Benoît XVI: ce que les médias québécois n’osent pas dénoncer! – Benoît XVI accusé.

Benoît XVI: ce que les médias québécois n’osent pas dénoncer! – Benoît XVI accusé.

Normand Rousseau  est membre de l’Association humaniste du Québec. Romancier, nouvelliste et biographe, Il a une maîtrise en Sciences bibliques et une maîtrise en lettres de l’université d’Ottawa.

L’ auteur de ce texte a publié une trilogie sur la Bible: La Bible immorale, La Bible démasquée et Le Procès sur la Bible.

Alors que Benoît XVI présentait hypocritement ses excuses aux victimes des prêtres pédophiles et clamait la tolérance zéro de l’Église face à ce crime, il avait déjà mis sur pied un système de protection des prêtres pédophiles. On trouvera toutes les preuves nécessaires dans le livre du juriste international, défenseur de Salman Rusdhie, Geoffrey Robertson, L’Affaire Benoît XVI, comment le pape a organisé la protection des prêtres pédophiles. 300 pages de preuves  irréfutables! Voici comment ce système fonctionnait et fonctionne encore.

Aussitôt qu’une victime dénonçait un prêtre pédophile, l’Église piégeait le dénonciateur potentiel. Pas le Saint-Siège, mais le Saint-Piège. On l’assurait que le système judiciaire de l’Église, le droit canon, allait régler le problème à son entière satisfaction. Tout de suite, on imposait à la victime le serment pontifical qui l’engageait à garder le silence sur toute l’affaire sous la menace d’excommunication.

Le prêtre criminel avait l’obligation de confesser son crime ce qui lui assurait la protection du secret inviolable de la confession. Les enfants sont violables, mais pas le secret de la confession. À nouveau, on traitait l’affaire dans le plus grand secret. Tous les prêtres du tribunal religieux étaient tenus à garder le secret sous menace d’excommunication eux aussi.

Si le prêtre était trouvé coupable, il était transféré de diocèse et même de pays où il allait violer d’autres enfants. Aux États-Unis, le prêtre Walsh, trouvé coupable de pédophilie, protégé par Ratzinger, a été changé de diocèse neuf fois en quinze ans et a récidivé dans chaque diocèse. Ou on limitait le ministère du prêtre coupable. Au pire, on le défroquait ou encore plus rare, on l’excommuniait. Mais jamais on ne le livrait à la justice civile. C’est ici que réside le crime du pape: recel de criminels.

En 1997, le vicieux Maciel Degollado, fondateur des Légionnaires du Christ, trouvé coupable de bigamie et de pédophilie, a été protégé par Jean-Paul II et a connu une tranquille retraite sans faire face à la justice civile.

Malgré ses déclarations officielles, jamais Benoît XVI n’a obligé les évêques à livrer à la justice civile les prêtres coupables de pédophilie. Au Québec, a-t-on vu le cardinal Turcotte ou Ouellet ou tout autre évêque livrer à la police les pédophiles des pères Sainte-Croix ou tout autre prêtre ou religieux pédophiles?

Les prêtes qui ont fait de la prison, surtout en Angleterre, le doivent au courage et à la détermination de victimes qui les ont poursuivis devant les tribunaux civils. Parfois, l’Église a acheté le silence des victimes à coups de millions, surtout aux États-Unis.

Tous les cas de pédophilie devaient être référés à la Congrégation pour la défense de la foi dont le cardinal Ratzinger était le responsable. Sous le pontificat de Jean-Paul II, lui aussi coupable du même crime, Ratzinger a caché, a recelé de nombreux prêtres criminels.

Pourquoi les papes Jean-Paul II et Benoît XVI ont-ils protégé les prêtres criminels? Pour épargner à l’Église de verser des milliards en compensation aux victimes, pour éviter la honte de procès et de condamnations à la prison pour des centaines de prêtres pour ne pas dire des milliers et enfin pour éviter à l’Église et à ses fidèles les souffrances d’un tel scandale. La manoeuvre a réussi en partie. L’Église croit que le pire est passé, mais c’est le contraire, le pire est à venir avec les 2000 femmes de prêtres, aux États-Unis, qui réclament des reconnaissances de paternité, et les prêtres africains qui ont violé des religieuses parce qu’elles n’avaient pas le sida. Comme d’habitude, les prêtres s’en sont tiré les pattes blanches tandis que les religieuses enceintes ont été chassées de leur communauté et jetées à la rue. Autres crimes commis sous la responsabilité des deux derniers papes qui n’ont jamais sévi contre ces prêtres violeurs.

Le crime du viol des enfants est reconnu par l’ONU comme un crime contre l’humanité. Pour avoir protégé des prêtres coupables de ce crime, Benoît XVI, cardinal et pape, est coupable et complice de ce crime. En foi de quoi, nous sommes autorisés à le mettre en accusation de crime contre l’humanité.

Dans quelques jours, après sa démission, il ne jouira plus de son immunité papale, ce sera le moment de l’arrêter et de lui faire un procès.

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