisir d&#8217;apprécier ou non. Cette capacité symbolique, clef de notre succès en tant qu&#8217;espèce, nous a donné entre autres l&#8217;éthique et la politique, mais a aussi ouvert un espace fascinant sur des activités que nous apprécions indépendamment de tout autre bénéfice : l&#8217;émotion esthétique, le plaisir de connaître, l&#8217;extase de la découverte. En ce sens, la spiritualité, même intégrée à ce continuum matériel-spirituel, reste ce qui nous distingue clairement de nos plus proches cousins du monde animal. Les humanistes athées ne sont pas moins susceptibles que les croyants de contribuer à l&#8217;édification de la cathédrale sémantique que nous partageons tous et de ressentir les émotions profondes qui donnent un sens à la vie. Cependant, pour André Comte-Sponville, penseur athée notoire, il existe des différences importantes entre spiritualité athée et spiritualité théiste : il conçoit la spiritualité des athées comme une spiritualité de la fidélité plutôt que de la foi, de l&#8217;action plutôt que l&#8217;espérance et enfin de l&#8217;amour plutôt que la crainte et la soumission<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[1]</span></span><!--[endif]--></span>. Pour Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins sans frontière, « être athée représente aussi un fardeau : il y a d&#8217;avantage d&#8217;obligations de résultat chez ceux qui ne croient pas que chez ceux qui croient »<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[2]</span></span><!--[endif]--></span> ce qui rejoint Compte-Sponville sur l&#8217;importance de l&#8217;action. Le même Kouchner ressent vivement la trahison et déclare « j&#8217;aime les gens fidèles à leurs principes, à leurs amitiés, à leur morale. »<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[3]</span></span><!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;"><strong>L&#8217;expérience dite mystique</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">L&#8217;expérience mystique, a longtemps été une source d&#8217;étonnement pour les athées. Non pas que la réalité physique de l&#8217;expérience mystique ait été mise en doute par les athées mais, en l&#8217;absence d&#8217;un mécanisme plausible pour l&#8217;expliquer, la croyance à quelque chose de surnaturel, même chez des gens sans affiliation religieuse précise, est demeurée très forte jusqu&#8217;à récemment.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Toutefois, les expériences contrôlées et réalisées en laboratoire dans les dernières décennies permettent maintenant d&#8217;avoir une idée plus précise de ces phénomènes dits « mystiques ». Contrairement à ce que l&#8217;on pourrait penser, les athées n’y échappent pas, mais ils interprètent différemment ce genre d’expériences. Je préfère utiliser le terme « d&#8217;état modifié de la conscience » (<em>altered state of consciousness</em>) qui est désormais l&#8217;expression consacrée. Le Dr Michael Persinger, professeur de neuropsychologie à l&#8217;université Laurentienne<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[4]</span></span><!--[endif]--></span>, a conduit des expériences d&#8217;excitation du lobe temporal grâce à un champ magnétique focalisé et obtenu des « expériences mystiques » en créant les conditions d&#8217;une épilepsie (TLE, <em>Temporal Lobe Epilepsy</em>) chez plusieurs sujets participants à ses investigations. Ceux-ci ont parlé d’un « sentiment de ne pas être seul ». L&#8217;usage de drogues psychotropes a donné également des résultats similaires. De plus, toujours d&#8217;après Persinger, plusieurs drogues donnent des « expériences religieuses » chez un grand nombre de sujets. Même si ce sentiment n&#8217;est pas généralisable à tous les individus, il s&#8217;agit d&#8217;expériences répétables. Enfin, ces états modifiés de conscience semblent bien apparaître également, spontanément, chez un petit nombre d&#8217;individus et dans certaines circonstances, indépendamment de leurs croyances. La réalité objective de ces états modifiés de conscience est donc un fait bien établi. Toutefois cela ne nous renseigne que partiellement sur l&#8217;expérience vue du sujet. Nous savons que les sujets croyants décrivent généralement leurs expériences en termes se rapportant à leurs croyances particulières. Mais qu&#8217;en est-il des athées ?</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Michel Hulin<a name="_ftnref5" href="#_ftn5"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[5]</span></span><!--[endif]--></span> , professeur de philosophie indienne à la Sorbonne, a bien décrit la perplexité de Sigmund Freud lorsque Romain Rolland lui a décrit la « sensation océanique », de fusion avec un grand tout, qu&#8217;il éprouvait assez souvent. Il précise aussi que cette « sensation religieuse » n&#8217;était liée à aucun espoir de survie et qu&#8217;il n&#8217;espérait pas autre chose après la mort que le repos éternel<a name="_ftnref6" href="#_ftn6"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[6]</span></span><!--[endif]--></span>.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">André Comte-Sponville relate, dans <em>L&#8217;esprit de l&#8217;athéisme,</em> comment il a lui-même eu une expérience quasi-mystique, du type « sentiment océanique »; il admet « n&#8217;avoir jamais vécu depuis rien de plus fort, ni de plus délectable, ni de plus bouleversant, ni de plus apaisant<a name="_ftnref7" href="#_ftn7"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[7]</span></span><!--[endif]--></span> ».</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">J&#8217;en conclu que, même si je n&#8217;ai pas moi-même vécu cette forme de spiritualité, les athées n&#8217;en sont pas exclus, quelque soit la signification qu&#8217;on voudra donner à ce phénomène.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;"><strong>Le rapport à autrui</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">« Si Dieu n’existait pas, alors tout serait permis<a name="_ftnref8" href="#_ftn8"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[8]</span></span><!--[endif]--></span>. » Cette phrase célèbre a fait plus de mal aux humanistes athées que toute autre calomnie à leur endroit. Pourtant, rien ne permet d&#8217;affirmer que les athées soient plus susceptibles que d’autres de « sauter sur leur voisin » pour en abuser. Ce serait plutôt le contraire car, selon l&#8217;étude de Paul Gregory, les sociétés occidentales modernes caractérisées par une moindre religiosité ont généralement moins de problèmes sociaux graves que les sociétés ayant un degré de religiosité plus élevé<a name="_ftnref9" href="#_ftn9"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[9]</span></span><!--[endif]--></span>. Quoiqu’il en soit, la plupart des athées ne se conduisent pas comme des êtres égoïstes et éhontés, comme beaucoup on craint qu&#8217;ils doivent théoriquement être. Pourquoi ?</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Dans <em>Passions Within Reason, </em>l&#8217;économiste Robert H. Frank propose une explication de l&#8217;altruisme « irrationnel », qui va donc au-delà de l&#8217;altruisme réciproque et de l&#8217;altruisme de parentèle<a name="_ftnref10" href="#_ftn10"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[10]</span></span><!--[endif]--></span>. Dans les sociétés saines (où les profiteurs restent une minorité), la pratique des valeurs altruistes procurent des avantages (de survie et de reproduction) qui dépassent le coût des efforts encourus. Il y a certes un avantage à construire une réputation d&#8217;intégrité, de générosité, de respect de la parole donnée. Frank démontre, en outre, que de tels avantages sont maximisés par l&#8217;intériorisation complète de ces valeurs. Ainsi, la personne qui est devenue « inconsciente » de sa générosité, de son empathie (etc.) n&#8217;a pas à se préoccuper de sa réputation. Il est exact que cette explication vaut aussi bien pour les croyants que pour les athées mais elle contredit Dostoïevski: pour vivre une bonne vie, en société, mieux vaut ne pas s&#8217;imaginer que tout est permis.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Dans un tout autre genre, Tzvetan Todorov, un historien des idées, commence son ouvrage <em>Le</em> <em>Jardin imparfait</em> avec une fable. Le Diable proposa à l&#8217;Homme de la Renaissance un pacte faustien mais avec la variante que voici: « Cette fois-ci, ce que le diable offrit, ce n&#8217;était plus le pouvoir, ni le savoir mais le vouloir. L&#8217;Homme moderne aurait la possibilité de vouloir librement, d&#8217;acquérir la maîtrise de sa propre volonté, et de mener sa vie à sa guise<a name="_ftnref11" href="#_ftn11"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><em><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><strong><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[11]</span></strong></span><!--[endif]--></em></span>. » Le Diable décida par ailleurs de cacher le plus longtemps possible le prix à payer pour cette situation afin que l&#8217;Homme prenne goût à cette liberté nouvelle et qu&#8217;il se retrouve effectivement dans l&#8217;obligation de payer sa dette. Plus tard, à la fin des Lumières, le Diable commença à réclamer son dû: l&#8217;homme devra se séparer de son Dieu, puis de son prochain, puis de lui-même.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Todorov se sert de cette fable pour constater que les réponses possibles à ce genre de pacte permettent de définir quatre courants de pensée majeurs dans l’histoire de la pensée occidentale. En premier lieu, la réponse des conservateurs s’énonce comme suit: si le prix à payer est Dieu, la société et le moi, alors ce prix est trop élevé et il vaut mieux renoncer à la liberté. Par contre, les scientistes, les individualistes et les humanistes acceptent le marché du Diable mais y réagissent fort différemment. Ainsi les scientistes pensent que le Diable repartira les mains vides car ils sont persuadés de n&#8217;avoir rien à perdre; la seule liberté est celle du savoir et ce que les hommes prennent pour la liberté et ses conditions est simplement le fruit de leur ignorance. Pour les individualistes, on se porte fort bien sans Dieu, sans valeurs communes, sans moi stable et cohérent de sorte que le prix à payer est finalement dérisoire; il n’y a pas de perte mais plutôt une libération supplémentaire de l’être humain. Enfin, les humanistes pensent que la liberté existe et qu&#8217;elle est précieuse, mais ils apprécient aussi les valeurs partagées avec d&#8217;autres humains et postulent un moi responsable de ses actes; ils veulent la liberté sans avoir à en payer le prix et prétendent qu’aucun pacte n&#8217;a jamais été signé!</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Todorov évalue ensuite les résultats tangibles de ces différents pactes. Pour lui, les scientistes ont fait le lit aux totalitarismes<a name="_ftnref12" href="#_ftn12"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[12]</span></span><!--[endif]--></span>; on reconnaît donc maintenant qu&#8217;il y avait bien un prix à payer pour l’existence humaine, comme quoi le Diable n&#8217;est pas reparti les mains vides. De leur côté, les individualistes forcenés &#8211; pensons à Sade<a name="_ftnref13" href="#_ftn13"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[13]</span></span><!--[endif]--></span> &#8211; n&#8217;ont pas produit des foules de descendants mais notre société de consommation est tout de même traversée et marquée par l’hédonisme ; en ce qui concerne le prix à payer pour une existence purement centrée sur soi-même, il n&#8217;a pas été aussi dérisoire que prévu puisque nier continuellement la nature profondément sociale de son être conduit à une solitude pénible tandis que laisser son moi en friche ne mène nulle part. Reste les humanistes. Prétendre que le pacte n&#8217;a jamais été signé oblige à une vigilance de tous les instants: le Diable n&#8217;est jamais très loin pour réclamer son dû et la méfiance est de rigueur. L’établissement de valeurs communes, sans guide divin, demande un effort considérable et continu, tout autant que le développement de son moi d’ailleurs.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Les quatre courants identifiés par Todorov continuent d&#8217;irriguer nos sociétés modernes. Chacun a contribué, avec des fortunes variables, à ce que nous sommes aujourd&#8217;hui. Si le courant humaniste est ancien, l&#8217;humanisme véritablement athée est relativement récent et, n&#8217;étant ni dogmatique ni dissolu, reste une oeuvre dont chaque élément, quel qu&#8217;il soit, est susceptible d&#8217;être remise en cause en tout temps par les humanistes eux-mêmes. Les humanistes n&#8217;ont pas toujours toutes les réponses et se posent des questions, en particulier sur le devenir de notre espèce. Ils acceptent cependant de vivre sans certitudes absolues même si cela n&#8217;est pas très populaire. J&#8217;avoue pencher pour l&#8217;attitude de Bernard Kouchner dans le chapitre « L&#8217;amour n&#8217;est pas aimé » du livre cité précédemment :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">« Je crois le mal absolu, permanent, constant, ce qui me permet d&#8217;aménager des plages de soleil de temps en temps à l&#8217;intérieur de cette noirceur. Une éclaircie, la bonté, ce que nous recherchons. Je m&#8217;attends au pire. Ainsi je suis sûr de ne pas être déçu&#8230;Ce pessimisme actif est indispensable à ma survie. Sinon je serais mort d&#8217;infarctus depuis longtemps. Je ne compte pas sur la rencontre du bien. Si je le trouve sur ma route, tant mieux, je suis heureux. Mais je vis et agis sans certitude. »<a name="_ftnref14" href="#_ftn14"></a><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[14]</span></span><!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">
<table class="MsoNormalTable" style="margin-left: -1pt; border-collapse: collapse;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr style="height: 27.95pt;">
<td style="border: 1pt solid black; padding: 0in 5.4pt; width: 514pt; height: 27.95pt;" valign="top" width="685">
<p class="MsoNormal">Michel Virard</p>
<p class="MsoNormal">©2009 Version 5,  Déc. 2009</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 14.15pt;">Michel Virard est ingénieur de formation (électronique &amp; cybernétique). Sa première implication communautaire a été la création d’un centre de la petite enfance sans but lucratif dans les années 80. Il fut administrateur des Sceptiques du Québec dans les années 90 et a co-fondé l’Association humaniste du Québec en 2005.</p>
</td>
<td style="height: 27.95pt;" width="0" height="37"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div>
<hr size="1" />
<p><!--[endif]-->&nbsp;</p>
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[1]</span></span><!--[endif]--></span> André Comte-Sponville, <em>L’esprit de l’athéisme : introduction à une spiritualité sans dieu</em>, Paris, Albin Michel, 2006, p. 152</p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[2]</span></span><!--[endif]--></span> Abbé Pierre et Bernard Kouchner &#8211; <em>Dieu et les hommes</em>, Paris, Robert Laffont 1993, p. 18</p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[3]</span></span><!--[endif]--></span> Idem – p. 145-146</p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[4]</span></span><!--[endif]--></span> Micheal Persinger : <em>Neuropsychological Base of God Beliefs</em> (1987) et une conférence remarquable visible à http://video.google.com/videoplay?docid=4292093832329014323</p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[5]</span></span><!--[endif]--></span> Michel Hulin,<em> La mystique sauvage : aux antipodes de l&#8217;esprit,</em> Quadrige PUF, édition de 2008, pages 29 à 44</p>
</div>
<div id="ftn6">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[6]</span></span><!--[endif]--></span> Idem – p. 35</p>
</div>
<div id="ftn7">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[7]</span></span><!--[endif]--></span> André Comte-Sponville, <em>L’esprit de l’athéisme : introduction à une spiritualité sans dieu</em>, Paris, Albin Michel, 2006, p. 166</p>
</div>
<div id="ftn8">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[8]</span></span><!--[endif]--></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:07">Fyodor </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:05">Dosto</ins></span>ï<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:05">evski, <em>Les frères Karamazov</em></ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:07">, </ins></span>Gallimard 1952 &#8211; NRF de la Pléiade<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:08">.</ins></span> En fait, d<span style="font-family: Palatino;" lang="FR-CA">ans cette édition (p. 88), le texte est : &#8216; Pas d&#8217;immortalité de l&#8217;âme, donc pas de vertu, ce qui veut dire que tout est permis. &#8217; Le thème revient tout au long du livre (p. 67, 73-74, 88, 144, 249, 339, 431, 617, 621, 633, 653, 661, 679, 723-726).</span></p>
</div>
<div id="ftn9">
<p class="MsoNormal"><a name="_ftn9" href="#_ftnref9"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[9]</span></span><!--[endif]--></span><span style="font-size: 10pt;" lang="FR-CA"><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:26">Paul S. Gregory, <em>Cross-National Correlations of Quantifiable Societal Health with Popular Religiosity and Secularism in the Prosperous Democracies</em>,</ins></span> 10ème article dans le Volume 7 (2005) du <em>Journal of Religion and Society</em> &#8211; ISSN: 1522-5658 &#8211; http://moses.creighton.edu/JRS/toc/2005.html</span></p>
</div>
<div id="ftn10">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn10" href="#_ftnref10"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[10]</span></span><!--[endif]--></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:43"> Robert H. Frank, <em>Passions within reason. The </em></ins></span><em>S<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:43">trategic </ins></span>R<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:43">ole </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:44">of the </ins></span>E<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:44">motions</ins></span></em><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:44">, </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:46">New York, </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:45">W. W. </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:44">Norton </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:45">&amp; Company Inc, </ins></span>1988<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:45">.</ins></span> &#8211; Chapitres 3 et 4.</p>
</div>
<div id="ftn11">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn11" href="#_ftnref11"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[11]</span></span><!--[endif]--></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:57"> Tzvetan Todorov, <em>Le jardin imparfait : la pensée humaniste en France</em>, Paris, G. Grasset, </ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:58">1998</ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T14:59">, page </ins></span>8<span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T15:00">.</ins></span></p>
</div>
<div id="ftn12">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn12" href="#_ftnref12"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[12]</span></span><!--[endif]--></span> Lire <span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T15:43">Ernest Renan</ins></span><span class="msoIns"><ins cite="mailto:Proprietaire" datetime="2009-01-12T15:44">,</ins></span> <em>Dialogues philosophiques – Œuvres complètes </em>– p.622-624 – 3ème dialogue.</p>
</div>
<div id="ftn13">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn13" href="#_ftnref13"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[13]</span></span><!--[endif]--></span>Sade – <em>La philosophie dans le boudoir </em>III p.57, 61,66,68, 77 et 123, V p173 et 178.</p>
</div>
<div id="ftn14">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn14" href="#_ftnref14"></a><span class="Caractresdenotedebasdepage"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="Caractresdenotedebasdepage"><span style="font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman';" lang="FR-CA">[14]</span></span><!--[endif]--></span> Abbé Pierre et Bernard Kouchner &#8211; <em>Dieu et les hommes</em>, Paris, Robert Laffont 1993, p. 41</p>
</div>
</div>
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		<title>Lancement du livre &#8220;Heureux sans dieu&#8221;</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2009 05:12:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Pion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[athéisme]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 16 septembre avait lieu le lancement de l&#8217;ouvrage collectif Heureux sans Dieu, sous la direction de Daniel Baril et de Normand Baillargeon. Alors qu&#8217;abondent les témoignages d&#8217;expérience religieuse ou de cheminement spirituel, on ne donne à peu près jamais la parole aux athées, agnostiques et incroyants. Et c&#8217;est ce qui a motivé les auteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 septembre avait lieu le lancement de l&#8217;ouvrage collectif Heureux sans Dieu, sous la direction de Daniel Baril et de Normand Baillargeon. Alors qu&#8217;abondent les témoignages d&#8217;expérience religieuse ou de cheminement spirituel, on ne donne à peu près jamais la parole aux athées, agnostiques et incroyants. Et c&#8217;est ce qui a motivé les auteurs de ce livre à « sortir du placard » pour affirmer haut et fort qu&#8217;on peut être heureux sansnécessairement s&#8217;appuyer sur une foi religieuse, qu&#8217;on peut être heureux sans Dieu. Cet ouvrage rassemble les témoignages de Normand Baillargeon, Daniel Baril, Cyrille Barrette, Arlette Cousture, Louisette Dussault, Hervé Fischer, Louise Gendron, Louis Gill, Yves Gingras, Yves Lever, Isabelle Maréchal, Martin Petit, Ghislain Taschereau et Yannick Villedieu. </p>
<p>L&#8217;association humaniste du Québec était la bien sûr et vous trouverez plus bas un petit vidéo de la présentation de Daniel Baril un des maitres d&#8217;oeuvres de ce collectif lors du lancement. Nous espérons que cela vous donnera envie d&#8217;acquérir cet ouvrage, ne serait-ce que pour vous consoler à la pensée que vous n&#8217;êtes pas seul loin s&#8217;en faut. Bonne lecture!</p>
</p>
<p>
<object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/rY2oboBq7jE&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/rY2oboBq7jE&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
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		<title>Le code pour une éthique globale</title>
		<link>http://assohum.org/2009/06/le-code-pour-une-ethique-globale/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 18:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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		<category><![CDATA[athéisme]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[«Le monde a besoin d’un nouveau code humaniste d’éthique globale. Rodrigue Tremblay défend avec éloquence cette forme d’humanisme rationnel. Nous devons travailler ensemble, recommande-t-il, si nous voulons contribuer à l’amélioration des conditions de vie sur la planète. Il met en avant dix principes fondamentaux dans le cadre d’un code global d’éthique pour nous y guider.»<br />
(Paul Kurtz)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1251" title="rodtremblay1" src="http://assohum.org/wp-content/uploads/2009/06/rodtremblay1-193x300.jpg" alt="rodtremblay1" width="193" height="300" /></p>
<p><strong>Aperçu</strong></p>
<p>«Cet ouvrage propose un code universel de droits et de responsabilités devant s’appliquer à tous les individus, qu’ils soient simples citoyens ou dirigeants de pays, de sociétés et d’organisations religieuses. Un tel code repose sur les principes de l’humanisme rationnel dans un monde caractérisé par un rétrécissement géographique et par une plus grande interdépendance politique et économique. On y trouvera aussi, en parallèle, une critique des codes moraux fondés sur des religions sectaires, qui n’ont pas été à la hauteur des attentes de l’humanité dans le passé. Pour nous, l’humanisme repose sur des notions d’idéalisme, de compassion et de tolérance, selon une vision vraiment humaine. Nous espérons apporter ainsi une contribution à cette entreprise toujours à recommencer de construire un meilleur monde pour l’humanité.»<br />
 (Rodrigue Tremblay)</p>
<p>«Le monde a besoin d’un nouveau code humaniste d’éthique globale. Rodrigue Tremblay défend avec éloquence cette forme d’humanisme rationnel. Nous devons travailler ensemble, recommande-t-il, si nous voulons contribuer à l’amélioration des conditions de vie sur la planète. Il met en avant dix principes fondamentaux dans le cadre d’un code global d’éthique pour nous y guider.»<br />
 (Paul Kurtz)</p>
<p>Table des matières<br />
 Chapitre 1   Dignité et égalité<br />
 Chapitre 2   Respect<br />
 Chapitre 3  Tolérance<br />
 Chapitre 4   Partage<br />
 Chapitre 5  Antiexploitation et antidomination<br />
 Chapitre 6   Raison<br />
 Chapitre 7   Environnement<br />
 Chapitre 8  Violence, guerre et paix<br />
 Chapitre 9   Démocratie<br />
 Chapitre 10   Éducation<br />
 Chapitre 11   La moralité dans le vécu de tous les jours<br />
 Conclusion   Pour un monde meilleur et plus moral<br />
 Annexe   Trois séries de commandements</p>
<p>L&#8217;ouvrage est accompagné d&#8217;une bibliographie et d&#8217;un index.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr />
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1258" title="rodriguetremblayn-b300" src="http://assohum.org/wp-content/uploads/2009/06/rodriguetremblayn-b300-287x300.jpg" alt="rodriguetremblayn-b300" width="287" height="300" /></p>
<p><strong>Auteur</strong> : Rodrigue Tremblay</p>
<p>Économiste, homme politique et humaniste, Rodrigue Tremblay est professeur émérite de l’université de Montréal où il enseigne l’économie depuis 1967. Au cours d’une carrière très active, il a notamment été ministre de l’Industrie et du Commerce dans le gouvernement du Québec, président de la North American Economics and Finance Association, aviseur à la Banque du Canada et président de la Société canadienne d’économique. Spécialiste de macroéconomique, de finances publiques et de finances internationales, il est l’auteur prolifique de nombreux ouvrages d’économie et de politique.</p>
<p align="right"><a href="http://assohum.org/en-vente/livres/le-code-pour-une-ethique-globale/">Pour acheter à notre boutique en-ligne<br />
 </a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Les leçons des dictatures athées</title>
		<link>http://assohum.org/2009/03/907/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 01:32:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Pion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles de fond]]></category>
		<category><![CDATA[athéisme]]></category>
		<category><![CDATA[dictatures]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Christopher Orlet Mon moment favori, lorsque j’assiste à un débat entre un athée et un défenseur de la foi, arrive immanquablement lorsque ce dernier, confronté aux contradictions et aux crimes commis aux noms des saintes écritures, abandonne ipso facto son identité religieuse et se met à professer une vague forme de déisme. Soudainement toute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Christopher Orlet</strong></p>
<p>Mon moment favori, lorsque j’assiste à un débat entre un athée et un défenseur de la foi, arrive immanquablement lorsque ce dernier, confronté aux contradictions et aux crimes commis aux noms des saintes écritures, abandonne ipso facto son identité  religieuse et se met à professer une vague forme de déisme. Soudainement toute allusion à la résurrection et au miraculeux disparait pour être supplanté par un vague fantôme céleste qui a créé l’univers en disant « go » et ensuite s’est désintéressé de son œuvre pour les prochains 13 milliards d’années.</p>
<p>Ce qui est moins amusant cependant est l’épisode où le participant chrétien en arrive à vouloir mettre les plus grandes atrocités du 20e siècle sur le dos de l’athéisme, ce qui, en ce qui me concerne, ne fait que démontrer son ignorance de l’histoire en général. Particulièrement lorsque qu’il essaie de mettre dans le même panier sanglant fascistes, nazis, communistes et autres dictateurs utopistes.</p>
<p>Même la lecture la plus sommaire de la littérature historique du 20e siècle montre le nombre effarant de catholiques et de protestants qui ont supportés activement des régimes ouvertement fascistes, ou quelquefois même des membres du clergé faisaient partie  du gouvernement. Si ce sont des exemples que vous voulez, il y a le PPI en Italie, l’Oustachie en Croatie, le catholicisme nationale dans l’Espagne de Franco, la garde de fer en Roumanie, les Rexistes en Belgique ainsi que les mouvements d’Antonio Salazar au Portugal, d’Engelbert Dollfuss en Autriche et de Josef Tito en Slovaquie, tous chrétiens, tous supporteurs avoués de gouvernements fascistes.</p>
<p>Pendant toute la deuxième guerre mondiale, c’était la politique du Vatican de participer activement à la destruction du « communisme athée » et de protéger les acquis du  catholicisme par tous les moyens, une approche qui rappelle le support implicite de plusieurs dictatures d’extrême-droite par les États-Unis durant la guerre froide. Rappelons également le silence quasi-total de Rome durant l’holocauste juif tant et ce aussi longtemps qu’Hitler pouvait être utile à la destruction de l’armée rouge. Cette politique s’est poursuivie après la fin de la guerre, lorsqu’à Rome le supporteur d’Hitler,  l’évêque Alois Hudal (un proche de Pie XII, selon Jakob Weinbacher, évêque auxiliaire de Vienne) a envoyé en douce des centaines de criminels de guerre nazis en Amérique du sud. Des criminels de guerre tel le leader de l’Oustachis Ante Pavelic (responsable de 700,000 morts) qui s’est retrouvé confortablement installé dans l’Argentine de Perón.</P></p>
<p>D’ailleurs pourquoi est-ce que Rome n’aurait pas supporté les nazis? À l’exception d’Hitler ils étaient principalement des catholiques pratiquants et des Luthériens. D’après le biographe de Klaus Barbie, il n’y avait pas de catholique plus dévot que le « boucher de Lyon ».</p>
<p>Mais qu’en était-il de <em>der Führer </em>lui-même?</p>
<p>Pour des raisons évidentes, les athées ne sont pas reconnus comme ceux qui invoquent le nom du seigneur dans leurs déclarations publiques. Pourtant on a de la difficulté à trouver un discours où Hitler n’en appelle pas à la divine providence :</p>
<p><em>Je suis convaincu que j’agis en tant que l’outil de notre créateur. En combattant les juifs je fais l’œuvre de notre seigneur  &#8211; Mon Combat (Mein kampf)</em></p>
<p><em>Les écoles laïques ne peuvent être tolérées parce que de telles écoles n’ont pas d’instructions religieuses et une instruction morale sans fondements religieux ne repose sur rien. Conséquemment toute éducation doit être basée sur la foi, nous avons besoin de croyants. &#8211;  Discours durant la négociation du concordat nazi-Vatican, 26 avril 1933</em></P></p>
<p><em>Je crois que c’était la volonté de Dieu qu’un jeune garçon soit envoyé au Reich et devienne le chef d’une nation – Discours du 9 avril 1938 à Vienne</em></p>
<p><em>Dieu a créé ce peuple et il a grandi selon sa volonté. Et selon notre volonté il perdurera et sera éternel. – discours du 31 juillet 1937, Breslau</em></p>
<p><em>Nous prions Dieu qu’il mène nos soldats sur le bon chemin et qu’il les bénisse. L’ordre du jour d’Hitler. 6 avril 1941, Berlin.</em> </p>
<p>Pie XII semble avoir considéré Hitler non comme un tyran athée mais comme un croisé. Tout comme la majorité du peuple allemand. Hitler pensait peut-être privément, comme Nietzsche, que la « moralité d’esclave judéo-chrétienne » était un cancer ayant infecté l’ouest, et devait être exterminé, ou à tout le moins transformé en une forme de « christianisme positif » qui mettrait l’emphase sur ses forces davantage que sur ses faiblesses, mais ce n’est pas la même chose que d’être athée. Hitler avait une conception d’un dieu nordique et fort. Les SS portaient fièrement le slogan « Dieu est avec nous » sur leurs boucles de ceintures.</p>
<p>Les despotes marxistes-léninistes sont d’une eau différente. Sans aucun doute Staline, Mao et Pol Pot étaient des sceptiques, mais s’il existe un lien entre le fait que le manque de croyances au surnaturel indique un penchant à commettre des atrocités on aura du mal à en trouver la preuve en se basant sur les actions de ces dictateurs.  Des pires massacres/génocides commis par des gouvernements au 20e siècle, quatre l’ont été par des états officiellement athées (La Chine communiste, l’URSS, le Vietnam du nord et les Khmers rouge au Cambodge) et six par des états qui ne l’étaient pas (l’Allemagne nazie, les nationalistes Chinois, la Turquie, le Japon impérial, la Pologne et le Pakistan<sup>1</sup> . Ces régimes ont plusieurs similitudes. Un nationalisme radical, la nécessité perçue du besoin d’éliminer « l’ennemi »  mais s’il y une chose qu’ils n’avaient pas en commun c’est l’athéisme. Pour comprendre les génocides communistes nous devons nous référer à leurs idéologies en commençant par Karl Marx.</p>
<p>Élevé dans une famille juive convertie à la religion Luthérienne, Karl Marx percevait la religion comme l’expression d’une réalité matérialiste qui encourageait l’injustice économique et était un des facteurs qui contribuait à garder les masses dociles, endormies et complaisantes. Perpétuant par le fait même le statut quo et empêchant la révolte du prolétariat. L’athéisme de Marx était une conséquence directe de ses théories économiques, qui tenait la religion, au départ une superstition inoffensive, pour un outil de contrôle des masses par la classe dirigeante. Une fois le nirvana socialiste atteint, la religion devait, comme l’état, mourir de sa belle mort. (Plus tard des dissensions éclatèrent entre ceux qui pensaient qu’il fallait laisser la religion mourir de mort naturelle et les autres qui étaient près à lui donner une petite poussée. Sans surprise, ce sont ces derniers qui l’emportèrent.) L’objection première de Staline envers la religion n’était pas tant les effets de la religion sur le peuple, que son influence sur celui-ci. Dans l’Union Soviétique de Staline, il n’y avait de la place que pour un seul patriarche.</></p>
<p>Dans son ouvrage «Socialisme et Religion», Lénine déclarait que « la religion est une sorte d’alcool spirituel.» Les Bolchéviques s’approprièrent cette approche, mais cette idée avait déjà été mis de l’avant durant la révolution française. En effet la nouvelle assemblée législative s’attacha à « déchristianiser » la France. Bien avant les communistes, l’assemblée vota la confiscation des biens de l’épiscopat, la légalisation des divorces et la fermeture des églises. Dans chacun des deux cas cela servit de prétexte pour s’approprier des biens et des terres (en France l’église était de loin le plus grand propriétaire terrien. Il taxait les récoltes, et avait le monopole du système d’éducation). Les révolutionnaires les plus radicaux, les hébertistes (nommées ainsi à cause de Jacques Hébert), établirent un culte de la raison, et durant une cérémonie nommèrent même une courtisane « déesse de la raison.» Plus tard lorsque l’église Catholique fut perçue comme contre révolutionnaire cela entraina un massacre sanglant (connu maintenant sous le vocable de massacre de septembre) durant lequel une foule en colère massacra  trois évêques (qui furent ensuite canonisés par Pie XI) et plus de 200 prêtres.</p>
<p> Les atrocités de la révolution française n’ont pas tant été causées par l’athéisme que par la haine envers l’ancien régime et sa proximité malsaine avec l’église. On peut aussi ajouter le désir de s’affranchir et la soif de justice avec le désir de s’approprier la richesse et les propriétés de l’église et d’anéantir ainsi le pouvoir du clergé. De même les atrocités commises par les communistes étaient la conséquence, non d’un athéisme à tout vent, mais d’une croyance fanatique dans les dictats du communisme qui requérait une vision collectiviste, l’anéantissement de toute dissidence et une haine irrationnelle des intellectuels et de la petite bourgeoisie.</p>
<p>Sous Staline on estime à 7 millions les morts durant la famine forcée de 1932-33 pour écraser le mouvement indépendantiste Ukrainien. Encore la, qu’a à voir l’athéisme avec ces morts?  L’argument simpliste qui consiste à prétendre que Staline était un athée et qu’il a  créé les conditions qui ont conduit à cette famine, donc que l’athéisme conduit forcément à la famine et au génocide ne tient pas la route. Apparemment une personne religieuse serait incapable d’une telle action. Hors l’histoire nous prouve le contraire.</p>
<p>Donc avant le règne de Lénine et sauf une très brève période durant la révolution française, tous les chefs d’états étaient religieux qu’ils soient Musulmans, Juifs ou Chrétiens ou, tel Hitler, des païens. La plupart se considéraient comme investi par la grâce divine ou de nature divine. Leur religion ou divinité quelle qu’elle soit, n’a pas eu beaucoup d’impact sur la fréquence des massacres, pogroms et génocides. Au palmarès historique des génocides les historiens s’entendent en général pour admettre que la population chinoise a diminué de moitié durant les 50 ans du règne des Mongols, de 120 millions d’habitants à 60 millions en 1300. De plus, près de la moitié de la population de la Russie et de la Hongrie sont morts durant les différentes invasions. Durant le siège d’un poste de traite Génois en Crimée, les Mongols Kiptchak mené par Jani Beg, catapultèrent des cadavres infestés par la peste dans la ville dans ce qui reste la première utilisation documentée d’une arme biologique. Les Génois retournèrent en Italie et amenèrent la peste avec eux. Dans les trois années qui suivirent on estime à 40 millions le nombre de morts sur le continent. Jani Beg était tout sauf un athée. Il a imposé de force l’Islam à tous ses sujets et se rendit visiter St-Alexis de Kiev pour guérir la cécité de son épouse (ce qu’il est réputé avoir fait). En fait tous les Mongols étaient religieux. Gengis Khan était un adepte du shamanisme et sa belle fille était chrétienne.</p>
<p>Les descriptions que nous avons des diplomates Européens contemporains du génocide Arménien (1915-1916) ont souligné que les massacres ont été perpétrés dans le contexte d’un jihad contre les Arméniens qui avaient osé s’élever contre les politiques du sultan et de l’empire Ottoman en exigeant des droits égaux et l’autonomie selon Andrew G. Bostom auteur de The Legacy of jihad . « La destruction, par l’empire Ottoman Turque du peuple Arménien à la fin du 19e siècle et au début du 20e, était un génocide et l’idéologie du  jihad a contribué de façon significative à la décennie qu’a duré ce long processus  de destruction humaine» selon Bostom. La plupart des historiens sont d’avis que le génocide était motivé à la fois par la haine raciale et la religion.</p>
<p>Au Rwanda où 90 pourcent de la population était chrétienne « de nombreux prêtres, pasteurs, religieuses, frères, catéchistes et des leaders Catholiques et protestants ont ouvertement supporté, participé ou organisé les massacres » selon Timothy Longman auteur d’une série d’essais intitulée In God&#8217;s Name: Genocide and Religion in the Twentieth Century (au nom de dieu; Génocide et religion au 20e siècle)  qui documente les motivations religieuses derrière les génocides Arméniens, Juifs, Rwandais et Bosniens. Entretemps Charles de Lespinay accuse le clergé Rwandais d’avoir été des « propagateurs de fausses informations qui ont sciemment entretenus un climat de peur, de méfiance et de haine ». Les hautes instances du clergé ont toujours refusé de condamner les meurtres (parlant à la place d’auto-défense ou de « double génocide »),  et ont même tenté de justifier les meurtres en masse en les justifiant comme une sorte de justice envers des préjudices passés. La conclusion de Lespinay est que « l’élite intellectuelle, éduquée par les missionnaires,  porte la responsabilité pleine et entière de  l’exacerbation des rivalités présentes ou passées ». En effet, non seulement la grande majorité du clergé Chrétien n’a rien fait pour empêcher le génocide mais l’occident « Chrétien » n’a rien fait non plus.</p>
<p>Lorsque Mao Zedong déclara la guerre à la religion, il y voyait la nécessité d’éradiquer  les anciennes traditions chinoises (Taôisme et Bouddhisme surtout) et étrangères. Comme dans la France d’avant la révolution et également en Russie, la religion avait été institutionnalisée avec l’empereur vénéré comme étant « le fils du ciel.» </p>
<p>C’est dans un monastère Bouddhiste et non dans les pages de Das Kapital  que le jeune Pol Pot a retenu la leçon de la suppression de l’individualité et de l’abandon des buts personnels qui est devenu le principal élément de son crédo politique. Plus tard il fréquenta une école catholique, apprit le français et malgré ses médiocres résultats scolaires, mérita une bourse pour étudier l’électronique à Paris. C’est dans la ville lumière qu’il fit la découverte du marxisme. En fuite du gouvernement Cambodgien à la solde des États-Unis, il alla se cacher dans le nord-est du Cambodge où il fut influencé par la tribu des Khmers qui ignoraient tout du Bouddhisme.  L’utopie « Khmerienne » de Pol Pot lui fit vider les villes, trucider en masse les intellectuels et la bourgeoisie, abolir la monnaie et les marchés, la propriété personnelle et les religions et instituer des communes rurales. On peut supposer que Pol Pot n’aurait pas causé tant de malheurs s’il était resté un bouddhiste. On peut aussi présumer que s’il était resté un simple radio électricien athée sans être exposé à la pensée marxiste il n’aurait sans doute pas fui dans la jungle cambodgienne et n’aurait jamais rencontré  les Khmers.  C’est surtout un sentiment anti-occident, anti-ville et pro-paysan qui motiva les Khmers rouges et non seulement l’athéisme qui n’était qu’un principe parmi d’autres.</p>
<p>Les pays communistes où le clergé n’avait pas coutume de frayer avec les gouvernements sont une autre histoire. La Pologne est l’exemple classique. Au lieu d’être perçue comme une alliée du pouvoir en place, la religion catholique devint un refuge et un bastion du nationalisme particulièrement durant la partition alors que l’état polonais fut morcelé par la Prusse protestante, la Russie orthodoxe et l’Autriche catholique. Lorsque la Pologne regagna son indépendance après la première guerre mondiale, l’église resta une entité séparée de l’état et un rempart durant l’occupation nazie. Lors de l’après-guerre Staline n’eut d’autre choix que de permettre au clergé catholique de conserver une influence (diminuée il est vrai) dans la société polonaise. Une erreur sans doute puisque le clergé catholique devint un des critiques les plus virulents du gouvernement communiste et contribua su déclin de l’influence soviétique. Ce n’est que dans des royaumes tels que la France d’avant la révolution et en Russie où le clergé était complice d’un pouvoir corrompu que celui-ci était considéré comme un ennemi mortel des masses.</p>
<p>On peut comparer la Pologne avec un autre état communiste, l’Albanie. Jusqu’à la fin de l’empire Ottoman l’Albanie était un sultanat sous le joug de pachas musulmans qui bénéficiaient de grandes propriétés ainsi que d’un pouvoir politique et administratif considérable.  Sous le joug communiste, l’Albanie devint la seule nation à bannir officiellement toute religion et aujourd’hui la majorité des Albanais se disent athées ou agnostiques, selon un rapport du gouvernement états-unien.</p>
<p>Sans doute qu’une des raisons pour laquelle les américains sont si dévots a à voir avec le principe de séparation de l’église et de l’état. Les citoyens lorsqu’ils désenchantent du gouvernement ont peu de raison de se retourner contre les églises. La leçon à retenir, toutefois, n’est pas que des dictateurs ont pu commettre des atrocités au nom de l’athéisme. Ce qu’il importe de retenir c’est que la meilleure et la plus sure façon d’éliminer la croyance religieuse aux États-Unis est de faire précisément ce que les fondamentalistes veulent c&#8217;est-à-dire institutionnaliser la religion.</p>
<p><em>Christopher Orlet est un essayiste et un critique littéraire.</em></p>
<p> Merci à Alain Bourgault pour l&#8217;aide à la traduction </p>
<p> <sup>1</sup><sub>Les purges des communistes par les nationalistes Chinois, etc. 10, 214,000 (1928-49). Le massacre de Nanking par l’armée Japonaise (1936-45), etc. 5,964,000. Le génocide Arménien par les Turcs (1909-18) 1,883,000. Le massacre des Polonais d’origine ethnique, 8 millions de gens ont fuit la Pologne  (1945-1948) 1,585,000. Les Hindous Pakistanais tués ou exilés de force au Pakistan (1958-87) 1,503,000. Ces chiffres proviennent de Death by Government de Rudolph J. Rummel, New Brunswick, N.J.: Transaction Publishers, 1994</sub></p>
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		<title>La Suisse bouge : des autobus athées helvètes depuis le 16 février !</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 13:56:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Virard</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Autobus athées]]></category>
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		<description><![CDATA[Similaire à la campagne britannique, une campagne suisse est menée par l’Association Suisse des Libres Penseurs (Freidenker-Vereinigung der Schweiz, Associazione Svizzera dei Liberi Pensatori)  qui récolte des fonds destinés à mettre sur pieds une campagne de publicité dans les bus ou par affiches en Confédération Helvétique avec le slogan &#8220;Dieu n&#8217;existe probablement pas. Cesse de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Similaire à la campagne britannique, une campagne suisse est menée par l’Association Suisse des Libres Penseurs (Freidenker-Vereinigung der Schweiz, Associazione Svizzera dei Liberi Pensatori)  qui récolte des fonds destinés à mettre sur pieds une campagne de publicité dans les bus ou par affiches en Confédération Helvétique avec le slogan &#8220;Dieu n&#8217;existe probablement pas. Cesse de t&#8217;en faire, profite de la vie et fais le bien.&#8221; (et l&#8217;équivalent dans les autres langues des états confédérés). La campagne porte le nom de &#8220;Publicité pour le désarmement religieux&#8221;</p>
<p>La campagne a commencé le 16 février 2009. L&#8217;objectif est de recueillir 100.000 Francs Suisses . Des sites pour récolter des fonds ont été créés.( www.profite-de-la-vie.ch , www.geniess-das-leben.ch , www.goditi-la-vita.ch )</p>
<p>Source :<a href="http://www.freidenker.ch" target="_blank"> http://www.freidenker.ch/</a></p>
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		<title>Les réactions à la campagne autobus athée</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 14:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Virard</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_886" class="wp-caption alignleft" style="width: 370px"><img src="http://assohum.org/wp-content/uploads/2009/03/autobus-athee-ligne-51-snowdon.jpg" alt="Autobus Athée montréalais - ligne 51 à Snowdon" title="Autobus Athée montréalais" width="360" height="240" class="size-full wp-image-886" /><p class="wp-caption-text">Autobus Athée montréalais - ligne 51 à Snowdon</p></div>
<p><script type="text/javascript" src="http://mediaplayer.yahoo.com/js"></script></p>
<p>Il y a maintenant une semaine que la campagne est commencée, le communiqué de presse a été envoyé aux médias mardi le 24 février à 7h du matin. La très grande majorité des courriels que j&#8217;ai reçus ont été positifs à l&#8217;exception de deux. Un premier qui m&#8217;annonçait que &#8220;Dieu est Amour&#8221; et un second qui était une lettre de menace (en anglais) comme quoi si nous persistions dans notre campagne de publicité, l&#8217;auteur allait nous trainer en cour par le moyen d&#8217;une action de classe. Dans les deux cas j&#8217;ai répondu aussi courtoisement que possible, y compris pour la seconde où j&#8217;ai conseillé à la personne qu&#8217;elle prennent contact avec le conseil des évêques de la Province pour l&#8217;aider dans sa démarche.</p>
<p>Dans la presse écrite, nous avons eu des chroniques positives un peu partout, en particulier dans La Presse (trois articles). A la radio et à la télévision( nous avons eu 7 ou 8 entrevues), nous avons eu le soutien avoué (en onde et hors d&#8217;onde) de plusieurs animateurs d&#8217;émission.</p>
<p>En date de lundi 2 février à  minuit nous avons obtenu 32 membres de plus. Les dons varient de 10 à 250$ et, à la différence de Toronto, nous n&#8217;avons pas obtenu de dons spectaculaires (Toronto a reçu un don de 19000$) mais la campagne ne fait que commencer.</p>
<p>Mise a jour du 3 février: c&#8217;était le GRAND JOUR ! Nous autobus sont sur la route (ligne 51 et 11) et j&#8217;en ai pris un en photo. Pour ce qui est des entrevues, ce fut LA journée! Nous avons fait 8 entrevues si j&#8217;ai bien compté (1 radio et 7 TV) soit autant que les premiers 6 jours.</p>
<p>Michel Pion:</p>
<p>- 98.5FM (en direct) cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter l&#8217;entrevue<br />
<a href="http://assohum.org/Media/MP3/Isabelle_Maréchal030309.mp3"></a></p>
<p>- CBC News (voir l&#8217;entrevue ci-dessous (en anglais))</p>
<p><object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/d9CL4TqEbi8&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/d9CL4TqEbi8&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
<p>- TV5 l&#8217;émission &#8220;Club social&#8221; diffusé le 26 mars 2009 (voir ci-dessous)</p>
<p><object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5_6MCIo7Iz0&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/5_6MCIo7Iz0&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
<p>Michel Virard:</p>
<p>
<p> Entrevue à la télé &#8211; TVA Richard Martineau le 26 février (Audio seulement &#8211; cliquez sur le lien plus bas pour entendre l&#8217;entrevue)</p>
<p><a href="http://assohum.org/Media/MP3/RichardMartineau022609.mp3"></a></p>
<p> Entrevue à la radio &#8211; Dutrizac le 26 février (cliquez sur le lien plus bas pour entendre l&#8217;entrevue)</p>
<p><a href="http://assohum.org/Media/MP3/Dutrizac022609.mp3"></a></p>
<p> Entrevue à la radio CBC Daybreak le 27 février 2009 (Cliquez sur le lien ci-dessous pour entendre l&#8217;entrevue (en anglais))</p>
<p><a href="http://assohum.org/Media/MP3/CBCRadioDaybreak032709.mp3"></a> </p>
<p> Entrevue à la radio &#8211; Première chaine de Radio-Canada le 28 février (cliquez sur le lien plus bas pour entendre l&#8217;entrevue)</p>
<p><a href="http://assohum.org/Media/MP3/RC_Samedi_02282009.mp3"></a></p>
<p>- TVA &#8211; JL Mongrain (en direct)</p>
<p>- TVA &#8211; Nouvelles</p>
<p>- Global &#8211; News (voir ci-dessous)</p>
<p> <object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/WeGEhlLnRhg&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/WeGEhlLnRhg&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
<p>- Radio- Canada Nouvelles télé (bulletin de 18h et 22h) tourné dehors (j&#8217;ai gelé!)</p>
<p>- Radio-Canada RDI (en direct)</p>
<p> Émission &#8220;Mise à jour&#8221; sur le canal Vox (communautaire) le 25 mars 2009 (voir plus bas)</p>
<p><object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dGXadTXP5SU&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/dGXadTXP5SU&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
<p> Finalement voici deux extrait de l&#8217;émission &#8220;Second Regard&#8221; diffusé le 26 mars 2009 intitulé &#8220;l&#8217;éveil des athées&#8221; à Radio-Canada. La première partie comprend une entrevue de Michel Virard et parle de notre campagne. La seconde partie est une entrevue avec André Comte-Sponville, &#8220;un athée de bonne foi&#8221; </p>
<p><object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/bo9KhQlZtQI&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/bo9KhQlZtQI&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
<p> <object width="500" height="405"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/J5TKRU8HLgU&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/J5TKRU8HLgU&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;color1=0x006699&#038;color2=0x54abd6&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="500" height="405"></embed></object></p>
<p> Une rare fausse note &#8211; d&#8217;une radio &#8220;populiste&#8221; de la région de Québec (cliquez ci-dessous pour entendre le commentaire.</p>
<p><a href="http://assohum.org/Media/MP3/CJMF93.mp3"></a></p>
<p> Et finalement une entrevue radio réalisé le 27 mars (vendredi saint) à la radio AM de CJAD (en anglais) à Montréal avec la participation de Michel Virard &#8211; Nick Spagos (CFI Montreal) et David Rand (MLQ) (cliquez ci-dessous pour entendre l&#8217;entrevue.) </p>
<p><a href="http://assohum.org/Media/MP3/CJAD-0410-2009.mp3"></a> </p>
<p>Michel Virard</p>
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