Selon des chercheurs, les enfants exposés à la religion ont plus de difficultés à distinguer le vrai du faux.

Selon des chercheurs, les enfants exposés à la religion ont plus de difficultés à distinguer le vrai du faux.

Ce qui suit est la traduction d’un article paru sur le site “The Raw Story” dont vous trouverez le lien ici vers l’orginal
Scott Eric KaufmanScott Eric Kaufman est titulaire de l’Internet Film School et écrit aussi pour Lawyers, Guns and Money. Il a obtenu un doctorat en littérature anglaise de l’Université de Californie, Irvine en 2008.

Une étude publiée dans le numéro de juillet de Cognitive Science (la science cognitive) est arrivé à la conclusion que les enfants qui ne sont pas exposés à la religion sont plus en mesure de percevoir que les personnages dans les histoires fantastiques sont fictifs, alors que les enfants élevés dans un environnement religieux ont davantage de difficultés et approchent les mêmes histoires fantastiques de manière plus “flexible”.

Dans un article intitulé “Judgments About Fact and Fiction by Children From Religious and Nonreligious Backgrounds,” (Jugements entre les faits et la fiction par les enfants de milieux religieux et non religieux) Kathleen Corriveau, Eva Chen et Paul Harris démontrent que les enfants ont généralement une « sensibilité aux éléments improbables ou magiques dans un récit» et peuvent déterminer si les personnages dans un récit sont réels ou fictifs en utilisant des références à des éléments fantastiques dans le récit, tel que des « voiles invisibles » ou « une épée qui vous protège du danger à chaque fois. »

Cependant, les enfants élevés dans des foyers où les récits religieux sont fréquemment racontés ne traitent pas ces récits avec le même scepticisme. Les auteurs présupposaient que ces enfants considéraient les récits religieux comme semblables à des contes de fées, jugeant les événements qui y sont décrits comme peu plausible ou magique et concluent que les protagonistes de ces récits ne font que « que faire semblant. »

Et pourtant, « cette prédiction s’est avérée incorrecte», car « soutenu par le témoignage approprié des adultes » dans les foyers religieux, les enfants vont concevoir le protagoniste dans ces récits comme une personne réelle, même si le récit narre des événements impossibles.

Les chercheurs ont sélectionnés soixante-six enfants entre les âges de cinq et six ans et leur ont posé des questions sur des histoires, certaines ont été tirées de contes de fées, d’autres de l’Ancien Testament, afin de déterminer si les enfants croyaient que les personnages de ces récits étaient réels ou fictifs.

« Les enfants ayant été exposés à la religion, via la fréquentation de l’église, des écoles religieuses, ou les deux ont identifiés les personnages des histoires religieuses comme ayant réellement existés», écrivent les auteurs. « En revanche, les enfants qui n’ont pas subis une telle exposition les jugeait être fictifs, de la même façon que les personnages dans les contes de fées. Mais les enfants exposés à la religion jugeaient également beaucoup de personnages dans les histoires fantastiques, même s’ils ne sont pas explicitement religieux, pour être tout aussi réel, l’équivalent d’être incapable de faire la différence entre le personnage de Mark Twain, Tom Sawyer et une biographie de la vie de George Washington ».

Cette conclusion contredit des études précédentes qui affirmaient que les enfants sont des « croyants nés », c’est-à-dire qu’ils possèdent « une crédulité naturelle envers les êtres extraordinaires avec des pouvoirs surhumains ». En effet, les enfants élevés dans un milieu laïque ont tendance à identifier les protagonistes des histoires religieuses de la même façon qu’ils ont répondu à ceux des histoires fantastiques, ils jugeaient que les personnages « faisaient semblant. »

Les chercheurs ont également déterminé que « l’enseignement religieux, en particulier l’exposition à des récits de miracles, conduit les enfants à une réceptivité plus générique vers l’impossible, c’est-à-dire une plus large acceptation que l’impossible peut arriver au mépris des relations causales ordinaires. »

Scott Kaufman

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