Commentaires sur l’allocution de Marc Ouellet, primat du Canada

Commentaires sur l’allocution de Marc Ouellet, primat du Canada

Commentaires sur l’allocution du Primat de l’Église canadienne aux médecins catholiques publiée le 5 mai 2010 sur le site « enlignetoi.com », portail catholique et œcuménique d’information.

http://www.toujoursenligne.com/27337-allocution-du-primat-de-lEglise-canadienne-aux-medecins-catholiques

Marc Ouellet, cardinal, archevêque de Québec et Primat du Canada, est certainement autorisé à parler au nom de l’Église catholique. Son allocution est donc clairement un énoncé de position « officielle » sur, principalement, deux sujets de bioéthique. M. Ouellet reprend les positions connues de l’Église sur l’avortement et sur l’euthanasie.

Pour les humanistes athées dont je me réclame, le document présente surtout un échantillonnage intéressant des arguments utilisés par le haut clergé catholique pour justifier sa vision misogyne, morbide et infantilisante des humains. Les procédés utilisés ne sont pas à l’honneur d’une religion qui prétend être dépositaire du Bien et du Vrai. Je me contenterai de passer en revue les principaux sophismes de cette allocution en laissant de coté toute la rhétorique purement religieuse. Nous ne parlerons donc pas de Dieu, dont je ne sais objectivement rien, mais de ce que nous savons réellement des êtres humains aujourd’hui et non à l’époque de Saint Thomas d’Aquin (1224-1274).

1) L’affirmation contraire aux faits connus (de tous ceux qui se donnent la peine de lire…).

« … la Bible interdit toute décision unilatérale du coté humain visant à supprimer la vie d’autrui, où à l’abréger, ou bien à porter atteinte à sa propre vie, car aucun être humain n’est l’arbitre ultime de la vie. » Marc Ouellet.

Dommage, cher Monsieur Ouellet, mais il vous faudra repasser votre examen d’Histoire Sainte en collant d’un peu plus près au texte de la Bible. Vous devriez savoir que la Bible, c’est à dire l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, regorge d’injonctions violentes et de massacres présentés comme des modèles de conduite. Normand Rousseau, Maître es Sciences religieuses, s’est donné la peine de relever les immoralités manifestes enseignées par la Bible et cela a donné un catalogue imposant : son livre, « La Bible immorale » pèse 564 pages. Parmi ces immoralités, ce ne sont pas les incitations au meurtre qui manquent. Juste un exemple parmi des dizaines : Moïse s’en prend aux Madianites « Eh bien maintenant, tuez tous les garçons, de même que toutes les femmes qui ont été mariées. Mais vous pouvez garder pour vous toutes les filles encore vierges. » (ref. Nb-31/17 & 18). Si ça ce n’est pas une décision unilatérale visant à supprimer la vie d’autrui, et bien dites-nous ce que c’est, on est curieux de savoir.

Mais, soyons charitable, Monsieur Ouellet, trahi pas sa fougue épiscopale, a pu faire un lapsus et il aurait dit « Bible » en pensant seulement au « Nouveau Testament ». Cela suffirait-il à exonérer Monsieur Ouellet ?  Hélas, non!

S’il suffisait d’escamoter l’Ancien Testament pour se refaire une virginité, on peut présumer que l’Église romaine l’aurait fait depuis longtemps. Malheureusement, même si le personnage  de Jésus-Christ est une amélioration considérable sur ses prédécesseurs bibliques,  il reste encore beaucoup à faire avant que lui et ses acolytes soient des références pour des humains du XXIe siècle. Des exemples ? Saint Paul n’en est pas avare : « Ils connaissent bien le jugement de Dieu : ceux qui se conduisent de cette manière méritent la mort. » (Rom. 1/32). On appréciera en passant la « tolérance » de Saint Paul. « Je vous l’ai dit et je le répète maintenant : si quelqu’un vous annonce une Bonne Nouvelle différente de celle que vous avez reçue, qu’il soit maudit » (Gal. 1/9). Peut-être pensez-vous que « maudit » ce n’est pas si terrible. En fait il s’agit de la traduction française du mot grec anathèma. Or cet « anathèma » n’est pas une simple menace, dépendant du contexte, il peut s’agir bel et bien d’une injonction pour « détruire » ce qui est « maudit », tout comme les offrandes aux dieux qui devaient être détruites complètement, sans aucune possibilité de récupération. Or ce terme anathème figure 15 fois dans l’Ancien Testament et 5 fois dans le Nouveau[i]. Sans aller plus loin, il est certain que la destruction d’une vie humaine en dehors de la tribu, pour l’Ancien Testament, ou en dehors du groupe des coreligionnaires, pour le Nouveau Testament, n’est nullement exclue. Le « Tu ne tueras point » reste éminemment sélectif et cela est confirmé par les interprétations qu’en ont fait les divers croisés et inquisiteurs au cours des âges qui ne se sont pas gênés pour massacrer au nom du livre saint.

Vouloir faire dire à la Bible le contraire de ce qu’elle dit trahit bien la faiblesse de la position de l’Église romaine aussi bien sur l’avortement que sur les diverses options relatives à l’euthanasie.

 

2) la confusion érigée en principe

 

« Le respect de la vie à toutes les phases de son développement apparaît comme le principe et le fondement de l’ordre moral de la société » Marc Ouellet

A plusieurs endroits de son allocution, Marc Ouellet passe de la défense de la vie à la défense de la personne et vice-versa, les considérant apparemment comme une seule et même chose. Le respect de la vie du bacille de la peste n’inspirant pas une grande compassion chez la plupart des humains, je présume donc que Marc Ouellet veut dire respect de la vie humaine et non de toutes les formes du vivant.

Cependant, la personne et la vie humaine restent deux concepts suffisamment différents pour qu’on s’inquiète de cette imprécision aux conséquences potentiellement dramatiques. Tout d’abord, la notion de « dignité humaine » se conçoit en référence à la personne, pas nécessairement en référence à la vie humaine. Le débranchement de Terri Schiavo, en 2005, de son système artificiel de maintien en vie a illustré clairement cette différence. Un corps vivant mais où il n’y a manifestement plus « personne » ne peut prétendre à la dignité d’une personne, seulement à celle d’une enveloppe humaine vide, ce qui n’est pas du même ordre. Marc Ouellet entretient donc volontairement une confusion regrettable entre vie humaine et personne, ce qui obscurcit le débat.

 

 

3) Le faux choix binaire (paralogisme du faux dilemme).

 

Pour la dignité de la personne humaine, M. Ouellet ne distingue que deux possibilités de début d’existence, à la naissance ou à la conception. En reprenant la position vaticane de 1987, « la dignité de la personne humaine est la même à toutes les phases de son développement », il affirme donc haut et fort qu’un blastocyste (embryon à son tout début) fait de quelques cellules indifférenciées, sans capacité aucune de fonctionnement cérébral, devrait disposer de droits similaires à ceux d’un être humain vivant, conscient, pensant, souffrant et porteur d’un vécu. Pourtant, les législations occidentales sur l’avortement limitent généralement l’avortement sur simple demande aux seules 10 ou 12 premières semaines, alors que l’embryon n’a pas de capacité neuronale fonctionnelle. Or cet aspect des étapes intermédiaires du passage progressif de l’œuf fécondé au bébé viable est complètement évacué du discours de M. Ouellet qui, en forçant un choix binaire complètement artificiel, s’assure de faire oublier que, même au très libéral Québec, une interruption volontaire de grossesse (par opposition à une interruption médicale) n’est, en fait, pas disponible au troisième trimestre de grossesse.

M. Ouellet affirme sans sourciller que « La réalité de l’être humain, tout au long de son existence, avant et après la naissance, ne permet d’affirmer ni un changement de nature ni une gradation de la valeur morale, car il possède une pleine qualification anthropologique et éthique. ». Plus loin il affirme « Il est reconnu scientifiquement que l’être humain dispose dès sa conception d’un capital génétique unique et complet qui va se développer dans une ligne de continuité et de croissance. La personne adulte qui a parcouru toutes les phases du développement humain est la même personne qui a commencé par être un organisme microscopique dans le sein maternel. »

M. Ouellet entend jouer sur deux tableaux : celui de la permanence de la personne et sur celui de la continuité du capital génétique unique et complet, pour démontrer la valeur morale de l’embryon à t=0. Cependant ce raisonnement se heurte à des obstacles insurmontables.

D’abord, si la continuité du capital génétique est bien réelle, ce capital n’est pas forcément unique (cas des jumeaux identiques) et il n’est donc pas toujours possible de faire coïncider chaque personne avec un capital génétique unique. De plus cette continuité du capital génétique n’est pas garantie au tout début du développement (deux premières semaines). Deux blastocystes hétérozygotes, normalement destinés à produire des jumeaux fraternels (non identiques), peuvent fusionner et produire un seul embryon, tout à fait viable, qui sera de nature chimérique et possiblement avec un capital génétique issu de plus que de deux parents. Si la « personne » du blastocyste original est une réalité (M. Ouellet prend bien soin de ne pas parler « d’âme », ce qui est nouveau) on se demande bien ce qu’il advient de celle-ci au moment d’une division de blastocystes (cas des jumeaux identiques) ou au moment d’une fusion de deux blastocystes (cas de l’individu chimérique). Ces particularités de l’embryogenèse humaine excluent l’hypothèse d’une « personnalité » unique et inséparable de l’embryon dès la conception. La réalité, fort simple, c’est qu’il n’existe pas de support physique à une prétendue « personnalité » de l’embryon. Les cellules indifférenciées du blastocyste n’ont pas plus de « personnalité », ou de « spiritualité » si on veut utiliser ce terme, que celles que l’individu perdra régulièrement au cours de sa vie et qui, elles aussi, auront exactement le même capital génétique. Cette absence de support physique pour une « personne » se continue aussi à la période suivante du développement et c’est seulement après l’apparition de réseaux neuronaux fonctionnels qu’on pourrait parler d’une éventuelle personnalité pour un fœtus. C’est aussi pour cette raison que l’avortement sur demande les premiers trois mois d’une grossesse a fini par être considéré comme allant de soi dans la plupart des nations occidentales émancipées de leur église nationale. Un fœtus de moins de trois mois ne peut tout simplement pas être considéré comme une personne. Je concède que cela laisse les questions d’avortements tardifs en suspens et l’Église catholique aurait pu contribuer au débat sur les choix difficiles à faire dans ces cas réellement délicats si elle ne s’était pas d’abord totalement discréditée par une position intenable sur l’avortement en début de grossesse. La décision du Vatican de prohiber toute forme d’avortement volontaire ne peut pourtant pas s’appuyer sur aucun verset explicite dans tous les évangiles et cela malgré les prétentions des auteurs du site

http://www.xn--vangile-9xa.com/versets-bibliques/avortement.html

qui s’imaginent justifier cette prohibition avec des versets qui n’ont manifestement rien à voir avec l’avortement.

4)  Imposer aux autres des souffrances inutiles

« Toutes ces considérations nous aident à comprendre l’exigence du respect de la vie à toutes les phases de son développement, de la conception à la sépulture. Elles justifient par conséquent qu’en fin de vie, on pratique des soins palliatifs de qualité au lieu d’éliminer les patients qui souffrent, car ils peuvent continuer à grandir jusque dans l’extrême faiblesse. » Marc Ouellet.

Il faut le voir écrit pour le croire. On se demande quel genre de croissance Marc Ouellet avait en tête lorsqu’il écrit la dernière phrase ci-dessus. La croissance des plaques amyloïdes des patients affligés de la maladie d’Alzheimer ? En phase terminale, ces patients cessent de répondre à tout stimulus : leur système nerveux a cessé de fonctionner. Y-a-t-il encore une « personne » à bord ? Difficile de répondre mais il existe une grande diversité de cas de figure en fin de vie et établir, a priori, que l’on ne doit jamais intervenir et cela dans tous les cas, c’est se condamner soi-même à une forme de  cruauté. Là aussi, on aurait pu espérer une position réellement basée sur la compassion et non sur un dogmatisme affolant. Bien sûr que les soins palliatifs doivent être de qualité. Personne, absolument personne n’a jamais demandé qu’ils soient revus à la baisse. Là où le suicide assisté est disponible, on a constaté qu’une infime minorité des patients en phase terminale s’en prévalait. On n’a pas constaté non plus une augmentation des crimes autour de ces cas non plus qu’une augmentation des suicides dans la population en général.

Si Marc Ouellet se retrouve jamais comme patient aux soins palliatifs, avec des douleurs abominables et incontrôlables, je ne lui souhaite pas de se faire soigner par des médecins catholiques strictement adeptes de sa théorie : je ne serai pas assez cruel pour lui demander s’il se sentira « grandi » par l’expérience. Si Marc Ouellet désire souffrir jusqu’au bout de son agonie, je lui en laisse volontiers le loisir mais qu’il ne vienne pas me dire qu’il m’interdit de demander à mon médecin d’abréger mes propres souffrances et cela au nom de ses croyances à lui. Cette arrogance est totalement inacceptable.

5) L’argument visant un mannequin de paille plutôt que l’adversaire réel.

« Rappelons de nouveau l’anthropologie qui fonde les droits humains. C’est la qualité ontologique de la personne et son lien sacré avec Dieu qui proscrit toute violation de son droit à la vie, au respect, à une existence décente, à la liberté de conscience et de religion, etc.  Enlevez cette référence transcendante et cette inviolabilité ontologique et il ne reste plus que le pouvoir du plus fort pour imposer un ordre social qui sera alors à l’image du surhomme dans la vision de Nietzsche : insensible aux êtres les plus fragiles et à la misère des pauvres, ce pouvoir sera appâté finalement par l’argent et n’aura que mépris pour les vertus chrétiennes d’humilité et de compassion. » Marc Ouellet.

Laissons de coté l’humilité toute relative du cardinal et sa compassion douteuse pour les personnes en fin de vie et observons plutôt la méthode de son argumentation : quelles sont les sociétés occidentales actuelles qui se réclament de Nietzsche ? A ma connaissance, aucune. Bien au contraire, les démocraties occidentales ont renié toutes prétentions à promouvoir un quelconque surhomme. De tous les régimes qui se sont succédés sur la planète, ce sont ces démocraties qui ont intégré le plus le souci de protéger les êtres les plus fragiles. Ce sont, et de très loin, les régimes qui ont démontré le plus de compassion aussi bien envers leurs citoyens qu’envers les humains hors de leurs frontières. Alors Marc Ouellet parle de qui au juste ? Et bien il parle d’un homme de paille plus facile à vaincre que son adversaire réel. En présentant Nietzsche comme une sorte d’inspirateur des tenants de l’avortement et de l’arrêt des souffrances de fin de vie, il s’assure à bon compte un capital de sympathie chez tous ceux qui associent, et avec quelques raisons, Nietzsche aux régimes totalitaires. Seulement voilà, les démocraties qui ont mis en place des législations permettant l’avortement et celles, encore trop peu nombreuses, permettant d’abréger les souffrances de fin de vie, sont effectivement aux antipodes de la pensée nietzschéenne. De fait, Nietzsche les aurait certainement eu en parfait mépris : « L’intérêt du gouvernement dans son rôle de tutelle et l’intérêt de la religion vont si bien la main dans la main que, dès le moment où cette dernière amorce son déclin, les fondements de l’état sont ébranlés du même coup. La croyance à un ordre divin des choses politiques, à un mystère dans l’existence de l’état, est d’origine religieuse : que la religion disparaisse, et l’État y perdra inévitablement son antique voile d’Isis, cessera d’inspirer la vénération. La souveraineté du peuple, vue de près, servira à dissiper aussi les derniers restes de magie et de superstition dans ce domaine de sentiments ; la démocratie moderne sera la forme historique de la décadence de l’état. » Friedrich Nietzsche, Humain, trop Humain I, Section VIII, Paragraph 472

Nietzsche s’est royalement trompé sur l’avenir de la démocratie, laquelle est devenue, malgré son absence de « magie », non seulement le régime politique le plus désiré de la planète mais celui qui a réussit à imposer sa puissance face à tous les totalitarismes, anciens et nouveaux. Autrement dit, les états démocratiques sont tout le contraire de sa prédiction. La manœuvre de Marc Ouellet est donc fondamentalement malhonnête : Nietzsche n’avait rien à faire dans cette argumentation et il l’a utilisé simplement pour tenter de ternir ses adversaires.

6) Prétendre que ce que l’on déteste n’existe pas.

 

« On constate tristement l’absence d’une norme éthique claire, universellement admise et respectée, qui garantirait l’ordre social et donc un vivre ensemble dans l’égalité des droits et la liberté pour tous. » Marc Ouellet

Bien sûr qu’elle existe cette norme ! Mais elle déplait tellement à Marc Ouellet qu’il prétend qu’elle n’existe pas. Cette norme est évidemment l’ensemble des droits de la personne, en progrès constant depuis les Lumières, et qui ont le grave défaut, pour la puissante Église romaine, de s’être développés parfois à coté des normes religieuses mais souvent en opposition à ces normes. Ces droits sont clairs, universellement admis et respectés et garantissent l’ordre social dans les démocraties, lesquelles assurent mieux que tout autre régime, théocraties comprises, l’égalité des droits et la liberté pour tous.  Ces droits sont issus du travail de penseurs humanistes à qui nous devons infiniment plus qu’à tous les saints du calendrier. Marc Ouellet a bien de la chance de vivre dans une de ces démocraties qui lui laisse l’entière liberté de prêcher sa vision moyenâgeuse de la condition humaine.

Michel Virard

 


[i] (Nb. 21/1 ; Dt. 7/26, 13/17 ; Jos. 6/7 , 7/1, 11s ; Jg.1/17 , 16/23 ; Za. 14/11; Mal.4/6 ; Rom.9/2 ; I Cor.12/3, 16/26 ; Gal.1/8, 9.)

6 Réponsesà “Commentaires sur l’allocution de Marc Ouellet, primat du Canada”

  1. BDNf dit :

    Il est reconnu scientifiquement que l’être humain dispose dès sa conception d’un capital génétique unique et complet

    J’éprouve soudainement un certain regret à m’être débarrassé de quelques phanères auxquels s’accrochaient en désespoir de cause un nombre restreint de cellules complètes…

    D’abord, si la continuité du capital génétique est bien réelle

    Cela dépend. Si le bon cardinal entend par là qu’en plus d’être unique, le capital génétique d’un être humain demeure inchangé pendant sa croissance, pas besoin de chercher très loin pour trouver nombre de maladies causées par des mutations dans un certain nombre de cellules…

  2. Michel Pion dit :

    Bravo Michel pour cette réponse comme d’habitude très articulé et complète dans son argumentation.

    J’ai été faire un tour sur le site enlignetoi.com, je n’ai pas été capable d’endurer cela plus de cinq minutes, j’ai eu trop peur que mon cerveau explose! Quelle ramassis d’âneries, de bêtises et de suffisances!

  3. Michel Virard dit :

    Suite à une remarque fort judicieuse de Bruno Dubuc, j’ai changé le virus de la poliomyélite pour le bacille de la peste. Pourquoi? Parce qu’il est contestable que les virus soient considérés comme de véritables êtres vivants.
    Michel Virard

  4. Dagmar Gontard-Zelinkova dit :

    Sublime! Étant altruiste, je dissémine… je partage cette “petite pièce” avec d’autres personnes…
    Dagmar

  5. Gabriel Bluteau dit :

    SOYONS PRO-CHOIX et PRO-VIE !
    Le droit de la femme de préserver son intégrité corporelle et de disposer de son corps est fondamental. En tout temps, une femme doit avoir la possibilité d’interrompre volontairement une grossesse.
    Et le droit à la vie de tout être vivant arrivé à maturité doit être une valeur partagée par chaque être humain. Un fœtus suffisamment développé pour survivre à un accouchement prématuré, sans séquelles et sans support médical, mérite de vivre.
    Forcer une mère, qui ne veut pas accoucher, à porter son bébé jusqu’à terme, met la santé de l’enfant en danger. Une mère ne souhaitant pas garder un enfant jusqu’à la naissance normale émet des toxines dues au stress, au rejet mental, à l’angoisse et à la culpabilité, qui vont endommager pour toujours la santé du bébé. Cet état se trouve souvent renforcé par des compensations au mal-être dû à cette grossesse non souhaitée, comme la drogue, le tabac ou l’alcool.
    Ainsi, l’avortement doit pouvoir être pratiqué jusqu’à ce que le fœtus soit capable de survivre par lui-même, sans aucun soutien thérapeutique ou équipement médical. Parallèlement, il faut que les femmes qui ne souhaitent pas garder un enfant après ce délai puissent être informées des modalités pour accoucher prématurément et confier anonymes le bébé capable de survivre seul, à des institutions appropriées qui peuvent trouver des parents adoptifs.
    Ainsi les droits de l’enfant et de la mère sont tous deux respectés. – rael.org

  6. Irène Durand dit :

    Je félicite et remercie Michel Virard d,avoir écrit ce texte intelligent et bien documenté. J’aime bien le bacille de la peste.