Décès d’un pilier de l’humanisme moderne – Paul Kurtz

Décès d’un pilier de l’humanisme moderne – Paul Kurtz

 

Paul Kurtz, professeur de philosophie à l’Université de l’état de New-York à Buffalo est décédé à 86 ans. C’était un des piliers de l’Humanisme moderne. Il fut l’auteur avec Edwin Wilson du second manifeste humaniste (1973), considérant que le premier (1933) n’avait pas pris suffisamment en compte les méfaits des idéologies dogmatiques autre que les religions (nazisme, communisme).

Bernard Cloutier et moi-même avions rencontré Paul Kurtz lors du congrès humaniste de 2005 (for a New Enlightenement). Bernard avait même envisagé une coopération importante avec lui. Bernard avait été fortement impressionné, à juste titre, par les réalisations de Paul Kurtz et je n’ai pas de doute que, s’il y a aujourd’hui un Centre humaniste à Montréal, c’est certainement en partie suite à l’influence de Paul.

Je viens de voir avec plaisir qu’au moins un de ses livres a été traduit en français:

Le Fruit défendu. Pour une éthique laïque, H&O éditions, 2011, ISBN 978-2-84547-220-4

Il fait partie des classiques humanistes maintenant et c’est le premier livre de Kurtz que j’ai lu (Forbidden Fruit, The Ethics of Secular Humanism). A noter encore cette confusion déplorable chez les traducteurs francophones à confondre laïcité et humanisme. On n’a pas fini…

Michel Virard

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